COVID-19 toujours au Canada dans un avenir prévisible

A l’aube de la sixième vague de COVID-19[feminine Au Québec, Ottawa se prépare à deux voies possibles concernant l’évolution de la pandémie au pays. Mais aucun des deux scénarios ne prévoit la fin de la propagation du virus “dans un avenir prévisible”.

« Oui, nous savons que le virus et la pandémie, du moins la circulation du virus ici, au Canada et dans le monde, vont se poursuivre encore longtemps. [Ces] il y a toujours deux scénarios [conformes] avec l’idée que le virus reste avec nous », dit le Dr Howard Njoo, directeur adjoint fédéral de la santé publique

Au terme d’une semaine où le Québec a vécu une augmentation de près de 35 % du nombre de cas de COVID-19, la santé publique fédérale n’a pas livré de prédictions précises sur l’évolution attendue de la pandémie ; certaines de vos estimations précédentes se sont également révélés erronés. Au lieu de cela, les responsables de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ont présenté deux formes que la pandémie pourrait prendre dans le pays, selon eux.

Selon un premier scénario, qualifié de “réaliste”la santé publique fédérale s’attend à ce que des vagues d’infections continuent de déferler sur le pays alors que de nouvelles variantes apparaissent et l’immunité diminue avec le temps. Il serait possible de s’attendre à de telles vagues dès ce printemps, puis à l’automne et l’hiver prochain. Selon cette prédiction, la transmission du virus se poursuivrait à un rythme “faible à modéré” pendant les mois et les années à venir.

L’ASPC étudie également un scénario du pire « moins probable, mais toujours possible » : l’émergence d’une nouvelle variante inquiétante qui échappe à l’immunité précédente et provoque une maladie plus grave.

Selon le d.r Njoo, ce scénario justifierait à lui seul un retour à des mesures de santé publique plus drastiques. “Je pense qu’avec le scénario le plus optimiste, il est possible de gérer la situation, peut-être de ne pas avoir de restrictions, comme avant. Maïs, comme dit le Dr Boileau à Québectoutes les options sont sur la table oui [se retrouve avec] le pire », prévient-il.

Le gouvernement fédéral indique ainsi qu’il se prépare à l’éventualité de la découverte d’un variant qui échapperait complètement à l’immunité conférée par les vaccins, par exemple, et qui entraînerait des conséquences sanitaires plus graves.

La variante BA.2 en plein essor

Les autorités constatent une augmentation constante de la sous-variante Omicron, appelée BA.2, depuis janvier dans le pays. Ce variant serait plus contagieux qu’Omicron (appelé BA.1), mais n’entraînerait pas plus de risque d’hospitalisation et bénéficierait d’une protection équivalente des vaccins.

« Au Québec, ce que je constate, c’est que la résurgence du BA.2 est plus importante dans les régions moins touchées par la vague précédente, du BA.1 [Omicron]. Il est possible qu’une infection BA.1 fournisse une certaine protection, une certaine immunité, contre la variante BA.2 pendant un certain temps », explique le Dr.r Njoo. Il indique que cette immunité “n’est pas à vie”, mais l’estime plutôt à “quelques mois”.

Selon experts consultés par Le devoirune réinfection par BA.2 est possible.

la sixième vague officialisé au Québec, elle n’aurait quand même pas atteint partout au Canada, puisque la pandémie prend des formes différentes d’une région du pays à l’autre, est-il indiqué. La surveillance des traces du virus dans les égouts à Ottawa, par exemple, semble montrer une augmentation significative du nombre de cas dans la capitale fédérale, tout en indiquant une baisse en Saskatchewan.

“Nous pouvons nous attendre à plus de hauts et de bas dans les mois à venir”, a déclaré le directeur de la santé publique, le Dr. Thérèse Tam. Il demande à la population d’être prudente lors des fêtes religieuses des prochains jours, notamment Pâques et le Ramadan.

Les données dont dispose la santé publique fédérale indiquent qu’aujourd’hui encore, les personnes complètement vaccinées ont un risque d’hospitalisation quatre fois plus faible que les personnes non vaccinées. Le risque est encore plus faible chez ceux qui ont reçu une dose de rappel, soit 10 fois moins que les non vaccinés, montrent ces chiffres.

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