Le Grand Prix d’Arabie Saoudite reste au lendemain d’une attaque près du circuit

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La célébration du Grand Prix d’Arabie saoudite a été confirmée ce samedi par ses organisateurs, après de vives inquiétudes des pilotes quant à la sécurité du championnat. Une attaque houthie près du circuit de Jeddah vendredi a déclenché un énorme incendie et un nuage de fumée vu de loin par les conducteurs.

Les instances dirigeantes de la Formule 1 ont reconfirmé, samedi 26 mars, le maintien du Grand Prix d’Arabie saoudite, le lendemain l’attaque d’un site pétrolier près du circuit de Jeddah par les rebelles houthis yéménites.

“Après des discussions avec toutes les équipes et tous les pilotes (qui ont duré jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi, ndlr), le Grand Prix d’Arabie saoudite de Formule 1 se déroulera comme prévu”, ont indiqué le promoteur de la Formule 1 1 et la Fédération internationale de l’automobile. (FIA). ) dans une phrase.

“Des discussions approfondies ont eu lieu entre les parties intéressées, les autorités gouvernementales saoudiennes et les agences chargées de la sécurité qui ont donné des garanties complètes et détaillées sur la sécurité de l’événement”, ajoutent les autorités.

Les pilotes, restés silencieux après cette réunion, ont ensuite exprimé leur “résolution de participer aux essais et qualifications aujourd’hui et à la course de demain”, par la voix de leur association (le GPDA).

Nouvelles attaques revendiquées par les Houthis

L’attentat de Djeddah s’inscrit dans une vague revendiquée par les Houthis vendredi, à la veille du septième anniversaire de l’intervention du Coalition militaire dirigée par Riyad au Yémen, pour soutenir le gouvernement contre les rebelles proches de l’Iran. Il a provoqué un gigantesque incendie et un nuage de fumée noire visible depuis le circuit lors des essais libres 1.

“Cela peut être difficile à comprendre si vous n’avez jamais piloté une F1 sur le circuit rapide et difficile de Djeddah, mais voir la fumée de l’incident a rendu difficile de rester un pilote de course pleinement concentré et d’effacer les préoccupations humaines naturelles”, ont expliqué les pilotes. via le RGPD.

Plusieurs chefs d’équipe ont également pris la parole plus tôt dans l’après-midi, lors de leur conférence de presse habituelle du samedi.

Aucun des deux n’a trahi le secret des échanges de la veille, mais “le plus important était de s’assurer que nous étions à nouveau en sécurité”, a déclaré le directeur de l’équipe McLaren, Andreas Seidl.

Des pilotes “pas complètement détendus”

“Les pilotes ne sont pas à 100% satisfaits ni complètement détendus, mais ils ont écouté les garanties et ils ont compris que l’important était de rester ici pour concourir”, a ajouté son homologue Ferrari Mattia Binotto.

“En tant que F1, ce que nous pouvons faire, c’est essayer d’avoir un impact positif sur les pays que nous visitons”, justifie l’Italien, à l’unisson avec les autres chefs d’équipe. C’est notre devoir, notre tâche.”

Des propos qui font écho aux réponses de tous les acteurs du championnat interrogés sur l’opportunité de courir dans des pays accusés de violations des droits de l’homme, à commencer par l’Arabie saoudite, où la F1 était basée la saison dernière.

Quant à savoir si ce GP a sa place, “ce n’est pas nous (les équipes) qui régissons le calendrier” mais la F1 et la FIA, rappelle Jost Capito pour Williams, même si évidemment les équipes sont consultées. “Si des discussions doivent avoir lieu, elles auront lieu après le Grand Prix, mais pas pendant, tant que nous sommes en sécurité”, a-t-il déclaré.

Juste après les essais libres 2 vendredi soir, les organisateurs du championnat avaient annoncé la poursuite du GP malgré l’attaque, mais les pilotes ont eu besoin de plus de quatre heures pour en discuter, se séparant vers 02h20 heure locale sans annonce officielle sur sa position. .

Pourtant, le doute semblait levé, plusieurs chefs d’équipe disant « faisons la course » aux médias présents. En représailles aux événements de vendredi, la coalition a mené des frappes aériennes dans la nuit à Sanaa et Hodeïda, villes yéménites tenues par les rebelles, selon l’agence officielle saoudienne SPA.

Selon un haut responsable saoudien contacté samedi par l’AFP, les rebelles houthis ont proposé un cessez-le-feu et des pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre qui paralyse le pays depuis sept ans.

avec AFP

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