La hausse des prix alimentaires alimente la colère sociale

Dans un contexte économique mondial qui connaît une tendance inflationniste sans précédent et à quelques jours du début du mois de Ramadan, les prix des aliments de base connaissent une tendance à la hausse, comme à l’accoutumée dans le monde musulman. En Algérie plus qu’ailleurs, le citoyen se retrouve à la veille du mois sacré face à une hausse des prix comme jamais auparavant.

Hausse de l’inflation, persistance du chômage de masse, importations de demi-effectifs par choix du duo sénile, réformes économiques gelées, mouvements sociaux, les dossiers sensibles foisonnent chez notre voisin de l’Est. La hausse actuelle du prix du pétrole et du gaz, dont assure le citoyen algérien, ne devrait pas changer grand-chose pour une population progressivement dévorée par la paupérisation, les dinars collectés iront effectivement dans d’autres poches. Dans ce contexte étonnamment négatif, les hausses de prix battent des records en s’en tenant à l’indice officiel des prix, 9,2% entre octobre 2020 et octobre 2021, malgré les onéreuses subventions énergétiques et alimentaires auxquelles le président au nom imprononçable a décidé, ô paradoxe, de mettre fin . dans la loi de finances 2022.

Algérie. La hausse des prix alimentaires attise la colère
Fichiers Ph, attroupement devant une boulangerie.

De ce fait, certains produits, comme le lait ou l’huile de cuisson, ont disparu des rayons et des étals en raison de pénuries souvent délibérées, alors que le prix d’autres produits a déjà augmenté. Les prix de nombreux aliments qui répondent aux besoins quotidiens ont grimpé en flèche. Les chiffres officiels indiquent que les prix à la consommation ont grimpé de 9 % en janvier dernier (par rapport au même mois en 2021). Les conséquences de cette situation plongent les citoyens algériens dans un chaos où le mois de Ramadan en Algérie rime avec cherté de la vie, inflation, pauvreté, privation et combiné avec le “je m’en fous” des autorités c’est le catamaran au putain être les valeurs de l’Islam. Je salue aussi la spiritualité, la solidarité, la générosité ou autre communion avec les autres.

Ainsi, les prix des différentes catégories de produits augmentent. ” Les aliments industriels se démarquent avec une hausse de 5,2 %. Des hausses importantes ont été observées pour cette catégorie, notamment pour les pains et céréales (+6,8%), le lait, fromages et dérivés (+3,2%), les huiles et graisses (+4,2%), dans laquelle se réfère le taux d’inflation des produits alimentaires non transformés , il est de 1,7 % », pointent les autorités algériennes de l’Office national des statistiques (ONS). Mais sachant que les statistiques sur les prix et le chômage sont traditionnellement sous-estimées en Algérie, nous n’y accorderons pas beaucoup d’importance et nous arrêterons là.

Cela dit, sur le terrain en Algérie c’est une autre histoire et force est de constater que l’inflation et la spéculation sont, pour ainsi dire, en liberté. C’est que les barons de l’économie informelle s’amusent à orchestrer des pénuries de produits de première nécessité, pour profiter de l’inflation et détourner les revenus des ménages sous l’œil attentif des autorités qui, de par les circonstances et comme “dab” veulent être impuissant, rendant le contexte social explosif. A quelques jours du mois sacré du Ramadan, la semoule et l’huile ont disparu des rayons de nombreux magasins. D’énormes files d’attente se forment devant les points de vente de la capitale.

Algérie. La hausse des prix alimentaires attise la colère

Fini l’huile de table, le lait, la farine, la semoule… donc s’il y en a, c’est au prix fort. La baguette ordinaire a bondi de 10 % à 15 %. Plusieurs économistes caressant le sens du poil en Algérie se joignent au discours du gouvernement pour rassurer les ménages algériens. Ces derniers, habitués aux situations de pénuries de produits de première nécessité et de hausses de prix intempestives durant ce mois sacré, sont insensibles au blablabla officiel d’un “La conjoncture internationale est loin d’être favorable cette année en raison de la crise ukrainienne et de son impact sur les produits agricoles, notamment le blé et le pétrole, dont les deux protagonistes de cette crise – la Russie et l’Ukraine – sont de gros exportateurs».

Les Algériens s’en fichent, ils font le triste constat des étals vides et du pouvoir d’achat au plus bas. De plus, à quoi cela servirait-il, les rayons de nombreux commerces sont dépourvus de produits alimentaires de base, notamment la semoule et l’huile, deux produits essentiels en ce mois de ramadan. Une situation qui inquiète et sème des problèmes dans une société secouée par la crise sanitaire et un climat post-hirak répressif.

Algérie. La hausse des prix alimentaires attise la colère
Amer constat, prix exorbitants et pénurie de produits de première nécessité

Deux ans après avoir pris le pouvoir, le couple sénile qui gouverne désormais l’Algérie, le soi-disant chef de l’Etat au nom imprononçable, et Saïd Chanegriha, chef de l’armée et marionnettiste régulier, s’accrochent désespérément à leur double négatif. A la fin, il a dit non à la dette extérieure et non à une gestion plus économique et moins politique des réserves de change de la Banque d’Algérie, au détriment des dépenses en devises (biens, services, dotations diverses, nourriture, etc. ., comprimé plus au-delà de la raison, bien qu’essentiel à tout développement économique et social. En fait, toute la politique économique du pays est indexée sur le niveau des réserves de change qui, pour le moment et malgré une conjoncture énergétique favorable, sont largement épuisées .

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