ce qu’il faut retenir de la prestation des Lions à Kinshasa

Le match contre la RD Congo rappellera sûrement les bons souvenirs de la victoire et de la qualification héroïque obtenue pour la Coupe du monde 2018 en Côte d’Ivoire. Mais la rencontre de ce vendredi était loin d’offrir les mêmes émotions. Malgré le match nul (1-1) au stade des Martyrs, les Lions de l’Atlas ont manqué de tout.

Les Lions de l’Atlas étaient attendus ce vendredi, deux mois après le fiasco de la CAN 2021. Mais en oubliant l’élimination face à l’Egypte en quart de finale et en se concentrant sur les barrages de la Coupe du monde : il est plus facile de dire quoi faire.

La pire moitié de l’ère halilhodzique

Surpris par l’intensité du match, Vahid Halilhodzic et ses joueurs ont mis du temps à comprendre que les Congolais jouaient le match de leur vie. Sur le terrain, les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont eu du mal à échanger, prenant le temps de se repérer.

En décidant de lancer un 3-5-2 (à la Conte) aussi prudent qu’inconvenant face à la RDC, Vahid Halilhodzic a fait une belle boulette, lui qui a disputé la quasi-totalité des derniers matches en 4-4-2. Avec cette organisation, manipulée en quelques entraînements, l’équipe semblait totalement perdue.

Durant la première mi-temps, l’équipe marocaine n’a jamais été dangereuse et n’a pas mérité d’en profiter. Hormis deux corners tirés dans les dix premières minutes de jeu, il n’y avait pas grand-chose à manger.

Ce sont pourtant les Léopards qui ont eu la première vraie occasion, transformée en but par Yoane Wiss. Ce dernier a ouvert le score à la 12e minute d’un tir déséquilibré à l’extérieur de la surface qui a rattrapé Romain Saiss et Yassine Bounou. Il allait même répliquer le 29, profitant d’un déclin du régime marocain.

A la pause, les Lions menaient (1-0), rien à redire et les statistiques n’encourageaient pas la confiance.

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Les Lions et les penaltys, une mauvaise séquence

Face à la République démocratique du Congo, Ryan Mmaee a raté un penalty qui aurait pu permettre au Maroc d’égaliser. Un échec de plus en plus fréquent à l’exercice ces dernières années.

On a joué la 54e minute du match quand l’attaquant du club hongrois, Ferencvaros, se précipite pour marquer son penalty et envoie le ballon dans le ciel kinois. Un geste qui laisse une désagréable impression de déjà-vu.

On se souvient tous du fameux penalty raté par Hakim Ziyech contre le Bénin, en 8e de finale de la CAN 2019 en Égypte. L’actuelle star de Chelsea a pourtant eu l’occasion de qualifier le Maroc pour les quarts de finale dans la dernière minute de la seconde mi-temps (93e).

En janvier dernier, Youssef En-Nesyri avait fait de même contre les Comores, lors de la deuxième journée de la phase de poules de la dernière CAN au Cameroun. Mais, heureusement, cet échec n’avait pas influencé le score final : 2-0 pour les Lions. Il est difficile de trouver une véritable explication à ce phénomène.

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Les Kaabi-Tissoudali, sauveurs de Vahid

C’est à la 76e minute de jeu que le coach Vahid a compris qu’il devait donner un nouvel élan à son secteur offensif, lançant Ayoub El Kaabi et Tarik Tissoudali à la place de Youssef En-Nesyri et Ryan Mmaee. Et cela a bien fonctionné.

Le duo a dynamisé l’attaque marocaine, mettant en danger la défense adverse. Six minutes seulement après son entrée en jeu, Tissoudali a égalisé d’une belle demi-volée, après une passe… d’El Kaabi.

En fin de match, les joueurs marocains se sont montrés un peu plus en attaque, mais ils n’ont pas réussi à s’imposer. Bref, les Lions ne sont pas guéris et du travail s’annonce pour le sélectionneur national, sachant que trois jours seulement nous séparent de l’accueil des Léopards à Casablanca.

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