Avant France – Afrique du Sud : Jonathan Clauss, une semaine de découverte, un après-midi pour (déjà) tout changer

Ils étaient tous les deux là pour la même raison. Mais le contraste était saisissant. A deux jours du deuxième match amical de l’équipe de France contre l’Afrique du Sud, Jonathan Clauss et Christopher Nkunku se sont présentés ensemble devant la presse dimanche, précisément pour exprimer leurs sentiments après avoir été honorés, l’un et l’autre, une première sélection en Bleu contre la Côte d’Ivoire (2-1).

Pour les Lensois, en revanche, le moment a semblé un peu plus douloureux. Son parcours est atypique et sa trajectoire bien moins linéaire que celle du Leipzig gâté, jeune, formé au Paris Saint-Germain et passé par les Espoirs. Habitué, dans le Nord, à des conférences de presse plus familières, Clauss a cette fois fait face à un tout autre exercice. Parce que rien n’est comparable à tout ce qui concerne l’équipe de France, y compris le jeu des questions-réponses.

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Sans surprise, alors, les siens étaient parfois hésitants. Le piston a découvert ce nouveau monde il y a tout juste une semaine et le temps de la digestion n’est pas encore terminé. Alors qu’il évoluait encore dans l’arène amateur il y a cinq ans, le strasbourgeois sortait du moule dans lequel sont coulés tous les talents de plus en plus précoces qui ornent l’équipe de France.

Stressé, même pendant le bizutage

A 29 ans, il lui apprend. “Avec une semaine de préparation et d’intégration, aujourd’hui je suis beaucoup plus libéré.il admit. Je suis moins nerveuse et moins stressée même si j’apprends encore, sur le terrain mais aussi à l’extérieur avec la vie de groupe..”

Ce n’est donc pas un hasard s’il a évoqué à plusieurs reprises le trouble psychologique provoqué par cette promotion inhabituelle et la découverte de l’élite. Habituellement, le sujet est assez tabou. Pour d’autres joueurs destinés, très jeunes, à porter le maillot bleu, c’est même parfois totalement exclu. Ce fut par exemple le cas d’Aurélien Tchouaméni, qui a succédé à ses collègues devant les micros, et si bien préparé à ce contexte qu’il a donné l’impression d’être là depuis dix ans.

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Clauss, est toujours là”rassembler“toutes les actualités. Des plus symboliques aux plus significatives. Lundi, il a découvert le Château de Clairefontaine avec des yeux d’enfant, il a pris soin de déplier, admirer et plier un à un les survêtements qui lui ont été remis, et a appréhendé chaque instant au mieux de ses capacités. Même lorsqu’il a dû exécuter la “classe Avec” de Corneille devant tous ses coéquipiers, comme un bizutage.”j’étais hyper stresséil a souri. Je n’ai pas l’habitude. Moins il y a de monde, plus c’est compliqué…”.

Briser les petits verrous psychologiques

Vendredi, face à la Côte d’Ivoire, Didier Deschamps a donné une nouvelle dimension à sa semaine très particulière en le jetant dans le grand bain pendant quelques minutes. “Il sera enregistré à vie.Clauss se réjouit. Mais il y a eu tellement de bons moments ces derniers jours… Je veux tous les garder..” Le moment, apparemment symbolique, était en réalité capital.

C’est un peu comme des petits cadenas que l’on ouvre sur le plan psychologique.a expliqué le joueur de 29 ans. Il y a des étapes à suivre et le premier jeu en fait partie. À partir de maintenant, ce sont des choses que je peux laisser derrière moi. Je suis peut-être 1% plus fort psychologiquement. Je ne vais pas aborder un autre match comme celui de vendredi.Ça tombe bien : les Lensois ont de bonnes chances de s’imposer mardi pour le deuxième match face à l’Afrique du Sud.

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Et contrairement à d’autres jeunes joueurs qui sont encore en phase de découverte en bleu, Clauss pourrait rapidement avoir un gros rôle à jouer dans le 3-4-3 de Didier Deschamps. Habitué au rôle de piston, contrairement à Coman, le quatrième meilleur passeur de Ligue 1 a tout à gagner. S’il est bien aligné, ses performances seront particulièrement scrutées. “Cela me fait peur ? Non…, répondit-il avec hésitation. La peur est un grand mot. Mais évidemment, nous ne savons pas vraiment dans quel monde nous serons ensuite..”

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