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La paix passe par Alger –


Enjeux énergétiques dans le monde : La paix passe par Alger – Maroc, gaz, Espagne, Italie, Ukraine, Maghreb, Russie,

Au cœur des enjeux énergétiques qui animent le monde
La paix passe par Alger
L’Algérie a fort à faire pour stopper les tendances guerrières à son encontre et consolider les axes déjà établis.

Les événements géopolitiques sont en train de modifier les relations internationales. Cela n’échappe à personne, encore moins aux Algériens qui voient leur État prendre des décisions inédites, comme la rupture des relations avec le Maroc, la renégociation du prix du gaz à destination de l’Espagne ou encore, très récemment, l’augmentation des quantités de hydrocarbures livrés à l’Italie. Il est très clair que le monde s’engage dans un nouveau cycle et que les actions des autres peuvent amener un danger à la porte du pays. Aussi les réactions rapides et énergiques de l’Algérie s’expliquent par rapport à ses propres intérêts, mais aussi par rapport au droit international qui soutient la diplomatie algérienne.

Visée depuis plusieurs années par une guerre de quatrième génération, l’Algérie ne l’a pas laissé passer et a adopté une posture offensive qui lui a permis de rayonner diplomatiquement sur la région et d’empêcher la réalisation de desseins meurtriers. Cependant, la vérité est que la guerre qui ravage l’Ukraine est clairement un facteur aggravant en termes de risque indirect qu’elle fait peser sur la stabilité du Maghreb et donc de l’Algérie.

Ce conflit a déjà eu un impact profond sur les relations entre la Russie et le bloc occidental, mené par les États-Unis d’Amérique. Les conséquences économiques, politico-diplomatiques et le réarmement de l’Europe ne tarderont pas à installer, de fait, un climat de guerre froide, dans une région phare du monde. La rupture provoquée par cette guerre, au cœur du Vieux Continent, aura sans doute des répercussions dans diverses régions de la planète. Dire que le monde entre dans une nouvelle ère d’incertitude à tous les niveaux est un euphémisme.

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Le face-à-face violent entre l’Occident et la Russie, dont l’Ukraine est le premier champ de bataille, ne va pas s’arrêter. Bref, l’humanité sera inévitablement entraînée dans un nouveau cycle de peurs, bien plus inquiétant que les 44 années de guerre froide qui ont opposé les États-Unis à l’URSS. Nous ne sommes qu’au début d’un processus dont les implications sont encore insoupçonnées.

Sur l’échiquier géopolitique mondial, l’Algérie, comme beaucoup d’autres nations, devra se positionner au mieux de ces intérêts. En cela, les autorités du pays sont conscientes des problèmes. Le départ récent du chef d’état-major de l’ANP rappelle l’impératif d’une extrême vigilance. “Ce que le monde enregistre aujourd’hui comme de profonds changements géopolitiques et des défis sécuritaires complexes n’est en réalité que le prélude à des changements majeurs”, a déclaré Saïd Chanegriha, comme pour alerter ses troupes, mais aussi l’opinion nationale sur les ambiguïtés qui vont sûrement émerger et conduire. , d’une manière ou d’une autre, le pays sur un chemin dont nous ignorons aujourd’hui les tenants et les aboutissants. Le chef de cabinet souligne que les implications du nouvel ordre mondial « auront sans aucun doute des impacts et des répercussions sur tous les États du monde, sans exception ». En fait, l’Algérie est totalement impliquée dans ce qui va arriver à la planète à la lumière de l’agenda des Occidentaux et des Russes.

Le fait est que si la guerre en Ukraine semble être la base sur laquelle s’appuiera la nouvelle politique, il est entendu que de nombreux États profiteront du nouvel accord annoncé pour promouvoir leurs projets. En cela, l’Algérie a fort à faire pour freiner les tendances guerrières à son encontre et consolider les axes déjà établis. La présence d’Israël aux frontières occidentales du pays est, en soi, un facteur de déstabilisation qui pourrait servir des desseins indicibles, soutenus par le nouvel ordre mondial. Le Maroc, qui ne cesse de multiplier les provocations, l’Espagne, qui cède au chantage de Rabat, la Libye, où de nombreuses organisations opèrent sous conditions, constituent autant de défis pour un pays au centre d’une région en mutation que les forces antagonistes du nouvel ordre mondial voudraient avoir en son sein. L’instabilité des pays autour de l’Algérie, associée à l’appétit expansionniste doublé du caractère mafieux du régime marocain, n’arrange rien. Cela signifie que la géopolitique régionale est loin d’être un fleuve calme.

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Il reste que dans cette guerre, l’Algérie a pas mal d’atouts et un certain nombre d’amis précieux et décisifs. Par ailleurs, le chef d’état-major ne s’y trompe pas lorsqu’il rappelle les capacités dont dispose le pays pour “passer avec succès l’épreuve d’adaptation à ces pluies radioactives”. Conditionnée par “la construction d’une économie nationale forte, capable de garantir notre sécurité alimentaire, et la consolidation de la souveraineté géostratégique”, comme le souligne le chef d’état-major général, la résistance de l’Algérie a donc un coût, mais surtout un objectif clair.

Dit BOUCETTA

L’expression13/04/2022

#Algérie

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