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Les purificateurs d’air, compagnons du printemps

Les purificateurs d’air sont particulièrement populaires au printemps, qui est connu pour être la saison des allergies. Cependant, ils filtrent bien plus que le pollen et peuvent donc être utiles tout au long de l’année pour assainir l’air que nous respirons dans nos maisons. Que filtrent-ils ? Comment ? Et quel budget prévoir pour un modèle performant ? le pionnier vous dit tout

Si les allergies provoquent des irritations des yeux, du nez, de la peau, provoquent des éternuements, un écoulement nasal, provoquent des gênes respiratoires, elles ne sont pas forcément dues aux pollens. De plus, le pollen est loin d’être la seule source d’inconfort et de pollution présente dans nos intérieurs. D’où l’utilité des purificateurs d’air tout au long de l’année et pour tous les publics : adultes et enfants, allergiques ou non.

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Chaque filtre a sa propre mission.

Le principe du purificateur d’air est d’aspirer l’air présent dans une pièce, de le “nettoyer” puis de l’expulser purifié. Pour ce faire, l’air passe à travers plusieurs filtres : d’abord un préfiltre qui retient les grosses poussières, poils, poils d’animaux, etc. Puis un filtre à charbon actif pour filtrer les gaz et les odeurs, et enfin un filtre HEPA qui retient les particules les plus fines, invisibles à l’œil nu. Dans certains purificateurs, le filtre HEPA et le filtre à charbon actif sont fusionnés en un seul.

A noter que certains modèles utilisent également d’autres technologies comme l’ionisation (qui consiste à produire des ions négatifs pour peser les particules en suspension) ou la photocatalyse (qui vise à détruire les polluants par une réaction chimique).

Que filtrent les purificateurs d’air ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il existe dans nos intérieurs de nombreuses substances à filtrer, dont l’air peut être entre 5 et 10 fois plus pollué que l’extérieur. De plus, certaines activités quotidiennes sont sources de contamination sans même s’en douter, comme nettoyer, cuisiner ou ranger.

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© Sharp

Naturellement, l’air de nos maisons contient du pollen ou des particules provenant de l’extérieur. Mais certains polluants sont spécifiques à l’air intérieur. Parmi ceux que captent les purificateurs d’air, on peut citer : la poussière, le pollen, les acariens, les moisissures, les particules en suspension, dont les fameuses PM2,5 (d’un diamètre inférieur à 2,5 microns, sachant que toutes celles en dessous de 10 microns sont potentiellement dangereuses, selon à l’OMS). Grâce au filtre à charbon actif, les purificateurs captent également les odeurs et les gaz, dont les COV (composés organiques volatils). Le plus connu d’entre eux est le formaldéhyde, particulièrement présent dans nos maisons. Il provient des matériaux de construction, des meubles et objets de décoration, des colles, peintures et vernis, ainsi que de nombreux produits d’entretien.

Enfin, les purificateurs d’air sont censés capter microbes, virus et bactéries, mais tous les fabricants ne garantissent pas leur efficacité à cet égard. Certains ont encore testé l’efficacité de leurs appareils dans des laboratoires indépendants. Par exemple, Sharp a certifié l’efficacité de sa technologie de purification Plasmacluster sur le coronavirus. De son côté, Beko garantit que votre purificateur HygieneShield Élimine 99,9% des bactéries et virus (tests réalisés par Airmid). On peut encore citer Rowenta en exemple, quelques références comme le génie de l’air pur filtre “jusqu’à 99,9 % des particules en suspension dans l’air aussi petites que des virus”.

Le génie de l’air pur de Rowenta.© Rowenta

Concernant l’efficacité sur les allergènes et les particules fines, selon les modèles et surtout les filtres utilisés, les purificateurs d’air filtrent généralement à plus de 99%, parfois même les plus fines (jusqu’à 0,1 micron).

Filtration ciblée

Il faut savoir qu’en fonction des intérieurs, des saisons et des besoins spécifiques des utilisateurs, certains constructeurs promettent de cibler les polluants. Par exemple, Rowenta a développé un filtre spécifique, Nanocaptur, qui détruit le formaldéhyde pour s’assurer qu’il n’est pas rejeté dans l’air. Avec sa gamme de purificateurs de formaldéhyde, Dyson vise à détecter le formaldéhyde parmi d’autres substances, à le filtrer puis à le détruire. Certaines marques, comme Electrolux avec son Pure A9ils donnent à l’utilisateur la possibilité de choisir des filtres spécifiques, automatiquement reconnus par l’appareil, qui ciblent spécifiquement les particules fines, les odeurs ou le pollen, par exemple.

Le purificateur de formaldéhyde Dyson.© Dyson

Quel budget prévoir ?

Il existe des purificateurs dans toutes les gammes de prix, d’environ 150 $ à près de 1 000 $. Le prix dépend bien sûr des technologies embarquées, mais aussi de la surface traitée et du débit d’air (qui a un impact sur la vitesse de filtration), caractéristiques dont il faut tenir compte. Choisissez un petit modèle conçu pour purifier une pièce de 15 mdeux pour l’installer dans un grand hall de 30 mdeux ce serait inefficace.

Certaines options influent également sur le prix, par exemple la présence de capteurs qui servent à piloter un mode automatique afin que le purificateur adapte lui-même sa vitesse de fonctionnement à la pollution environnementale (une fonction essentielle selon nous). De nombreux modèles sont également connectés. Enfin, certains combinent d’autres fonctions avec leur rôle purificateur : humidificateur, déshumidificateur, ventilateur, chauffage, etc.

Nous vous recommandons vivement de faire le point sur vos besoins en termes de surface à traiter, de fonctionnalités, mais aussi d’emplacement et d’esthétique, car ces appareils peuvent parfois être encombrants et pas toujours très décoratifs. Pensez également à vérifier le prix des filtres (qui peut être onéreux, jusqu’à près de 100 euros) et la fréquence à laquelle il est recommandé de les changer.

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