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Disneyland Paris fête ses 30 ans : découvrez l’industrie derrière la magie

Vous n’êtes peut-être pas un fan de Mickey Mouse, vous n’aimez peut-être pas les films de super-héros Star Wars ou Marvel, vous n’aimez peut-être même pas les parcs d’attractions, mais vous ne pouvez pas l’ignorer.”empire disney“.

Un empire qui a construit ses châteaux de conte de fées dans six endroits du monde : Californie, Floride, Tokyo, Hong Kong, Shanghai et, bien sûr, Paris.

Le 12 avril 2022, ce dernier fête ses 30 ans. Trois décennies comme les montagnes russes qu’il abrite : faites de hauts et de bas.

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une histoire mouvementée

Quand Euro Disney a ouvert ses portes en 1992, cinq années seulement s’étaient écoulées depuis que l’État français et La compagnie Walt Disney a signé l’accord qui permet la création du complexe sur plus de 22 km², soit un cinquième de la ville de Paris.

Grâce à sa localisation, mais aussi aux nombreuses aides, la France a gagné la bataille face à l’Espagne, qui espérait aussi abriter le nouveau parc, ou plutôt le méga-complexe. Car en quelques années, une gare TGV et RER, mais aussi des hôtels, un golf et une urbanisation sur le territoire de Val d’Europe, ce nouveau pôle urbain et d’affaires, sont sortis de terre.

Mais rapidement, malgré près de 10 millions de visiteurs la deuxième année, Euro Disney fait face à des problèmes financiers. L’endettement s’alourdit et la société procède à plusieurs augmentations de capital au fil des ans. La création de nouvelles attractions, de nouveaux hôtels, d’un deuxième parc (Walt Disney Studio) attire certes du monde, mais la rentabilité n’est pas garantie.

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En 2017, The Walt Disney Company a racheté les parts d’Euro Disney et le complexe est devenu une filiale à 100% de la société américaine, ce qui a servi à annoncer un nouveau plan d’investissement de plus de deux milliards d’euros, portant le montant total à 9,1 milliards. depuis 1992.

La crise sanitaire n’a évidemment pas aidé la situation financière, mais les parcs à thème ne sont qu’une goutte d’eau dans la fortune financière du géant du divertissement. Ainsi, les projets à long et court terme restent d’actualité, comme en témoignent la rénovation du plus grand hôtel, l’agrandissement du second parc avec un espace Avengers ou encore les nouveaux spectacles et défilés liés au 30e anniversaire.

Derrière le château : la fourmilière

Faire grandir une ville, des parcs et des pôles de communication au milieu des champs, génère des emplois et des retombées économiques pour toute une région. Car si les deux parcs en tant que tels semblent assez petits (Walibi est plus grand que le parc principal de Disneyland Paris), les chiffres globaux donnent le tournis.

Le site emploie en moyenne 16 000 collaborateurs, appelés Cast Members, génère 63 000 emplois directs et indirects et attire environ 15 millions de visiteurs par an pour un total de plus de 375 millions depuis son ouverture ! C’est très simple, c’est non seulement le premier employeur monosite en France, mais aussi la première destination touristique en Europe, représentant 6% du tourisme en France.

Tu veux plus ? Les 7 hôtels ont une capacité de 5 700 chambres et les parcs fonctionnent toute l’année sans interruption.

Mais alors quand diable garderont-ils les manèges ? Eh bien la nuit est partie ! Equipes de nettoyage, jardiniers, techniciens… ils sont des dizaines à intervenir chaque nuit pour éviter les faux billets en journée.

Mais ce n’est évidemment pas tout. Plusieurs salles et bâtiments annexes servent à la préparation des spectacles et décors. Dans les zones fermées au public et aux caméras, nous rencontrons des véhicules et des ouvriers du bâtiment. Plus loin, une véritable zone industrielle composée de plusieurs grands bâtiments est à l’abri des regards indiscrets.

Presque partout, vous devez présenter vos identifiants (c’est-à-dire votre badge) et vous faire accompagner par des officiels. De la magie Disney, on ne peut filmer que ce que voit le visiteur. Il ne s’agit pas de montrer les coulisses, les répétitions, les bureaux, les coulisses.

Parc à thème, pas parc d’attractions

Aussi, faire une histoire dans l’antre de Mickey n’est pas facile. Les intervenants sont sélectionnés et ne parlent que celui qui a reçu l’accord. Cela ne s’applique pas aux visiteurs, qui sont déjà poussés en ce mois d’avril, alors que nous sommes en milieu de semaine.

Les familles, surtout, mais aussi les jeunes adultes, voire les personnes âgées. Ils ont en commun de ne pas aimer les attractions, mais le monde de Disney, sa magie, sa capacité à se replonger dans l’enfance. Car ici tout le monde sourit (ou sourit si l’on parle de Mickey et Minnie) et tout est fait pour plonger le visiteur dans un monde parallèle, loin des soucis du quotidien. La foule rassemblée lors des différents défilés et spectacles le prouve : nous ne sommes pas dans un parc d’attractions comme les autres.

Ici aussi, on préfère dire “parc thématiqueEt aucun risque de manquer de thèmes puisque depuis la création du parc, The Walt Disney Company a pourtant racheté Pixar en 2006, Marvel en 2009, Lucasfilms (Star Wars) en 2012, et 21st Century Fox en 2017. Assez pour ajouter. un nombre incalculable de personnages à l’univers déjà bien fourni, et élargir encore la diversité de son public, pas forcément intéressé par Blanche-Neige ou Pinocchio.

Pour les 30 ans, un nouveau spectacle a vu le jour, en plus des quatre défilés quotidiens. Ainsi qu’un ballet de drones à l’apothéose du spectacle nocturne Disney Illuminations, son et lumière sur le château accompagné de pièces pyrotechniques. Une débauche de médias gigantesque, répétée quotidiennement. Pour le plus grand plaisir des milliers de visiteurs qui se précipiteront pour acheter des souvenirs en tout genre. Malgré des prix d’entrée, d’hébergement et de restauration assez élevés, qui fluctuent selon la saison, le parc n’a pas encore surmonté tous ses problèmes financiers. Mais ne dit-on pas que les rêves n’ont pas de prix ?

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