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Des chercheurs ont développé une méthode en russe pour la cartographie préopératoire des zones linguistiques

Frontières des neurosciences humaines (2022). DOI : 10.3389/fnhum.2022.791577″ largeur= »800″ hauteur= »530″>

Des neurolinguistes de l’Université HSE, en collaboration avec des radiologues du Centre médical et chirurgical national de Pirogov, ont développé un protocole en langue russe pour l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) qui cartographie les zones linguistiques individuelles avant les opérations neurochirurgicales. L’étude a été publiée dans Aux frontières des neurosciences humaines.

Lorsque les neurochirurgiens opèrent des tumeurs cérébrales, leur objectif est de retirer le tissu pathologique tout en préservant au maximum les zones adjacentes critiques pour diverses fonctions motrices et cognitives, dont le langage. La capacité à préserver les zones linguistiques détermine si le patient aura des problèmes de langage après l’opération et sera capable de communiquer facilement avec les autres, d’avoir un travail et de mener une vie normale.

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L’emplacement exact des zones linguistiques diffère d’une personne à l’autre, de sorte que des méthodes spéciales doivent être utilisées pour les cartographier pour chaque patient. La méthode la plus précise est la stimulation électrique directe pendant la neurochirurgie. Mais parfois, le neurochirurgien a besoin de savoir à l’avance où se trouvent les zones linguistiques d’un patient particulier afin de planifier au mieux l’opération. Cette cartographie préopératoire est réalisée par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ou IRMf. Dans un scanner IRM, le patient effectue des tâches liées au langage. L’analyse des données montre quelles zones du cerveau sont activées.

Jusqu’à présent, la plupart des protocoles de cartographie linguistique préopératoire par cette méthode étaient développés en anglais. Des scientifiques de l’Université HSE ont développé le premier protocole d’IRMf en russe qui utilise une tâche linguistique recommandée par la communauté scientifique internationale : la complétion de phrases.

Le patient doit lire à haute voix une phrase avec le dernier mot manquant (comme « Le public a regardé longtemps… ») puis terminer la phrase par un mot approprié (comme « jeu » ou « film »). Cette tâche est unique en ce sens qu’elle implique à la fois la production et la compréhension du langage au niveau de la phrase, permettant une cartographie complète des zones linguistiques du patient.

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Les chercheurs ont validé le protocole dans un groupe témoin de 18 volontaires sains russophones âgés de 30 à 53 ans. Cela a démontré que le protocole cartographie avec succès les zones linguistiques les plus importantes dans les lobes frontaux et temporaux du cerveau et révèle la latéralisation individuelle de la fonction linguistique, c’est-à-dire la mesure dans laquelle cette fonction dépend des hémisphères gauche et droit du cerveau. . Les chercheurs ont également démontré la grande fiabilité du protocole : chaque volontaire a subi la procédure deux fois avec un intervalle de plusieurs semaines, et les résultats étaient similaires. Il s’agit du premier protocole en langue russe à avoir fait l’objet d’une validation aussi poussée.

Svetlana Malyutina, chercheuse au HSE Center for Language and Brain et co-auteur de l’article, affirme que « la première étape de l’étude est terminée, montrant la validité et la fiabilité du protocole dans le groupe témoin. Nous faisons maintenant la partie la plus importante : tester le protocole dans la pratique clinique, en l’utilisant pour la cartographie préopératoire de la parole chez les patients atteints de tumeurs cérébrales et d’épilepsie. Nous prévoyons de tester si le protocole fonctionne aussi bien dans les groupes cliniques que dans le groupe témoin. Nous testerons dans quelle mesure ses résultats correspondent à ceux de la cartographie peropératoire, et donc dans quelle mesure elle devrait être appliquée dans la pratique clinique. »


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