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la Maison Bleue de Contis, nid d’inspiration pour des films marquants

En tant que maison d’écriture initiée par le Conseil Départemental avec la participation…

En tant que maison d’écriture initiée par le Conseil Départemental avec la participation d’Avant tout chose, le soutien du CNC, de la Drac Nouvelle-Aquitaine, de la communauté de communes Côte Landes nature et de la commune de Saint-Julien-en-Born et en association Avec le bureau d’accueil des tournages des Landes, l’association D accueille les réalisateurs pour leur travail sur leur premier ou deuxième film à se dérouler dans la région. Ces derniers envoient leur candidature avec leur projet et si, comme Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, ils sont retenus, ils se voient attribuer une bourse de 4 000 euros pour travailler, avec deux périodes de résidence de quinze jours chacune, d’abord en avril, puis en octobre. . « Pour nous, la terre est très précieuse. Ici on est loin de notre quotidien, on passe la majeure partie de la journée à écrire et les balades qu’on fait nous permettent de nous immerger totalement et de nourrir des idées pour le film. Il peut même y avoir des expériences vécues ici qui apparaissent comme des éléments fondateurs du projet », confient les deux réalisateurs, amis depuis leur rencontre sur le banc de Sciences Po à Bordeaux.

un cinéma d’ancrage

Comme son premier long métrage, “Gagarine”, qui est le fruit d’un travail avec les habitants d’une vraie commune d’Ivry-sur-Seine condamnée à la démolition et qui raconte la résistance d’un jeune homme vivant pour la sauver (lire par ailleurs), Le second projet du duo racontera l’histoire d’une famille d’immigrés venue s’installer dans les Landes. « L’ancrage dans le territoire alimente la fiction et cela va du boulanger à Saint-Julien à la rencontre avec le personnel du centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Biscarrosse, en passant par les connaissances sur les grues et leur migration du directeur du réserve d’Arjuzanx, pour nous aider avec l’histoire des oiseaux qui seront également dans le film. Même sans véritable trace dans l’œuvre finie, toutes les rencontres s’y nourrissent », explique Fanny, ses yeux pâles gênés par le soleil mais un franc sourire.

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Jérémy et Fanny retourneront à la Maison Bleue de Contis en octobre pour continuer à travailler sur leur film.

Jérémy et Fanny retourneront à la Maison Bleue de Contis en octobre pour continuer à travailler sur leur film.

Philippe Salvat

À ce stade de la résidence, le duo est en pleine écriture. Ils auront également le soutien, pendant trois jours, de leur co-scénariste, Guillaume Laurent, grand collaborateur de Jean-Pierre Jeunet, notamment sur “Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain” et “Un long dimanche de rencontres”. « Dans notre calendrier idéal, nous aimerions revenir en octobre avec un bon récapitulatif du film, ajouter les dialogues puis passer à la phase de financement et peut-être tourner ici à l’été 2023 ! “, ils attendent.

“Ici on est loin de notre quotidien, on passe la majeure partie de la journée à écrire”

Ces étapes de travail passent souvent inaperçues du grand public, qui ne voit que le produit fini, et un peu de leurs propres familles. « Quand mes parents me demandent ce que je fais et que je leur dis que j’écris, ils disent : ‘Encore ? ! Et est-il toujours dans le film ?”, le joueur de 34 ans s’amuse à glisser. Mais ces épreuves semblent plus faciles à croiser à deux. « Entre nous, c’est plus une évidence qu’un affrontement. Souvent on a la même intuition et si l’un a des doutes, l’autre est là pour le rassurer et si les deux ont des doutes, on se dit qu’il y a un problème et qu’il faut vérifier », confirme simplement Jérémy. Ce qui est certain, c’est que maintenant que nous sommes passés dans les coulisses, il y aura beaucoup d’attente pour voir le résultat !

Son premier long métrage,

Son premier long métrage, “Gagarine”, de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, est déjà sorti dans 30 pays, dont les Etats-Unis et le Japon, où il rencontre également un grand succès.

Philippe Salvat

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