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Lekjaa, Halilhodzic, Ziyech et Mazraoui… Mustapha Hadji vide son sac

Mustapha Hadji, ancien entraineur adjoint de l’équipe nationale, s’est exprimé dans les dossiers chauds des Lions de l’Atlas. Faisant des révélations particulières, ses propos tranchent avec la langue de bois.

Il est le seul adjoint à avoir côtoyé trois entraîneurs de l’équipe nationale : Badou Zaki, Hervé Renard et Vahid Halilhodzic. Mustapha Hadji a été limogé de ses fonctions comme adjoint de ce dernier depuis 2019, en mars dernier.

Dans une longue interview selon Alyaoum24, il dit ne pas concevoir ce limogeage tout en supposant qu’il respecte le choix des responsables. Il préfère ne pas s’y attarder en affirmant qu’il accomplissait sa tâche en son âme et conscience.

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“Un Grand Frère”
Plus quand on lui fait remarquer qu’il avait des problèmes avec certains joueurs évoluant à l’étranger, il s’offusque. «Je vous suggère d’appeler les joueurs en question. Je suis prêt à une confrontation. Même si tu ne sais pas, tu vas dire que ça fait un jour que tu as un problème avec moi”, lance-t-il.

L’ancien Lion de l’Atlas est targue de jouer au grand frère : « Je suis souvent en contact avec les joueurs. Ils m’appellent et me demandent conseil. Etant leur aîné, je me fais une joie de les orienter sur certains choix. Aux rassemblement, quand l’entraîneur s’exprime en français, langue qu’ils ne maîtrisent pas, je leur traduis en anglais».

“On ne doit pas aller à contre-courant”
A une question d’Alyaoum24 sur l’expulsion de Hakim Ziyech et Noussair Mazraoui, Mustapha Hadji n’y passe que par quatre chemin. Pour lui, les deux joueurs doivent être rappelés en équipe nationale.

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« 40 millions de Marocains veulent voir ces joueurs en équipe nationale, je ne vois pas pourquoi on leur refuse cela. Parce qu’après tout, on travaille pour le Maroc et les Marocains, et on est censé répondre à leurs exigences et ne pas aller à contre-courant», assène Hadji.

En ce qui concerne Hakim Ziyech, dont on a beaucoup ergoté sur sa «forte tête», l’ancien entraîneur adjoint déclare : «oui, Hakim Ziyech a son propre personnage qui peut sembler à l’opposé de ce que veut l’entraîneur, mais c ‘est le personnage qui forge le joueur et lui donne ce plus qui fait la différence sur le terrain».

Plus clairement en désaccord avec Vahid Halilhodzic sur le dossier Ziyech et Mazraoui, Mustapha Hadji a souligné que son choix revient à son entraîneur et jamais à l’adjoint. « Connaissez-vous l’adjoint de Pep Guardiola ? Personne n’entend parler de lui, il semble que ce soit le dernier qui décide», ajoute-t-il.

«La rumeur était fausse»
Dans cette interview, Mustapha Hadji revient sur les rumeurs dont il a fait l’objet et qui lui ont ainsi qu’à sa famille beaucoup de désagréments. “On m’a traité de “samsar”, de voleur, etc. C’est arrivé jusqu’à l’oreille de ma mère qui en a été beaucoup affectée», regrette-t-il.

Il s’injure contre certaine presse et certains journalistes qui, selon lui, puisent leurs « informations » dans les réseaux sociaux sans contacter la personne concernée pour vérifier la véracité de leurs écrits.

Tout en assurant être prêt à rendre des comptes, il menace de poursuites judiciaires les colporteurs de rumeurs à son rencontre.

Un décalage d’âge
Enchainant dans ses révélations, Mustapha Hadji a reconnu que Vahid Halilhodzic était une manière propre à lui de travailler. «Il dicte un ordre et le répète deux fois, après c’est fini et il juge», témoigne-t-il.

Et de souligner que le décalage d’âge entre l’entraîneur et les joueurs «ne facilite pas la tâche à ces derniers ainsi que leur intégration dans le groupe».

Il estime également que le Maroc regorge d’entraîneur de qualité qui, à l’avenir, pourrait être à la tête des Lions de l’Atlas et accomplir cette mission comme il se doit.

“Je suis rachetable a Lekjaa”
Mustapha Hadji n’a pas manqué de souligner le rôle de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) qui, selon lui, a doté le football national de tous les moyens sine qua non pour aller de l’avant.

« Avant son arrivée à la tête du football national, beaucoup de joueurs de l’étranger avaient peur de ven joueur en équipe nationale, indique-t-il. Il y avait presque un vide à tous les niveaux. Maintenant, tous rêvent de défendre les couleurs nationales.

Au sujet de sa relation avec la patronne du football marocain, Hadji a affirmé qu’elle est bonne et qu’elle la repose toujours. «Je suis redevable à M. Lekjaa pour la confiance qu’il a faite en moi et l’occasion qu’il m’a donnée d’aider, selon les moyens, mon pays», conclut-il.

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