ADVERTISEMENT

Hospitalisé dans le confort de votre maison

L’Hôpital général juif de Montréal élargit son programme d’hospitalisation à domicile pour désengorger sa salle d’urgence et libérer des lits pendant la sixième vague. Il offre aux patients souffrant de maladies cardiaques ou de problèmes de santé tels que la cellulite (infection cutanée), la pneumonie ou la maladie pulmonaire obstructive chronique d’être traités dans le confort de leur domicile. Une possibilité jusqu’ici réservée aux patients COVID-19[feminine].

Cette unité d’hospitalisation virtuelle a été lancée au milieu de la cinquième vague, alors que l’Hôpital général juif fonctionnait à pleine capacité et manquait de personnel. En six semaines, 11 patients atteints du COVID-19 ont été suivis à distance.

La direction du centre hospitalier veut maintenant accélérer la mise en place du programme. D’autant plus que l’urgence est débordée ces temps-ci. Le taux d’occupation des brancards a dépassé les 200% lors du passage de Devoir Lundi.

ADVERTISEMENT

« Nous avons pour objectif d’atteindre cinq lits [dans notre unité virtuelle] au cours des prochaines semaines », déclare Erin Cook, directrice adjointe du Département de la qualité, de l’innovation, de l’évaluation, de la performance et de l’éthique au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-Montréal.

L’hôpital à domicile n’est pas pour tous les patients. L’état de santé du patient est le premier facteur pris en compte. Le patient doit également pouvoir compter sur l’aide d’un soignant lors de son hospitalisation à domicile. “Un critère important est le consentement”, ajoute Erin Cook. Personne n’est obligé de participer au programme, souligne-t-il.

Les nouveaux arrivants reçoivent des outils pour prendre leurs signes vitaux à domicile (ex. tensiomètre, oxymètre, capteur thoracique, etc.), ainsi qu’un téléphone ou un iPad pour envoyer les données à l’équipe de l’Hôpital général juif. Une infirmière surveille en temps réel l’état du patient et le contacte plusieurs fois par jour. Une infirmière à domicile peut également prodiguer des soins, comme des traitements intraveineux.

ADVERTISEMENT

Le médecin traitant effectue chaque jour ses « tournées virtuelles » en compagnie de l’infirmier, de l’inhalothérapeute et du pharmacien qui accompagnent ses patients.

« On voit le patient ensemble à travers Teams, explique le Dr Lawrence Rudski, directeur du Centre cardiovasculaire Azrieli et responsable de l’information médicale au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. On peut voir [en direct] tous les signes vitaux et vous pouvez même promener le patient pour voir s’il est essoufflé ou non. »

Une expérience concluante

Larry Katz est l’un des premiers patients à bénéficier du programme étendu d’hôpital virtuel. Le Montréalais de 80 ans a subi un triple pontage coronarien en février après une crise cardiaque. De retour chez lui après un séjour dans l’enceinte de l’Hôpital général juif, il est réadmis trois semaines plus tard pour arythmie. Son médecin a alors jugé qu’une intervention chirurgicale supplémentaire était nécessaire. Cependant, cela n’a pu être effectué que quatre jours plus tard. Il a dû rester hospitalisé entre-temps.

“J’ai dit ‘non'”, raconte Larry Katz. Il était hors de question pour lui de rester dans une chambre d’hôpital dans le seul but de surveiller. Puis, son cardiologue lui a suggéré de participer au programme d’hospitalisation à domicile. Il a aimé l’expérience. “C’est beaucoup plus confortable d’être à la maison qu’à l’hôpital”, a déclaré l’homme aux cheveux gris, assis dans le salon de sa résidence de Westmount. Et ils pourraient utiliser le lit [que j’aurais occupé] pour quelqu’un d’autre. »

Sa femme, Carol Adams, attribue à la surveillance à domicile le fait d’avoir aidé son mari à se remettre sur pied. Il va aussi bien et marche une heure presque tous les jours.

“Cela permet également au soignant de gagner du temps en faisant d’autres choses pendant que le patient se repose confortablement à la maison”, explique Carol Adams. Cependant, cette formule demande de la “discipline”, souligne-t-il, car le patient, bien qu’il soit chez lui, est toujours “à l’hôpital”.

Larry Katz l’a vite découvert. “Parfois, j’oubliais mon téléphone quelque part dans la maison par erreur. J’ai immédiatement reçu un appel de l’infirmière. Peut-être qu’elle pensait que je m’étais enfui”, plaisante-t-il. Le couple dit n’avoir rencontré aucune erreur avec les technologies utilisées.

avantages pour tous

Le Dr Lawrence Rudski estime que l’hospitalisation à domicile peut être bénéfique pour les patients. «Chaque jour, une personne âgée reste alitée, il lui faut trois jours pour récupérer. Le plus tôt vous pourrez être libéré, le plus tôt vous pourrez reprendre votre vie normale. Grâce au programme, les risques de déconditionnement et d’exposition aux maladies infectieuses sont réduits.

L’Hôpital général juif gagne également. L’initiative garantit une utilisation optimale du personnel. “Nous avons pu obtenir une certaine capacité RH avec des personnes qui ne pourraient autrement pas venir travailler en raison des restrictions COVID”, explique Erin Cook. Ces personnes sont retirées parce qu’elles sont enceintes ou immunodéprimées. »

L’hôpital à domicile sert aussi et surtout à libérer des lits. Les tendons de la guerre lors des vagues successives de COVID-19. « Le fait d’avoir cinq patients dans une unité virtuelle nous permet d’avoir cinq autres lits disponibles pour d’autres patients », indique Serge Cloutier, directeur adjoint du Service des soins infirmiers au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-l’Île. . .-Montréal.

Chaque lit compte pour rattraper le retard de la chirurgie, souligne le Dr Laurent Rudsky. L’Hôpital général juif envisage également d’intégrer les patients qui ont subi une chirurgie de la hanche ou du genou au programme de l’hôpital virtuel. Votre convalescence pourra se faire à domicile, avec le soutien, entre autres, d’un kinésithérapeute à domicile.

à voir en vidéo

Leave a Comment