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critique maman sait faire une bonne vengeance sur Netflix

(a) mère patrie

Dans quelques années à peine, la maison de production Clean Slate Filmz illustre dans le cinéma de genre indien. Avec l’actrice-productrice Anushka Sharma en tête, le studio à la réputation de la présentatrice des histoires prenantes et radicales, très virulent envers la société indienne. L’annonce d’une nouvelle collaboration avec Netflix pour une série avait donc de quoi nous enthousiasmer.

Et dès les premières minutes, la recette Clean Slate semble prendre. Sur le combo classique du bon polar à l’indienne : des affaires de corruption, un portrait glamour des violences sociales qui rongent le pays, des tensions communautaires. Ajoutons à cela un accident brutal qui n’en est passé qu’un et à l’embarquement très vite dans cette enquête. L’histoire suivra ainsi Sheel, une mère de classe moyenne cherchant la vérité sur la mort de sa fille.

Mai, la Rage d'une mère : photoUne enquêtrice ancree dans un univers réaliste

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Cette idée d’une mère seule face au système hante le cinéma indien. On peut penser au superbe Kahanani de Sujoy Ghosh ou encore à maman, dernier rôle de la regrettée Sridevi. Atul Mongia et Anshai Lal, les deux réalisateurs de la série, ont décidé de devenir adoptants une approche très réaliste. sheel n’est Pas une super-héroïne de fiction que se découvre être la réincarnation de Sherlock Holmes du jour au lendemain. Ce sont enquête patine, elle trompe souvent et en subit les conséquences. En ce sens, Sheel peut évoquer Sarah de La tueriel’expérience professionnelle en moins.

L’approche actuelle se traduit logiquement par un rythme plutôt lent. Pas question d’avoir une enquête frénétique où chaque élément est réglé dans la seconde façon Les experts. et oui Mai manque parfois de panache, sa relativelentur présente deux avantages. Tout d’abord, elle permet au récit de dresser un portrait acerbe et détaillé de l’Inde contemporaine. Et grâce à ce faux rythme, chaque explosion de violence voit est décuplé. Sans rien spoiler, on se laissera surprendre par quelques d’une brutalité viscérale sans surveillance.

Mai, la Rage d'une mère : photoAvez-vous déjà dit violence ?

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Ce qui fait la force des productions Clean Slate, c’est leur identité visuelle. On se souvient encore de la beauté onirique de bulbe ou de l’atmosphère lourde de Paatal Lok. Avec Mai cependant, la technique semble relaguée au second plan. Atul Mongia a pourtant été réalisateur de seconde équipe sur Titli, une chronique indienneune leçon de cinéma social qui néglige la forme pour le fond.

À l’échelle mondiale, Mai voiture les cas du polaire Netflix classique, rire de plus. La mise en scène n’est jamais hotteuse, mais elle ne cherche pas à être plus que fonctionnelle. On alterne entre jolis plans qui utilisent plutôt bien les jeux d’ombres et banal champ-contrechamp. Quand on sait que les séries Netflix indiennes peuvent avoir l’ambition visuelle de Le Seigneur de Bombayun résultat tout simplement correct de quoi frustrer.

Mai, la Rage d'une mère : photoAvoir la lumière à tous les étages

Pour pallier le manque de rythme et le trop grand nombre de personnages secondaires, le montage tente d’insuffler un sentiment d’urgence. Certains sauts temporels empiètent cependant sur la cohérence de l’histoire. Au-delà d’une gestion temporelle parfois confuse, des personnages se trouvent par magie pile là où ils doivent être afin de déclencher la suite d’événements nécessaires au scénario. Oui l’écriture est généralement très ténueces installations sont regrettables.

On retrouve avec plaisir plusieurs thématiques chères aux productions Clean Slate. L’engagement féministe subtil et réfléchi, la colère envers les institutions, tout cela fonctionne. On regrettera tout de même un manque d’intensité. Mai soustraire trois sage Si vous le comparez à la méchanceté hallucinatoire d’un Paatal Lok ou à la colère de NH10 et bulbe. Peut-être une piste à explorer si la saison 2 s’annonce par le twist final voit le jour.

Mai, la Rage d'une mère : photo

Quand on te demande plus de colère pour la saison 2

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La grande force de Mai se trouvent au sud sont le personnage principal. Complexe et profonde, Sheel n’est jamais une caricature. C’est toujours passionné d’avoir un héros fort et nuancé, hautement imparfaite. Si elle subit un rôle que la société lui impose, il ya dans sa rage comme dans son amour quelque chose d’inquiétant. CE spectre psychotique sous couvert d’amour maternel immaculé n’est d’ailleurs pas sans rappeler mère par Bong Joon-ho.

À la fois craintive et anormalement courageuse, Sheel ne semble Je n’ai jamais heurté la violence qui éclate autour d’elle. Certainement semble déjà subit cette violence symbolique depuis sa naissance. Elle n’est par ailleurs jamais déifiée. On ne nous épargne ni ses failles ni ses excès de cruauté. À l’image du rapport ambigu qu’elle entretient avec un jeune homme qu’elle sequestre pour obtenir des réponses. Une sorte de relecture moins nihiliste de les prisonniers. Et pour couronner le tout, l’actrice Sakshi Tanwar est fabuleuse dans le rôle. Habituée aux seconds rôles et aux séries de piètre qualité, elle al fin l’occasion de briller et ne la manque pas.

Mai, la Rage d'une mère : photoVous visez le cinéma Villeneuve ?

On aimerait dire que tous les personnages sont écrits avec autant de soin que Sheel. Malheureusement, c’est loin d’être le cas. Mai compte beaucoup de personnages secondaires. Beaucoup trop. L’amie sortie de prison pour avoir tué son mari violent, l’épouse du policier en pleine dépression, le bleu incertain qui veut monter en grade… Ces personnages monopolisent bien trop de temps à l’écran, pour un narratif intéressant quasi inexistant.

On retiendra tout de même des marquages ​​de personnalités. La détestable belle-famille au possible qui incarne l’indécent culte de la réussite sociale en Inde. Ou encore le grand méchant qui débarque à deux épisodes de la fin pour dynamiser le récit et offrir des séquences franchement lancinantes. Mais voilà, ils sont arrivés brise totalement le cadre réaliste et épuré qu’avait été posé sur le reste de la saison. La malhonnêteté du cliffhanger final illustre parfaitement cet entre-deux. Tu tiraillement entre récit pop à suspense et cadre réaliste.

Mai, la Rage d’une mère est disponible en intégralité sur Netflix après le 15 avril

माई : Affiche officielle

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