Le chef de la Ligue arabe condamne les attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite

ALGER : Après avoir été maintes fois reporté, en raison de l’absence de l’un des prévenus pour raisons de santé, le procès des hauts dirigeants algériens semble enfin aboutir à une condamnation.

Le procureur du Pôle Pénal Economique et Financier, à Sidi M’hamed à Alger, a requis, ce lundi, dans l’affaire “Benamor”, une peine de 10 ans de prison et une amende de 2 millions de dinars (environ 12.700 euros), contre les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal.

Ces derniers sont poursuivis pour gaspillage de fonds publics, blanchiment d’argent, obtention d’avantages indus et exploitation illégale de terres agricoles.

Outre les 6 ans de prison assortis d’une amende de 1 million de dinars (environ 6.300 euros) réclamés contre l’ancien ministre de l’Agriculture, Rachid Benaissa, le représentant de droit public a requis des peines allant de deux à six ans contre le reste des accusés.
Les entreprises inculpées dans cette affaire ont été condamnées à une amende de 32 millions de dinars, avec la confiscation de tous les biens, immeubles et comptes bancaires, notamment ceux saisis à l’intérieur et à l’extérieur du pays, qui font l’objet d’un procès en cours.

Le ministère public a qualifié les faits de l’affaire de “dangereux”, compte tenu des nombreux dérapages commis par divers agents et cadres de l’Etat qu’il estime avoir “piétinés” les lois de la République en octroyant des contrats et impliqués dans les opérations de financement de l’agriculture algérienne. groupe agro-alimentaire Amor Benamor, spécialisé dans la fabrication de pâtes et de couscous. Qui est actuellement le leader dans la production de ces produits en Algérie.

Ce groupe a revendiqué “un partenariat” pour sauver le complexe Corso, qui s’est avéré être une couverture pour les activités criminelles de divers responsables de l’État en collaboration avec ces groupes.

Le rapport du Corso General Finance Inspectorate avait mis en lumière de graves actes de corruption, qui ont conduit à la destruction de cette entreprise. En effet, il est important de préciser que cet accord a été décidé en 2013, d’un commun accord avec le Groupe Benamor, sous prétexte de réhabiliter le complexe Corso et de redynamiser son activité. Cet accord a été conclu sans même recourir à un appel d’offres, ce qui est illégal au regard de la réglementation en vigueur sur la gestion et la privatisation des entreprises publiques.

Ces actions mentionnées ci-dessus impliquent des transferts de fonds entre Malte et la Suisse et donc du blanchiment d’argent par l’achat de biens immobiliers à l’étranger sous couvert d’investissements économiques, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays.

Le procureur a commencé sa plaidoirie en expliquant que tous les indices et preuves mis en évidence tout au long de l’enquête et l’examen des pièces du dossier prouvent que les accusés sont coupables des crimes pour lesquels ils sont poursuivis.

Une correspondance accablante

L’acte d’accusation analysait la correspondance envoyée par l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal depuis 2012, dans laquelle il chargeait le complexe de Riyad de négocier avec l’équipe de Benamor en vue de le soumettre au State Stock Board, alors que la propriété du complexe de silos était dévolue à l’Office. Professionnel des Céréales.

Lors de sa plaidoirie, le procureur a également précisé que l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia était intervenu en faveur du groupe Benamor, lui accordant des facilités. L’ancien chef du gouvernement aurait envoyé une lettre dès 2017, qui contenait des instructions au complexe “AGRODIV” pour entamer des négociations et parvenir à un prêt d’un montant de 50 milliards de centimes.

Lors du procès, le représentant de droit public s’est également appuyé sur une lettre envoyée par Ahmed Ouyahia au ministre des Finances dans le but d’octroyer un prêt dont Benamor a bénéficié. Ce que l’accusation a considéré comme une nouvelle violation du règlement du Conseil des contributions de l’État.

L’administration du Trésor public, durement touchée par ces transactions illégales, a également exigé que les deux anciens Premiers ministres, ainsi que l’ancien ministre de l’Agriculture, Rachid Benaissa, versent 1 million de dinars en réparation du préjudice qu’ils ont causé au Trésor algérien.

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