Les Animaux Fantastiques 3, Vortex… les nouvelles premières cinématographiques du 13 avril

Les Animaux Fantastiques : Les Secrets de Dumbledore, La revanche de la crevette brillante… quelles sont les sorties cinéma de la semaine du 13 avril 2022 ?

Chaque semaine, Ecran Large fait son marché en salles et sélectionne quelques nouveautés et films incontournables (pour de bonnes ou de mauvaises raisons).

Avec la mort d’Harry Potter, une revanche pas si joyeuse du water-polo, le retour de Gaspar NoéJ-Horror, un tour de France très animé et une épidémie oubliée.

DÉPARTS RECOMMANDÉS

LA REVANCHE DES CREVETTES PÉTILLANTES

Durée : 1h53

de quoi ça parle : Deux ans après la mort de Jean, l’entraîneur décide de faire venir un jeune de la banlieue qu’il pense homosexuel pour accompagner l’équipe aux Gay Games de Tokyo, un voyage pour rendre hommage à son ami parti trop tôt. Mais après avoir perdu leur lien avec le Japon, ils se retrouvent bloqués en Russie, dans l’une des régions les moins gay-friendly du monde. Le début d’une folle aventure aussi incroyable que dangereuse.

parce qu’il faut le voir : La revanche de la crevette brillantec’est le retour de l’équipe de water-polo la plus queer du grand écran, toujours sous la houlette de Cédric Le Gallo Oui Maxime Govaré. Cette nouvelle œuvre interroge de manière plus sérieuse et politique la réalité de l’homophobie dans un nouveau scénario : la Russie.

Mais cela pousse aussi les acteurs à se surpasser en essayant d’exprimer ce qu’est leur regard sur l’homosexualité, à l’aube de l’arrivée d’un nouveau nageur, Sélim. Ce dernier, introduit par Matthias, est un compétiteur hors pair, mais ne semble pas aussi clinquant que ses nouveaux camarades.

Ce nouveau manège pour les Crevettes vaut le détour, ne serait-ce que pour son actualité brûlante. Bien que le film ait été tourné en Ukraine (pour simuler l’histoire en Russie), de nombreux figurants sont allés à la bataille depuis lors.. Enfin, rappelons qu’il aura fallu attendre 2022 pour voir les thérapies de conversion interdites en France.

La note grand écran : 2.5/5

VORTEX

Durée : 2h22

de quoi ça parle : Les derniers jours de la vie d’un couple de personnes âgées au cœur d’un appartement parisien.

parce qu’il faut le voir : Parce que Gaspar Noé est l’un des réalisateurs français les plus passionnants du moment, avec un style très identifié entre ses effets épileptiques, son rugissement vertigineux, la folie qui anime ses personnages, et les thèmes violents qui enflamment chacune de ses créations. Cependant, cela prouve une fois de plus qu’il est un cinéaste bien plus brillant qu’on ne pourrait l’imaginer avec Vortex.

En rupture avec son cinéma survolté, Gaspar Noé nous plonge dans la longue marche pré-mortem de deux vieillards. Avec un appareil extrêmement minimaliste (profitez juste d’un écran partagé et de quelques plans séquences), Noah suit alors sa dégénérescence avec une lenteur inquiétante. C’est certes trop long, mais le film rend avec un réalisme déprimant la tragédie de la vieillesse et l’attente désespérée de cette mort menaçante, patiente mais certaine.

La note grand écran : 4/5

Notre critique de Vortex

POMMES

Durée : 1h30

de quoi ça parle : En Grèce, une pandémie inattendue provoque une vague d’amnésie. Aris, incapable de se souvenir de son identité, suit un programme de rétablissement pour l’aider à reconstruire sa vie.

parce qu’il faut le voir : Le cinéaste Christos Nikou était l’assistant du désormais célèbre Yorgos Lanthimos pour Canin en 2009. Près de douze ans plus tard, son premier long métrage pommes (sélectionné en 2020 à Venise) démontre l’influence de son acolyte grec sur son propre cinéma. Avec son ton d’ouverture plutôt flamboyant et son amour évident de l’absurde, pommes nous plonge dans un univers dystopique (bien que sacrément réel depuis deux ans) pour mieux étudier les dérives de la société réelle.

Ainsi, grâce à son protagoniste aussi bienveillant qu’apathique, Nikou s’amuse à raconter une histoire sensible sur le duel, les souvenirs, à travers la reconstitution de personnages errants. De plus, le film semble dénoncer fatalement le danger d’une éducation trop formatée (ou dirigée), forçant les personnages à s’appuyer sur des identités conditionnées (voire égoïstes), sans jamais pouvoir jouir d’une liberté salvatrice.

Malheureusement, c’est trop théorique et empêche vraiment l’implication émotionnellemais si le cinéma de Nikou évolue comme celui de Lanthimos, il faudra le surveiller de près.

