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Contrats illégaux, employés épuisés, management agressif : “Cash Investigation” révèle la face cachée de MacDonald’s

Une fois de plus, l’enquête proposée dans l’émission par Elise Lucet et ses équipes fait des révélations sensationnelles cet après-midi, sur France 2. Le géant américain du fast-food : MacDonald’s.

C’est un géant installé sur tout notre territoire, dont Elise Lucet et ses équipes “Cash Investigation” ont voulu s’attaquer dans l’émission diffusée ce jeudi 7 avril. Avec ses 1 400 restaurants et ses deux millions de repas vendus chaque jour en France, l’enseigne fait quasiment partie du paysage français.

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Mais ce géant de la restauration rapide, qui génère de nombreux emplois dans le pays, a aussi un côté sombre. Les recherches de Zoé de Bussière couvrent tout, des contrats aux conditions de travail en passant par les nombreux outils marketing utilisés pour attirer les plus petits. Petit résumé de ce qui vous attend ce soir.

conditions de travail désastreuses

L’élément le plus significatif de l’enquête concerne probablement les conditions de travail des salariés. Car si l’on en croit les informations fournies dans ce rapport, les journées de travail en sous-effectif sont la norme. Résultats : la dose de stress et de fatigue causée par les employés est presque insupportable.

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Le témoignage anonyme d’un ancien gérant de restaurant décrit un système de pression permanente sur les salariés : « J’avais un management agressif. C’est ce qu’on m’a appris à faire : appuyer. Un partenaire sur lequel vous ne faites pas pression, un partenaire qui n’a pas peur de vous, qui ne vous respecte pas. Ce sont les valeurs qui me sont transmises depuis des années.. Il y avait des larmes, des pleurs, de la confusion. Tu te mets tellement de pression que tu es tendu tout le temps.”

\ud83d\udd34Maxi taux de travail pour mini-salaires.
chez #McDode nombreux salariés sont à temps partiel, paient le Smic horaire, avec des contrats d’horaires très flexibles, parfois illégaux

\ud83c\udf54\ud83c\udf5f#CashRecherche « C’est comme ça chez McDonald’s ? à 21h10 @france2tv pic.twitter.com/lTf3BxIhig

— ENQUÊTE SUR LA TRÉSORERIE (@cashinvestigati) 7 avril 2022

Elle explique également qu’elle a utilisé méthodes de synchronisation, disant régulièrement à ses employés que leur temps n’était pas bon. Parce que chez MacDonald, il faut 90 secondes pour préparer une commande. Sans oublier les bips stridents qui retentissent tout au long de la journée dans la cuisine.et qu’à chaque fois elles correspondent à une nouvelle tâche à accomplir (battre les frites, retourner les steaks, etc.).

Contrats de travail illégaux

Pour être plus proche de la réalité, Rebecca, journaliste de l’émission, a été embauchée dans un restaurant du cartel. Ainsi, il a pu observer plusieurs éléments problématiques.

A commencer par votre contrat de travail. Le journaliste qui souhaitait travailler à temps plein a finalement été embauché à temps partiel. Mais en même temps le code du travail stipule clairement que le temps de travail minimum du salarié à temps partiel est fixé à 24 heures par semaine, il s’est vu proposer un contrat de 15 heures par semaine.

Pour contourner la loi, Dès lors, Rebecca rédigera une lettre de dérogation “volontaire”, sous la dictée de son supérieur.. Le souci est que son contrat stipule également qu’il doit être disponible pour McDonald’s 60 heures par semaine. Il lui est donc impossible de le cumuler avec un autre emploi à temps partiel., puisque les horaires changent chaque semaine. D’autant plus que la convention collective de la restauration rapide interdit à l’employeur de demander une disponibilité supérieure au triple du temps travaillé. Deuxième illégalité indiquée dans ce contrat.

L’épineuse question des franchisés

L’enquête aborde également l’épineuse question des relations entre la maison mère et les restaurants franchisés. Cette dernière repose sur un système complexe de royalties, et le loyer dépend de la facturation.

Mais il n’y a pas tout type d’exclusivité territoriale, qui permet à MacDonald’s d’installer à volonté un autre restaurant à quelques mètres du premier, sans que ce dernier puisse s’y opposer. On imagine aisément la situation délicate (voire catastrophique) dans laquelle une telle situation peut vous plonger, notamment financièrement.

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