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Fidèles, les libraires messins investissent dans leur salon du livre

Place de la République, un grande librairie en cache bien d’autres. Neuf, pour être exact, dispersés dans toute la ville. Cette sacrée poupée gigogne est fabriquée par des pigistes, dont certains entretiennent des relations de longue date avec Le Livre à Metz. la librairie jeunesse Le patio (9, rue Taison) était présent, par exemple, à la naissance de l’événement, en 1987.

BD des sentimentsune autre librairie institution à Metz (1, rue Ambroise Thomas), y a sa place » depuis que Séverine Marque, la directrice de la librairie, a gagné son combat pour faire passer la BD sous le chapiteau, alors que la BD n’avait pas encore l’aura qu’elle a aujourd’hui », se souvient Julien, libraire depuis 15 ans au sein de la marque. Installée depuis longtemps sur la place d’Armes, la grande tente offre désormais une place de choix au 9e art.

De plus, c’est bien depuis 13 ans, fidèle à la position de chaque année, que la librairie Au Carré des Bulles (19, rue de la Fontaine) se fait » force de propositions sélectionner les auteurs de bandes dessinées invités à l’événement, généralement les livres appréciés par le libraire au cours de l’année.

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(Actuellement, CC BY SA 2.0)

« La librairie invite directement les auteurs et présente des propositions au festival : les thèmes “Même pas peur” et littérature et journalisme sont proposés, mais on peut s’éloigner un peu, l’organisation est très souple », explique Julien de la librairie BD des sentiments. En littérature jeunesse, les libraires encouragent aussi les invitations : la librairie Le patio invite entre 25 et 30 auteurs, à chaque édition, sur son stand.

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Pour la soi-disant littérature adulte », le spectacle est cette fois à l’origine des invitations, selon les thèmes retenus pour l’année. ” Ensuite, nous répartissons les auteurs entre les librairies, donnant une touche personnelle à notre stand. explique Xavier Wacogne, de la librairie la pensée sauvage (23, avenue Nancy).

le champ libre

Ce dernier pourrait être l’un des nouveaux visages parmi les librairies collaboratrices du festival, s’il n’y avait pas personnellement participé depuis 2004… Libraire depuis plus de 20 ans”, de la Fnac aux librairies indépendantes, en passant par Decitre et momie comiquedernièrement », décide d’ouvrir sa propre affiche en faveur du confinement, voyant une cellule vide dans le quartier Ville Nouvelle de Metz.

Non content d’ouvrir une librairie à une époque où la survie de celle-ci semblait parfois compromise, Xavier Wacogne s’est chargé de mettre en avant des livres de poésie, ainsi que des titres made in France. ” Les premiers sont maintenant mes meilleurs vendeurs. Pour ces derniers c’est un peu difficile, surtout si vous ouvrez un rayon jeunesse, mais je peux tout de même dédier un espace aux livres fabriqués de façon artisanale en France. », se félicite-t-il.

Xavier Wacogne, de la librairie la pensée sauvage (Actuellement, CC BY SA 2.0)

Partisan d’un poème qui permet aux gens d’offrir des bouquets de mots au lieu de bouquets de fleurs « Bien qu’il apprécie beaucoup ces derniers – voir le nom de sa librairie – Xavier Wacogne aime recommander des recueils comme autant de livres curatifs. Sa participation au festival Le Livre de Metz lui a donné l’occasion de prolonger ce goût, en accordant une large place sur son stand à la poésie, et notamment aux recueils de la collection Iconopop de L’Iconoclaste, dirigée par Cécile Coulon et Alexander Edge. . Ce samedi 9 avril, à 20 heures, elle organise même un « off » dans sa librairie, avec des poètes publiés par Iconopop, Dorian Masson et Lisette Lombé.

Ce champ libre laissé aux libraires joue sans doute en faveur de l’investissement des professionnels pour la réussite du festival et la présence des auteurs.

Les libraires de BD, à ce titre, inaugurent ou prolongent la rémunération des dédicaces des auteurs, déjà en vigueur dans d’autres manifestations littéraires et mise en lumière, récemment, à l’occasion du Festival d’Angoulême. ” Nous invitons moins d’auteurs que les autres années, car ils sont rémunérés », remarque à ce propos Julien (Hisler BD), qui en a 7 cette année.

« Si un auteur signe 30 albums, il touchera 30 fois 1,50 €, soit 1,80 €, qu’il touchera 6 mois plus tard, en plus, alors qu’il mobilisera tout un week-end résume François Carré, du Carré des Bulles. Pour l’édition 2021, il avait choisi de réduire le périmètre des invitations, pour passer de 15 à 7 auteurs invités : ” Cela entraîne une baisse de la facturation, mais au moins les auteurs sont payés. », remarque-t-il. Pour assurer cette rémunération, l’organisme participe par le biais de subventions.

Cependant, l’idée d’étendre cette rémunération des dédicaces à tous les auteurs ne fait pas l’unanimité chez tous les libraires du festival : » Si nous donnons 250 € ou 300 €, est-ce qu’il y aura assez de livres vendus ensuite ? Ne risque-t-on pas de n’inviter finalement que des auteurs connus ? s’interroge-t-on devant le stand d’un libraire qui ne travaille pas dans le domaine de la bande dessinée.

Tous les libraires attendent tous, enfin, une édition » retour à la normale après un événement moins fréquenté en 2021. La Librairie Le carré des bulles il atteint parfois un mois de chiffre d’affaires dans le seul week-end de la manifestation, et ses confrères de Metz ne cachent pas non plus l’importance économique du festival, un ” belle bouffée d’air frais selon Laetitia Boulay, libraire salariée de la Cour

Archive : Le livre à Metz 2022 : journalisme et littérature, « même pas peur » ?

Photographie : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

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