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Covid, Omicron, BA.2 ou allergie au pollen : ces symptômes peuvent vous aider à faire la différence

Depuis l’apparition du Covid-19, les démangeaisons de la gorge ou le nez qui coule sont une source d’inquiétude. Attention toutefois, avec l’arrivée du printemps et de la saison pollinique, ces symptômes peuvent être dus à une allergie.

Toux, gorge qui démange ou nez qui coule, tous ces symptômes peuvent aujourd’hui être les signes d’une infection au Covid-19. Mais pas seulement. Pendant au moins quatre semaines, les départements de l’arc méditerranéen sont en proie à une épidémie de pollens présents dans l’air. Actuellement, en Languedoc, ce sont les cupresacées, dont font partie les cyprès, qui viennent vous chatouiller le nez. Et c’est qu’il est parfois difficile de savoir différencier les symptômes du coronavirus, dont les contaminations remontent avec la variante BA.2, qui est déjà majoritaire en France, de ceux provoqués par une allergie au pollen. Nous vous aidons à y voir plus clair.

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Démangeaisons, nez qui démange et météo

Avec la fin de l’utilisation du masque obligatoire, Les allergies au pollen sont également en hausse.

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Ahhh-choo ! ? La saison des allergies est arrivée !

Le COVID-19 et les allergies saisonnières partagent certains des mêmes symptômes, mais pas tous. Connaître la différence vous aidera à savoir quand passer un test et à vous éloigner des autres.

Ce tableau vous aidera à comprendre la différence entre les deux. \ud83d\udc47 pic.twitter.com/p9niWzypkI

– Listogov (@Readygov) 25 mars 2022

Les allergies sont particulièrement accentuées par le fait d’être à l’extérieur ou par la météo. “S’il y a du soleil, du vent et que vous avez plus de symptômes, il pourrait s’agir d’une allergie.», indique Édouard Sève, allergologue et vice-président du Syndicat français des allergologues (Syfal) interrogé par la Huffington Post.

Quant aux symptômes, il faut y être attentif : “Les allergies, ce sera la sécrétion nasale aussi claire que l’eau, détaille Édouard Sève”.Démangeaisons, nez qui gratte, yeux qui grattent ou légèrement rouges, palais qui gratte, ce ne sont pas des signes habituels du Covid.“Gardez également à l’esprit que le coronavirus causera plus de fatigue, de toux ou de problèmes respiratoires. De plus, si vous avez de la fièvre, des courbatures, une perte d’odorat et de goût, il s’agit très probablement du coronavirus, et vous devrez vous faire tester rapidement et isoler”. Au contraire, s’il éternue ou a les yeux larmoyants, il s’agit plus probablement d’une allergie.

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« Si on a des cas de Covid autour de nous, on peut logiquement penser qu’on s’est contaminé. Si ce n’est pas le cas, on peut aussi faire un traitement antihistaminique et voir si ça a un effet”, recommande l’allergologue Edouard Sève au Huffington Post.

Selon’Association française pour la prévention des allergies« les traitements indispensables de l’allergie respiratoire sont les antihistaminiques dans la rhinite, mais aussi les traitements pour contrôler l’inflammation et, en particulier, les corticostéroïdes topiques inhalés pour l’asthme et/ou les corticostéroïdes nasaux pour la rhinite. L’autre traitement spécifique est la désensibilisation, également appelée immunothérapie allergénique. Le contrôle de ces maladies allergiques est essentiel pendant l’épidémie de Covid-19. Il est donc nécessaire de poursuivre tous ces traitements pendant la période épidémique de Covid pour maintenir le contrôle des maladies respiratoires allergiques.

Comment prévenir les allergies aux pollens ?

Face à ces conséquences parfois extrêmes, il y a des solutions :

Porter un masque. C’est un geste simple, que la pandémie de coronavirus nous a inculqué, et qui continue d’être efficace avec les allergies. « Le pollen se dépose dans le nez et dans les yeux. Si vous avez un masque qui adhère bien au nez, cela réduit les contacts.” En effet, les pollens seront bloqués par les “mailles du masque” et ne pourront pas se déposer dans les narines. “Si on en met dans le nez, et qu’il n’y a pas trop de dépôts dans les conjonctives, dans les yeux, on est mieux”, explique Pascal Demoly, chef de l’équipe médicale de pneumologie et allergologie au CHU de Montpellier (Hérault) .

Pour éviter de contracter les symptômes d’une allergie, mieux vaut ne pas s’exposer. On évite donc de sortir quand le pollen est présent en grande quantité dans l’air. Un conseil simple et basique qui prend tout son sens, surtout quand le vent souffle dehors, conseille l’allergologue.

Nous évitons égalementouvre la fenêtre. Cela peut sembler contre-productif, mais en ventilant votre maison, « on rapproche l’environnement extérieur de l’environnement intérieur. (…) Moins nous serons en contact avec le monde extérieur, moins nous serons symptomatiques ».

Une autre solution moins traditionnelle, purificateurs d’air. Ceux-ci sont considérés comme efficaces par le médecin, comme les “filtres de voiture”, présents dans tous les véhicules modernes. Ils trouvent leur intérêt dès lors “qu’il y a un renouvellement d’air suffisant et un filtre à haut rendement”. Mais cette « belle matière » trouve une limite : son prix.

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