ADVERTISEMENT

Les libraires recommandent : avril 2022

L’initiative les libraires recommandent répond à la demande de suggestions des lecteurs avides. Chaque mois, un comité composé d’une quinzaine de libraires établit, après de nombreuses discussions passionnées et passionnantes, une sélection de cinq livres. Essais, BD, romans pour enfants ou adultes, d’ici et d’ailleurs, ces cinq livres sont proposés dans les librairies membres de notre réseau. Cette initiative est une belle opportunité de promouvoir des livres considérés comme particulièrement remarquables, ainsi que de mettre en avant le rôle essentiel de votre libraire. Voici la sélection d’avril..


Baldwin, Styron et moi
Mélikah Abdelmoumen (Mémoire de l’Encrier)

Pour inaugurer le splendide nouveau design de Mémoire d’encrier, voici un texte clé. Phare au sens où solidement enraciné avertit des récifs, tandis que son faisceau de lumière indique les cours d’eau possibles et illumine amoureusement les yoles qui naviguent trop loin de la côte pour que nous les apercevions sans aide. En toute honnêteté (concept cher à Baldwin et Styron), Abdelmoumen raconte cette merveilleuse histoire qui va bien au-delà de l’improbable amitié d’un petit-fils d’esclaves avec un petit-fils d’esclavagistes. Au-delà de cette main tendue à travers les horreurs de l’histoire se trouvent les convictions profondes et les doutes de ces deux grands esprits du XXe siècle.moi siècle. Appropriation culturelle, liberté artistique et identités tressées sont discutées en profondeur sous le prisme de la confrontation générée par la publication de Confessions de Nat Turner. Le livre date peut-être des années 1960, mais la question qu’il soulève est aujourd’hui brûlante : est-il encore possible aujourd’hui d’écrire est l’histoire d’un noir quand on est blanc ? Examinant la position de Styron, celle de Baldwin, celle des Ten Black Writers, on prend le temps de réfléchir sans broncher, guidé en cela par le charisme, l’intelligence et l’humour des Québécois aux multiples héritages. C’est tellement excitant que la première chose que vous voulez faire en partant est de plonger dans Baldwin, Styron, Griffin, Angelou – bref, la table est mise pour d’innombrables autres lectures !
Thomas Dupont BuistLibrairie Gallimard (Montréal)

ADVERTISEMENT


Débutant
Stéphane Dompierre (Québec Amérique)

Un camp de déconnexion dans les bois avec un groupe de jeunes plus ou moins débrouillards, un voisin grincheux, un tueur débutant malchanceux qui rôde dans les bois… Comment cela a-t-il pu mal tourner ? Les morts et les malentendus se succèdent dans le nouveau roman de Stéphane Dompierre, qui nous fait rire, mais aussi réfléchir sur la place des écrans dans nos vies, sur les préjugés, sur la violence. Un excellent moment de lecture garanti !
Véronique TremblayLibrairie Vaugeois (Québec)

ADVERTISEMENT


maxiplotte
Julie Doucet (L’Association)

maxiplotte est une (magnifique) anthologie de l’œuvre de Julie Doucet qui s’étend sur plus de dix ans. Humour déchets, autofiction, féminisme et fantaisie un peu tordue s’unissent pour former un fascinant ballet. Grave et comique, cette lecture vous fera passer un bon moment !
Émilie CarpentierLibrairie Martin (Laval)


Mouron des oiseaux
Marie-Hélène Voyer (Le Peuple)

Telles des fleurs rouges et bleues qui émergent du sol infertile de la domesticité, de la filiation, de l’amour et du deuil, la toute nouvelle collection de celui à qui l’on doit déjà Salon de l’habitation, mais aussi l’excellent essai L’habitude des ruines, c’est une démonstration étincelante des vertus insoupçonnées de la vulnérabilité faite de littérature. D’inquiétudes en suffocations, de halètements en appréhensions et d’inquiétudes en chuchotements, des cuisines de l’enfance au comble du chagrin et du mausolée de la mémoire aux gouffres de la désolation, le poète devient faucheur de mauvais sang dont la coagulation s’effectue selon à une nomenclature inspirée, épargnant des extirpations et une froideur qui n’atteint jamais les yeux de ceux qui nomment sans coup férir l’inaltérable fixité des révolutions à accomplir.
Philippe FortinLibrairie Marie-Laura (Jonquière)


le vinyle insomniaque
Richard Z. Sirois (Saint-Jean)

Les vinyles me fascinent depuis mon enfance ! En parcourant les disques de mes parents dont je me souviens encore des titres, mes premiers disques et mon premier tourne-disque (que j’ai toujours). Bref, nous avons tous des souvenirs associés à cet objet qu’aucun autre médium n’a pu dépasser. Et Richard Z. Sirois nous propose un large éventail dans lequel on découvre, oui, des artistes à réécouter ou à découvrir, mais aussi passionné de musique de tous genres, un homme généreux et drôle. J’ai dévoré ce livre trop rapidement. Je le conserverai près de mes dossiers afin de pouvoir m’y référer régulièrement et hors service.
Shannon DesbiensLibrairie Les Bouquinistes (Chicoutimi)

Leave a Comment