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Les 8 meilleures preuves que le cinéma n’est pas écologique (DU TOUT)

Le cinéma c’est vraiment magique, on passe d’une scène à l’autre dans des paysages radicalement différents en un claquement de doigts, OUAHOU. Oui, mais ça calme en fait tes ardeurs. Parce que le cinéma c’est très beau mais c’est ce qui pollue le plus. Une étude réalisée par l’organisme Ecoprod a montré que le secteur émettait 1,1 million de tonnes de CO2 chaque année (pour vous donner une idée, il y a plus ou moins 410 000 allers-retours Paris-New York, YAY). En Californie (Hollywood oblige), le cinéma est la deuxième industrie la plus polluante après le pétrole. Bref, le cinéma ne sent pas très bon et nous avons quelques exemples tonitruants pour vous le prouver.

1. Le James Bond OO7 Spectre explosé pour 30 millions d’euros en voitures

On se doutait que les films d’action avaient peu de sensibilité écologique, mais l’exemple de ce film est particulièrement convaincant. D’abord avec ces 30 millions de voitures qui ont été démolies (dont 7 Aston Martin qui ont aussi le bon goût d’avoir été fabriquées spécialement pour le film) puis cet avion qui s’écrase sur une montagne. Sans oublier les multiples scènes sous la neige, ou sous la pluie, deux phénomènes météorologiques évidemment recréés de toutes pièces. EN HAUT JAMES.

2. Le tournage d’une scène de The Expendables 2 est tombé sur une colonie de chauves-souris préservée.

Excellente idée de tourner dans une grotte en Bulgarie. Une idée encore meilleure : aller tirer dans une grotte qui abrite une colonie préservée de rats volants. 33 000 chauves-souris dérangées par le grand combat de Sylvester Stallone qui s’est soldé par la mort de la moitié des exemplaires. non wow

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3. Apocalypse now : quelques litres de diesel

Ah, vraiment quel excellent film avec la musique des Doors, comment ne pas devenir fou dans cette scène d’ouverture ? Bon, mais sachez que 4500 litres d’essence ont été gentiment brûlés pour brûler la forêt. On aurait même ajouté des pneus pour faire plus de fumée. Alors Coppola est sympa avec son film, mais ce n’est pas en mangeant des fruits et légumes de saison qu’il va récupérer son empreinte carbone.

4. Tim Burton a laissé tous ses sets Big Fish abandonnés dans la nature.

Donc c’est sympa en soi, c’est un bon endroit à visiter, pour le tourisme c’est vraiment super, merci Tim Burton. Mais en termes écologiques, c’est vraiment nul.

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5. Waterworld : l’abîme des chimères

Nous sommes clairement dans l’exemple le plus célèbre de l’histoire du grand non-sens non écologique. Outre le fait que cela Mad Max aquatic est rapidement devenu un nanar, c’est avant tout un blockbuster qui a fait beaucoup de dégâts sur la planète.

Nous sommes partis du lieu de tournage : une fausse île de 250 mètres de diamètre au cœur de l’océan Pacifique, qu’il fallait déplacer chaque jour avec un remorqueur de 50 mètres. 60 jet-skis. Deux catamarans pour les stars (car de toute façon il n’y a pas de temps à perdre). Deux trimarans (pas drôles du tout dans la vraie vie) transportés en Boeing 747. Sans oublier la bouteille d’Evian à 4 000 $ par semaine (sympa). C’est donc bien de faire un film sur les conséquences du réchauffement climatique, mais il semble que la production soit à côté de la plaque.

6. L’organisme Ecoprod a évalué l’empreinte carbone de tout ce qui encadre le cinéma en France (et c’est pas fou)

Pour vous donner une idée, si l’on veut respecter les engagements des Accords de Paris (et donc rester en dessous de 1,5°C de réchauffement climatique par rapport à l’ère préindustrielle) il faut rester en dessous de 2 tonnes équivalent carbone par personne et par an ( actuellement en France, on est plus autour de 12 tonnes équivalent carbone par personne et par an).

Une heure de programme télévisé équivaut à 10 tonnes de carbone. Un épisode de série tourné à Paris (du tournage à la diffusion) pèse 35 tonnes. Et quand on tourne un long métrage qui propose des paysages variés, c’est un minimum de 1 000 tonnes d’équivalent carbone.

7. En gros, dès que vous voyez différents paysages d’une scène à l’autre, dites-vous que cela a nécessité le déplacement de beaucoup de monde, parfois juste pour une scène.

Et dans le genre on pourrait citer pas mal de films et de séries mais comme on aime bien pointer du doigt, on peut parler de mektoub mon amour de Kechiche, qui a fait voyager toute l’équipe de tournage au Portugal pendant deux semaines juste pour tourner une seule scène, ou de Game of Thrones, qui accumule un nombre incalculable de voyages en avion d’au moins 1 000 personnes à chaque changement de décor. BOOH les méchants.

8. La star de la météo Leocardo Di Caprio n’est pas toujours à la hauteur de ses grands discours.

Léo est sympa avec son engagement pour la planète, mais quand on sait qu’il vit dans une maison à 7 millions de dollars à Los Angeles et qu’en 2016 il s’est offert un petit voyage de Cannes à New York en jet privé juste pour recevoir un prix pour son engagement écologique, il baise la garce.

Et imaginez-vous qu’un type comme Roland Emmerich sur qui on n’aurait pas misé un clou de conscience écologique a été l’un des précurseurs dès 2004 pour le tournage du Jour suivant il avait payé l’organisation Future of Forest pour compenser son empreinte carbone avec 200 000 $ provenant de la plantation d’arbres. Bon, ce n’est pas parfait, mais c’est déjà mieux que de tout brûler. Les sœurs Wachowski s’étaient également efforcées de recycler 97,5 % de leurs sets en Matrix Reloaded.

Sources: L’Express, 20 minutes, tu comptes, les échos

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