La Caravane “Défis des Régions” fait escale à Fès-Meknès

LLe thème choisi était « Les défis de Fès-Meknès : régionalisation avancée et nouveau modèle de développement ». La réunion, organisée en deux panels, s’est tenue en personne et a également été retransmise en direct sur les chaînes numériques du groupe de presse Horizon.

Intitulé « Modèle Fès-Meknès de gouvernance et de gestion des grands projets de développement », le premier panel a été marqué par la participation d’Abdelouahed El Ansari, Président du Conseil de la Région Fès-Meknès, Redouane Mrabet, Président de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah et Mohamed Benmoussa, membre de la Commission Spéciale pour le Modèle de Développement (CSMD).

Les échanges au cours de ce panel ont notamment porté sur le rôle crucial que doivent jouer les organisations régionales pour réussir à la fois le défi de la régionalisation avancée et la mise en œuvre du Nouveau Modèle de Développement.

Ceci, à travers la mise en place d’une gouvernance claire et d’outils et de programmes stratégiques, ainsi qu’à travers l’activation de mécanismes de transfert de capacité de l’Etat vers les Régions.

Dans ce contexte, les participants ont insisté sur l’importance de mobiliser le tissu éducatif régional, particulièrement ses niveaux supérieurs, dans la formation d’un capital humain qualifié qui soutiendra la croissance de la Région.

Soulignant l’ampleur considérable du programme de développement régional (PDR), Abdelouahed El Ansari a rappelé que cette feuille de route a permis d’identifier 97 projets pour un investissement global de 11,2 milliards de dirhams.

Pour sa part, Mohamed Benmoussa considère qu’il est absolument nécessaire « que les programmes de développement territorial émanent du terrain, avec la participation de tous les acteurs locaux et reflètent, dans tous les cas, les besoins des populations ».

Radouane Mrabet a tenu, pour sa part, à souligner la prédisposition de l’USMBA “à mobiliser toutes ses forces vives pour concevoir et contribuer à l’élaboration de documents et d’instruments de développement régional”.

Et d’ajouter que l’université sera au centre de l’écosystème territorial pour développer une nouvelle approche de l’enseignement supérieur, centrée sur la recherche et étroitement liée à son environnement socio-économique.

Le second panel a, quant à lui, permis une réflexion sur « Comment configurer la Région comme un nouveau hub au service de la croissance régionale ? », avec Yassine Tazi, le Directeur Général du Centre Régional d’Investissement de Fès-Meknès, Hicham Sebti, Directeur de l’Euromed Business School (Euromes Université de Fès), El Mehdi Laraqui Houssaini, Premier Vice-Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services de la Région Fès-Meknès (CCIS-FM) et Omar Tajmouati, Président de la Fès- Section de Meknès de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc.

Les participants ont axé leur réflexion sur les mesures susceptibles d’encourager l’investissement privé dans la Région, mettant en exergue quelques expériences réussies.

Soulignant les efforts déployés par le CRI pour favoriser le développement de nouvelles niches d’activité à haute valeur ajoutée, pour renforcer le tissu d’entreprises, pour favoriser l’innovation et les nouvelles technologies, mais aussi pour améliorer la compétitivité des entreprises, Yassine Tazi a notamment rappelé : à la structure équilibrée de son PIB et de ses nombreux atouts, la région Fès-Meknès a fait de la crise une opportunité et a lancé de nombreux projets structurants inscrits notamment dans le cadre du Programme de Développement Régional (PDR) ».

De son côté, Laraki Houssaini El Mehdi, vice-président de CCIS-FM, a assuré que la Chambre travaille en parfaite complémentarité et partenariat avec les acteurs régionaux pour préparer un climat et des conditions d’investissement favorables permettant de développer l’attractivité et la compétitivité de la région. ainsi que pour atteindre la prospérité attendue par le NMD.

De son côté, Hicham Sebti insiste sur la nécessité de préparer un capital humain capable de s’adapter aux métiers d’avenir et aux fluctuations du marché du travail. Pour lui “il faut penser à former des étudiants capables de résoudre des problèmes locaux et régionaux et qui ont l’ambition de créer leur propre entreprise”.

Et, dans ce contexte, Omar Tajmouati a insisté sur l’engagement du tissu économique de la Région à accompagner le développement de Fès-Meknès dans des filières aussi fortes que diversifiées.

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