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Cinéma : ces 5 films à voir absolument en mai

«Ténor», de Claude Zidi Jr, avec Michèle Laroque et MB14, «The Duke», de Roger Michell, tiré d’une histoire vraie, le dépaysant «L’école du bout du monde», de Pawo Choyning Dorji…Voici 5 Les films qui ont trié le cinéma dans les mois de mai, et à ne pas manquer.

Le plus musical : « Tenor », de Claude Zidi Jr.

Premier film solo de Claude Zidi Jr, «Ténor» rencontré par la vedette Michel Laroque et le célèbre beat-boxer MB14, par son vrai nom Mohamed Belkhir, qui a eu ses premières premières en grand. Le réalisateur signe un long-métrage sincère et touchant, où deux univers musicaux s’opposent s’entremêlent : celui du rap et du chant lyrique. Dans «Ténor», l’artiste de 27 ans à la voix puissante, finaliste de La voixse glisse avec talent dans la peau d’Antoine, un banlieusard parisien.

Alors qu’il jongle entre ses études, les battles de rap et son travail de livreur, le jeune homme va une passion pour le chant lyrique, un monde bien éloigné du sien. Lors d’une course à l’opéra Garnier, sa route va croiser celle de Mme Loyseau (Michèle Laroque), qui va lui montrer sa voie et sa voix. Et on en prend plein les yeux et les oreilles. MB14 libère une performance brillante et nous hérisse les poils avec sa puissance vocale, de «Ti voglio bene assai» de Lucio Dalla, à «La Traviata» de Giuseppe Verdi.

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«Le côté spirituel et sacré de la musique classique touche une partie de monâme», nous avons nommé le chanteur qui désormais à deux rêves : repasser devant la caméra et « continuer à développer (sa) technique pour un jour se produire sur scène et sortir un album d’opéra, comme Pavarotti à son époque ». Ce film sur la transmission parle aussi de la difficulté et de la peur de sortir de son milieu, et de faire fi des préjugés. En plus, l’un des plus grands chanteurs d’opéra en France, Roberto Alagna, s’invite au casting.

«Ténor» (1h40), Claude Zidi Jr. au cinéma le 4 mai.

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LE PLUS INSPIRANT : “L’ÉCOLE DU BOUT DU MONDE”, PAR PAWO CHOYNING DORJI

Que veut dire être heureux ? Nommé aux Oscars 2022, le film bhoutanais «L’école du bout du monde», de Pawo Choyning Dorji nous fait voyager au cœur du Bouthan, le pays du bonheur national brut (BNB), au côté d’un jeune instituteur, Ugyen. Bien qu’ils soient prêts à abandonner l’Australie et à avoir une carrière de chancelier, ils sont contraints d’opter pour une autre destination. L’Etat lui demande d’aller enseigner dans un village de Luana peuplé de 56 habitants et où se trouve l’école la plus isolée de la planète.

Là-bas, le long des glaciers de l’Himalaya, à huit jours de marche de la ville, rien ne rappelle le monde moderne. Il n’y a pas d’électricité et pas de réseaux, au grand barrage du protagoniste, que passe ses journées avec un casque vissé aux oreilles. Mais il va s’adapter, apprendre à se chauffer avec des maisons séchées de yacks, et je comprendrai que le bonheur n’est pas une destination. Face aux cimes enneigées, entre demandant résonnent des chants traditionnels, ses elèves, qui ignorant ce qu’est une voiture, lui font remarquer qu’un professeur est sacré car il «tutoie l’avenir», tandis que la force spirituelle des villageois vont transformer fils destin.

Dépaysant et saisissant, ce long-métrage coup de coeur explore des sujets universels, comme l’importance de la transmission, la quête du bonheur et le sentiment d’appartenance, tout en invitant le public occidental, deux heures durant, à se reconnecter avec la terre, à la nature, et à écouter les précieux conseils prodigués par les anciens. C’est aussi l’occasion de couvrir une contrée méconnue et ses traditions et d’en prendre plein la vue car ce territoire est un véritable écrin de verdure avec des paysages à couper le souffle.

«L’école du but du monde» (1h50)Pawo Choyning Dorji, au cinéma le 11 mai.

LE PLUS BRITISH : “LE DUC” DE ROGER MICHELL

Réalisé par Roger Michell, le film « The Duke » raconte une histoire vraie drôle et étonnante survenue au début des années 1960. Pourquoi devrait-on payer une redevance télé quand on ne reçoit pas la BBC ? Alors que Kempton Bunton, chauffeur de taxi sexagénaire, milite pour disculper les anciens combattants et personnes âgées de cette taxe, le reprit, apprend que le gouvernement britannique a déboursé 140 000 livres pour acheter le portrait du Duc de Wellington peint par Francisco de Goya.