La note grand écran : 3/5

LA SORTIE LA MOINS RECOMMANDÉE

LES ANIMAUX FANTASTIQUES : LES SECRETS DE DUMBLEDORE

Durée : 2h22 (et c’est long !)

de quoi ça parle : D’Albus Dumbledore, qui a pris la place de Norbert Dragonneau comme personnage principal de sa propre franchise. Et puis, il agite une baguette magique… va-t’en… incohérence… Grindelwald c’est le mal… incohérence… sors et nous sortons.

Pourquoi nous ne le recommandons pas : Avec sa production houleuse, frappée à la fois par le mauvais accueil du volet précédent, ainsi que par les scandales gâchés de son équipe et de ses acteurs (JK Rowling, Johnny Depp, Ezra Miller…) et par la pandémie de Covid-19 comme cela dit Les Animaux Fantastiques 3 Il n’est pas reparti avec les meilleurs atouts du monde.

Le problème est que le résultat final en souffre sérieusement. Avec à nouveau l’homme de confiance David Yates à la barre, Les secrets de Dumbledore est perdu dans une accumulation de pauvres tunnels de dialogue, le tout filmé dans des énièmes nuances de gris qui sont loin de rendre justice au Wizarding World. Désireux de faire peau neuve, le long-métrage s’attache à sauter du coq à l’âne, à corriger les erreurs du passé au prix d’incohérences aussi grosses que Poudlard, et à afficher un montage anarchique, qui sacrifie les trois quarts de son histoire. . arcs.

La vraie créature de Frankenstein cousue de toute façon, Les Animaux Fantastiques 3 il a tout d’une épave industrielle vide et aseptisée, qui deviendrait presque fascinante si elle ne vous ennuyait pas à mourir.

La note grand écran : 1.5/5

LES SOURCES FRAÎCHES

ANNEAU / AUDITION / EAU NOIRE

Départs : 1998, 1999 et 2002 – Durée : 1h36, 1h55 et 1h41

Audition : photo, Eihi ShiinaPrendra une nouvelle dose

de quoi ça parle : Fantômes aux cheveux longs, rubans maudits, taches au plafond et séances d’acupuncture.

pourquoi faut-il les voir : Sortir ce trio de classiques absolus est donner l’opportunité à une nouvelle génération de découvrir la “J-Horror”un terme qui désigne la vague de films d’horreur japonais, souvent aux thématiques similaires, qui a déferlé sur la planète cinéma au début des années 2000. La sélection est assez représentative non seulement des grands succès de ce mouvement yu-in), mais aussi ses particularités et sa diversité.

Anneau est sans aucun doute le premier ambassadeur de l’horreur japonaise. C’est lui qui, en conquérant le monde, a repoussé les horizons d’une grande partie de la cinéphilie occidentale, tout en introduisant avec Sadako des codes infinis devenus depuis presque des archétypes : le fantôme muet aux cheveux longs, le premier plan des yeux, la légende urbaine , la vidéocassette… Moins célèbre et encore plus déchirante, eau sombre révèle toute la puissance émotionnelle et symbolique de l’œuvre de Hideo Nakata, pour qui la peur résulte nécessairement d’une grande douleur.

Et entre-temps, le fauteur de trouble devait mike takashi est embarqué, avec un film qui représente pour beaucoup une autre facette de la terreur japonaise, bien plus violente et à l’origine de tout un pan du cinéma gore américain. Traumatisme mondial, Audience ne fait cependant aucun devoir dans cette trilogie éphémère. Asami, Sadako ou Mitsuko incarnent les trois une souffrance infinie, féminine et silencieuse, qui revient hanter un monde pourri par ses bourreaux. Incroyablement contemporain et surtout sacrément terrifiant pour les âmes en peine.

notes grand écran : 5/5, 5/5 et… 5/5

LES TRIPLES DE BELLEVILLE

Lancement : 2003 – Durée : 1h20

Les triplées de Belleville : photoune histoire gratuite

de quoi ça parle : De Champion, une cycliste qui participe au Tour de France et est kidnappée par la mafia française, et de Mémé, qui part à la recherche de son petit-fils avec l’aide des Belleville Triplets, trois anciens chanteurs des années 1920.

pourquoi faut-il les voir : Parce que Les triplés de Belleville C’est un bouillon culturel. Le cinéma franco-belge-canadien puise ses influences à la fois dans la bande dessinée, dont il récupère le coup de crayon artisanal et caricatural, et des dessins animés américains aux Betty Boop dont il reprend gags visuels et dynamiques, ou encore du cinéma de Jacques Tati, auquel il emprunte la comédie burlesque et l’absence de dialogue.

Le road trip insolite réalisé par Sylvain Chomet est une sorte d’ovni cinématographique sorti la même année que Sinbad : Légende des sept mers Oui Le monde de Némoauquel il aspirait au moment de son départ de familiariser davantage le public adulte avec les films d’animation. Le film trouve ainsi sa personnalité et son identité en brouillant les codes avec son ambiance souvent dépressive, ses tons pastels, ses revisites gothiques à New York et Montréal, ses nombreuses références inaccessibles aux enfants, et son humour plus cinglant qu’hilarant.

La note grand écran : 4/5

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