COVID-19 : Québec officiellement dans la sixième vague

Comme plusieurs experts le craignaient déjà, le Québec est officiellement dans une sixième vague de COVID-19.

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C’est ce qu’a confirmé l’Institut national de santé publique (INSPQ) à TVA Nouvelles mercredi après-midi. Ce serait également le cas à partir de la mi-mars, selon son analyse.

“Le mot d’ordre devrait être de minimiser un peu nos contacts pour réduire cette transmission”, conseille le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’INSPQ.


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“C’est une vague qui n’aura pas l’ampleur de celle que nous avons connue fin décembre début janvier, mais elle sera palpable et pour laquelle il vaut la peine de prendre des précautions”, a confié le Dr Gaston De Serres, un médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique (INSPQ), en entrevue avec TVA Nouvelles.

Selon nos informations, la nouvelle devait d’abord être communiquée par la Santé publique jeudi, après quoi le directeur national par intérim, le Dr.r Luc Boileau, allait accorder une série d’entrevues.

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Les sources consultées par notre Bureau parlementaire ont confirmé que le signal, en ce sens qu’une sixième vague avait déjà été déclarée, a été entériné par la Santé publique peu après avoir pris connaissance du jugement de l’INSPQ mercredi matin.

Toujours le dimanche, le Dr Boileau s’est limité à dire que le Québec était “en route vers une sixième vague”, se gardant bien de prétendre qu’elle était officiellement déclarée.

Hausse des hospitalisations

Pourtant, la tendance observée depuis plusieurs jours allait clairement dans ce sens. Malgré un accès limité aux centres de dépistage, les Québécois peuvent aussi constater, dans leur entourage, comment le virus se propage à grande vitesse.

En seulement 24 heures, les autorités ont signalé mercredi plus de 3 000 nouveaux cas parmi les Québécois ayant accès aux tests de laboratoire.

A ce chiffre s’ajoutent 1 334 tests rapides positifs autodéclarés mardi sur le site du gouvernement.

Il y a désormais 1 200 patients COVID dans les hôpitaux, soit près de 50 de plus que la veille. Mais près de la moitié du temps, les gens sont hospitalisés pour une raison autre que COVID.

La dernière fois que Québec avait franchi la barre des 1200 hospitalisations, c’était le 1er janvier, alors que François Legault venait d’annoncer un nouveau reconfinement, le retour du couvre-feu et la fin des réunions privées.

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Depuis, la plupart des mesures ont été supprimées, à l’exception du port obligatoire du masque dans les lieux publics, qui devrait appartenir au passé d’ici la mi-avril.

“Aucune nouvelle consigne”

“Nous ne prévoyons pas de nouvelles consignes”, a assuré le Premier ministre, lundi soir, après avoir fait le point avec la santé publique.

“Dans les prochaines semaines, une augmentation modérée des cas et des hospitalisations est attendue”, a-t-il prévenu.

Des projections publiées ce mercredi par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) suggèrent que le nombre de nouvelles hospitalisations liées à la COVID-19 pourrait doubler au cours des deux prochaines semaines.

Selon l’INESS, les hospitalisations pourraient passer à environ 200 par jour.

«Pour la première fois depuis le pic de la cinquième vague (mi-janvier), le nombre de nouvelles hospitalisations augmente (18%) par rapport à la semaine précédente», précise l’INESSS.

Cette augmentation s’observe dans tous les groupes d’âge et dans toutes les régions.

Sous-variante BA.2

En début de semaine, le Dr Boileau avait signalé qu’au moins deux cas sur trois étaient désormais liés au sous-variant BA.2, qui est 30 à 40% plus infectieux qu’Omicron. Selon le d.r Amir Khadir, microbiologiste infectieux, la réalité concernant le nombre de personnes infectées par la sous-variante BA. 2 est probablement supérieur à 50 %.

“Heureusement, la différence, c’est que maintenant (…) on ne voit plus les graves problèmes qu’on a vus lors de la première vague”, a déclaré D.r Khadir, sur les ondes de LCN.

« Je pense qu’il faudra aussi revenir sur la notion de vagues, car l’identification des vagues était importante quand on pensait à un problème qui peut vite devenir une urgence sanitaire, dans le sens où ça bloque nos soins. Nous ne sommes plus là”, estime M.r Jadir.

L’Organisation mondiale de la santé, qui a présenté ses pires scénarios et les plus probables, s’attend à ce que des pics d’infections réapparaissent de temps en temps en 2022 alors que l’immunité diminue à nouveau, nécessitant des rappels, en particulier pour les personnes vulnérables.

– Avec la collaboration de Claudie Côté TVA Nouvelles, Agence QMI et AFP

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