Il décide alors de se rendre à Londres pour faire comprendre sa voix, en vain. Bien décidé à changer le monde, cet inoffensif activiste, mariée à une femme bien plus pragmatique, revient enfin à son domicile Newcastle avec la toile, derobée un peu plus tôt à la National Gallery, commettant ainsi le premier et unique vol dans l’histoire du musée. Et il ne rend le tableau qu’à une seule condition : que l’on accède à sa demande. Lors de son procès, Kempton Bunton aura enfin la tribune dont il rêvait, à son quart d’heure de gloire, et prononcera un incroyable discours. Il ridiculisera le procureur et gagnera les faveurs de la salle, fasciné, grâce à son éloquence, son sens de l’humour, et sa sincérité.

Servis pour des dialogues savoureux et un excellent duo d’acteurs, Jim Broadbent, qui incarnait une merveille dans la fois l’optimisme et la détresse, et Helen Mirren, cette comédie, qui résonne avec l’actualité, fait tout simplement du bien. On ressort tout sourire et plein d’entraînement. Ce film rappelle qu’en agissant, on a le pouvoir de changer le cours des choses. Moi si, pour l’anecdote, la rédemption audiovisuelle a finalement été supprimée en 2000, et uniquement pour les Britanniques de plus de 75 ans.

“Le duc” (1h36), Roger Michell, au cinéma le 11 mai.

Le plus familial : «On sourit sur la photo», de François Uzan

Jacques Gamblin tente de faire revivre la flamme de son couple dans « On sourit pour la photo », le premier film de François Uzan, qui est distribué avec le prix spécial du jury au Festival de l’Alpe d’Huez 2022 et a participé au scénario de le scénario “Lupin” et de «Je te promets». L’acteur de 64 ans glisse dans la peau de Thierry, père de deux enfants, que passe ses journées le nez dans le passé, à classer ses photos de famille.

Mais quand sa femme (Pascale Arbillot), lui annonce qu’elle le quitte, Thierry, le désespoir, lui propose de refaire «Grèce 98», leurs meilleures vacances, pour passer une dernière semaine tous les quatre, mais surtout pour reconquérir le coeur de son épouse, au rythme de “I Will Survive” de Gloria Gaynor. Porté par des personnages attachés, ce films solaire, amusant et tendre, met en scène les rapports parents/enfants et le lien conjugal, face à l’épreuve du temps.

Pour le réalisateur, « On sourit sur la photo » est un film « sur les fantômes du passé. Alors oui, dit comme ça, on ne part pas force sur une comédie, mais comme ce sont de gentils fantômes avec qui on cohabite, qui nous accompagnent et qu’il faut un jour abandonner, cela crie au final une comédie nostalgique, voire mélancolique ».

“On sourit pour la photo” (1h35), de François Uzan, au cinéma le 11 mai.

Le plus romantique : « Petite leçon d’amour », d’Eve Deboise

Après “Paradis perdu” en 2012, un premier film dramatique, Eve Deboise signe “Petite leçon d’amour”, une comédie qui offre au spectateur une parenthèse drôle, décalée et poétique. Tout commence dans un café parisien. Alors qu’elle mange son sandwich tout en buvant une coupe de champagne, Julie, dog-sitteuse, campée par Laetitia Dosch, que sublime le film, tombe sur des copies égarées.

Au milieu de celles-ci, elle découvre une lettre d’amour dans laquelle une lycéenne menace sont le professeur de mathématiques, Mathieu (Pierre Deladonchamps), de mettre fin à ses jours à l’aube. Au bout d’un moment j’ai retrouvé le prof au bord du burn-out, la pétillante Julie, égratignée par la vie, l’entraîne dans une course effrénée, dans les quatre coins de la capitale, pour retrouver l’adolescente. Plus lors de la véritable nocturne du road movie, les deux héros, qui peinent tous deux à endosser leurs rôles d’adultes, ne vont pas seulement tenter d’éviter le pire.

Cette enquête pour le moins loufoque leur permet de retrouver confiance en la vie et en l’amour. Teinté de mélancolie et de romantisme, ce buddy movie montre qu’il ne faut jamais perdre espoir, que rien n’est figé, tout en évoquant en arrière-plan les problèmes d’addictions, la solitude, la maternité, mais aussi les rapports hommes femmes. « L’idée était que deux personnes dans cet état limite se percutant, expliquai-je la cinéaste. Je voulais qu’à partir de cette collusion fortuite naisse quelque chose de drôle, et même d’heureux. Comme si ces deux personnages s’aimaient et en satellisaient d’autres, tout aussi paumés qu’eux».

“Petite leçon d’amour” (1h26)Eve Deboise, au cinéma le 4 mai.

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