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Décès de l’acteur Michel Bouquet à l’âge de 96 ans

Le célèbre acteur est mort. En 2005, il reçoit le César du meilleur acteur pour son interprétation de François Mitterrand dans Le promeneur du Champ-de-Mars.

L’acteur Michel Bouquet, connu pour ses rôles dans la femme infidèle, Borsalino Oui Le promeneur du Champ-de-MarsIl est décédé ce mercredi en fin de matinée à l’âge de 96 ans, après une vie consacrée à l’art d’agir. L’infatigable comédien, qui avait fait ses premiers pas au théâtre à 19 ans en 1944, avait attendu d’avoir quatre-vingt-quatorze ans pour annoncer, après 75 ans de carrière, qu’il ne serait plus sur scène.

Cet apprenti pâtissier devenu comédien de génie, adepte d’un jeu intériorisé souvent dérangeant, aimait le cinéma et le théâtre avec la même passion : “Je n’avais pas de préférence car les deux choses sont très différentes mais ont la même valeur”, confiait-il à l’AFP en 2019 lorsqu’il a pris sa retraite.

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“C’est de s’oublier qui est le plus important”, ajoute ce géant qui a préféré disparaître derrière les papiers : “J’ai fait ce que j’ai pu, comme j’ai pu, et je ne me suis pas trop posé de questions. J’ai fait mon chemin joyeusement mais sans aucune prétention intellectuelle”.

Sa carrière théâtrale a été remarquablement cohérente. Tout a commencé en 1944 avec Le Tartuffe, terminé en 2017 avec la même devise. Entre-temps, il aura joué dans près de 80 pièces, avec une prédilection pour Molière (le malade imaginaire) et Eugenio Ionesco (le roi est en train de mourir), mais aussi Anouilh, Pinter, Beckett et Camus.

Son cours suit l’histoire du siècle. Né en 1925, il se destinait à la pâtisserie lorsqu’une “force mystérieuse” a changé son destin et l’a poussé “en grève un dimanche matin”. [de 1943] à la porte d’un grand professeur de théâtre », a déclaré Maurice Escande, qui l’a pris sous son aile et lui a tout appris. Le monde en 2016. Il entre au Conservatoire où il rencontre Gérard Philippe et devient l’un des acteurs les plus en vogue. En 1947, Bouquet participe au Festival d’Avignon dès sa première édition, mais peine à s’entendre avec les maîtres de l’époque : Jean Vilar, Claude Régy et Roger Planchon.

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hors des sentiers battus

Au cinéma, il fait son chemin dans le cinéma populaire de qualité et joue dans plus de 65 longs métrages et une cinquantaine de téléfilms sous la direction, notamment, de François Truffaut (la mariée était en noir), Jacques Deray (Borsalino), José Giovanni (deux hommes dans la ville), Henri Verneuil (Le serpent), Yves Boiset (un compte), André Cayatte (raison d’état) et Alain Corneau (Société Anonyme Française). Il est l’un des acteurs préférés de Claude Chabrol (la femme infidèle, Poulet mariné), en qui il incarne le prototype du bourgeois inamical :

« Au cours des six films que j’ai tournés pour lui, j’ai toujours essayé de deviner son point de vue : quels secrets se cachent derrière son envie de faire tel ou tel film ? Car je pourrais bien déclarer avoir écrit spécialement pour moi. la femme infidèlePersonnellement, je n’ai rien ressenti de commun avec ce personnage de tueur à gages bourgeois…”, a-t-il déclaré. télérama en 2010.

Souvent employé dans les rôles de notaire, de banquier ou de policier, il excellait dans les personnages gênants. Visage familier des polars ou des films politiques des années 1970, Michel Bouquet a également prêté sa voix à plusieurs documentaires, dont le célèbre nuit et brouillard par Alain Resnais en 1956.

Bénéficiant d’un bon timing comique, Bouquet est également apparu dans un certain nombre de sitcoms. gangster stupide dans Pape les petits bateaux (1971) de Nelly Kaplan, se prête aussi aux extravagances de Michel Audiard dans Bons bisous… à lundi (1974). Dans Le jouet (1976) de Francis Veber, il incarne Pierre Rambal-Cochet, un milliardaire impitoyable qui fait Pierre Richard le jouet de votre enfant

Il n’hésite pas à sortir des sentiers battus et à confier son destin à de jeunes réalisateurs. Pierre Zucca l’engage pour Vincent a mis l’âne dans un enclos (et est venu à un autre) (1975), où Fabrice Lucchini fait également ses débuts. Bouquet se lie d’amitié avec le réalisateur. Edouard Luntzauteur de plusieurs films étonnants, dont coeurs verts ils sont devenus introuvables. Boucquet conserve cependant, grâce à Luntz, deux de ses meilleurs rôles dans le dernier saut (1970) et humeur vagabonde (1972).

Bouquet à Mitterrand, une leçon de comédie

Les années 1990 et 2000 le voient changer de record. Plus rare, il se délecte Lèvres depuis Bertrand Blaire (au théâtre en 1997, puis au cinéma en 2003), puis déplacé Le marcheur du Champ de Mars (2005) de Robert Guédiguian, qui lui a permis de décrocher le César du meilleur acteur en 2006. A 80 ans, il s’offre une leçon de comédie : sans fard ni artifice de langage, Michel Bouquet parvient à redonner vie à l’ancien président François Mitterrand .

Six ans plus tard, le réalisateur Gilles Bourdos lui offre avec Renoir le rôle « qui m’a le plus touché dans la vie », celui de l’auguste peintre. Un rôle qui lui a valu une nouvelle nomination aux César, mais qui n’a pas signifié la fin de sa carrière cinématographique. Il accepte notamment en 2019 la proposition de Bernard Stora d’apparaître dans un drame comme il l’entend, dans un contexte de lutte pour le pouvoir, Villa Caprichodont le titre sonne maintenant comme un ultime camouflet à la fin que je savais proche.

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