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Coronavirus : le vaccin réduit fortement le risque d’être contagieux

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Les chercheurs genevois ont découvert que la charge virale dépendait des variants et que la vaccination la réduisait, mais seulement à la troisième dose d’Omicron.

Pour la variante Delta, les personnes doublement vaccinées ont une charge virale beaucoup plus faible que celles qui n'ont pas été vaccinées, pour Omicron, cela ne se voit qu'après la dose de rappel.

Pour la variante Delta, les personnes doublement vaccinées ont une charge virale beaucoup plus faible que celles qui n’ont pas été vaccinées, pour Omicron, cela ne se voit qu’après la dose de rappel.

fausses images

Lorsqu’une personne est testée positive au coronavirus, après un test PCR, on ne sait pas quelle est sa charge virale. Ces tests ne peuvent détecter que la présence d’ARN viral, mais n’indiquent pas si le virus est toujours intact et capable de se propager. Cependant, en théorie, plus la charge virale est élevée, plus le risque qu’une personne infectée en infecte d’autres est grand. Une équipe de l’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) vient de fournir de précieuses informations sur l’influence du variant et de la vaccination sur cette charge virale.

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Elle a pu analyser des échantillons prélevés depuis le début de la pandémie au centre de dépistage des HUG et qui sont conservés à des fins de recherche, avec l’autorisation des intéressés. “Ainsi, nous avons mesuré la charge virale de 3 cohortes de patients durant les 5 premiers jours après l’apparition de leurs symptômes pour comparer la charge virale générée par le virus originel (118 personnes, printemps 2020), la variante Delta (293 personnes, automne 2021) et la variante Omicron BA.1 (154 personnes, hiver 2021-2022), explique Benjamin Meyer, chercheur au Centre de vaccinologie du Département de pathologie et d’immunologie de la Faculté de médecine. Pour les deux dernières cohortes, nous avons également examiné si une différence significative pouvait être détectée entre les personnes vaccinées et non vaccinées.” En fait, le vaccin n’était pas disponible pour le virus d’origine au printemps 2020.

La charge virale d’Omicron est étonnamment faible

Résultat : la charge virale infectieuse induite par Delta était bien supérieure à celle due au variant originel. Mais les personnes infectées par Delta qui avaient reçu deux doses du vaccin avaient des charges virales bien plus faibles que les personnes non vaccinées touchées par cette même variante.

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Pour Omicron, il y a eu une surprise : “Contrairement à ce que l’on pourrait supposer compte tenu de sa propagation rapide, la charge virale infectieuse était globalement inférieure à celle de la cohorte Delta”, explique Isabella Eckerle, professeure au Département de médecine de la Faculté UNIGE. de médecine et responsable du Centre des maladies virales émergentes HUG-UNIGE, qui a dirigé ces travaux publiés dans “La médecine de la nature”. De plus, les personnes infectées par Omicron qui ont reçu deux doses du vaccin n’ont eu aucun avantage à cet égard par rapport aux personnes non vaccinées. Il a fallu attendre la troisième dose, le rappel, pour voir une baisse de sa charge virale.

“C’est cohérent d’un point de vue immunologique : de nombreux vaccins nécessitent trois doses espacées de plusieurs mois pour induire une réponse immunitaire durable, par exemple contre l’hépatite B.” dit Isabelle Eckerle.

Mais les chercheurs ne peuvent toujours pas expliquer pourquoi Omicron est plus contagieux avec une charge virale plus faible que les autres variantes. “Nos données suggèrent que d’autres mécanismes infectieux sont en jeu”, explique Pauline Vetter, chef de clinique au Centre des maladies émergentes HUG-UNIGE. “Il est maintenant clair que les mutations d’Omicron le différencient fortement des autres variants, lui permettant d’échapper partiellement au vaccin et diminuant l’efficacité de certains traitements antiviraux utilisés jusqu’à présent.”

Méfiez-vous des nouvelles variantes

Pourtant, la vaccination s’est avérée utile pour limiter l’apparition de symptômes graves et, très probablement, la transmission du virus. Dans les pays où la population, en particulier les personnes âgées, est mal vaccinée, Omicron s’est avéré tout aussi mortel, selon les chercheurs.

Cette étude montre que la nature du variant a une influence considérable sur la charge virale et l’efficacité des traitements, les conséquences de l’apparition de chaque nouveau variant doivent donc être soigneusement analysées. “Au vu de nos résultats, la plus grande prudence s’impose face à un virus dont l’évolution n’est pas entièrement connue et contre lequel les traitements actuellement disponibles perdent en efficacité”, concluent les auteurs.

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