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L’ESA abandonne les programmes lunaires russes

les explorer entretiens chercheurs, photographes, voyageurs, témoins d’un monde qui change sous le joug du réchauffement climatique.

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[EN VIDÉO] L’ESA étudie la possibilité d’imprimer une base lunaire en 3D
Avec l’avènement de l’impression 3D, de nouvelles idées de construction émergent. Après avoir démontré qu’il était possible d’imprimer dans l’espace avec de la poussière lunaire, l’Agence spatiale européenne (ESA) présente un projet ambitieux : une base imprimée en 3D sur la Lune. Découvrez en vidéo comment cet étonnant bâtiment a pu être construit.

Il y a quelques jours, nous avons célébré la Fédération de Russie Youri Gagarine, premier être humain à aller dans l’espace le 12 avril 1961. Depuis cette date, la Russie était devenue une puissance spatiale de premier plan mais avait perdu de son éclat après la désintégration de l’URSS et le coup porté à ses ambitions spatiales. Depuis, elle avait retrouvé son rang de première puissance spatiale, mais sans jamais devenir la numéro 1 qu’elle avait été.

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Pour la décennie 2016-2025, il s’était fixé un programme ambitieux qui devait lui permettre de retrouver son ancienne splendeur avec son expérience dans vols habités et c’est merveilleux pichets. Elle entend également s’appuyer sur de nombreux programmes en coopération notamment avec les POT, la Chine et l’Agence spatiale européenne. Surtout, ce énième programme doit lui permettre de rattraper son retard dans le domaine des services spatiaux et de mieux concurrencer les nouvel espace.

Et puis elle décideattaque ukrainienne. Le reste, on le sait. Les sanctions imposées à des secteurs entiers de votre économie dans un grand nombre de secteurs, y compris le secteur spatial, pourraient vous coûter beaucoup plus cher que prévu. Dans le domaine spatial, cette guerre a déjà des répercussions à court terme, mais aussi pour les décennies suivantes, principalement dans le transport spatial, les activités dans orbite et des programmes d’exploration coopérative.

Après Mars, l’ESA n’ira pas sur la Lune avec les Russes

Après cette attaque, le directeur duQUE lancé un examen complet de toutes les activités menées en coopération avec la Russie et l’Ukraine. Après le report du lancement det’exorciser 2022 afin de trouver des alternatives à ce que les Russes devraient apporter à la mission, le Conseil de l’ESA a pris le 13 avril la décision de cesser les activités de coopération avec la Russie sur les missions vers la Lune Luna 25, 26 et 27.

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A noter que l’acquisition attendue de compétences scientifiques et technologiques suite à l’utilisation d’équipements européens dans les missions Luna est une priorité pour l’ESA. Le développement de ces équipements se poursuivra et ceux-ci voleront à bord d’autres programmes non russes. Cependant, ces projets étaient difficiles à gérer, notamment en raison de multiples reports de vols. Avant même la crise ukrainienne, l’ESA réfléchissait à d’autres opportunités de vol, principalement avec le programme lunaire CLPS de la NASA, qui entend externaliser le transport d’instruments scientifiques sur le sol lunaire à des sociétés privées, et la mission Lunar Polar Exploration menée conjointement par l’espace. agences. du Japon et de l’Inde.

Où et comment cet équipement de pointe sera-t-il utilisé ?

Plus précisément, leprospectus de Luna 27 qui doit démontrer la faisabilité technique de l’utilisation de la glace d’eau à des fins multiples, telles que l’approvisionnementair, de l’eau et du carburant voleront lors d’une mission CLPS de la NASA. Quant à système pilote qui met en œuvre des technologies de navigation et d’évitement de situations dangereuses dérivées du programme chaîne de télévision britannique — et qui s’appuie aussi sur des études de débris spatiaux — est stratégique pour leautonomie de l’ESA dans le domaine de l’exploration lunaire. Il sera notamment utilisé par leatterrisseur logistique européen (NUMÉRO 3, Grand atterrisseur logistique européen), capable de transporter jusqu’à 1,7 tonne de marchandises n’importe où sur la surface lunaire. Par conséquent, la caméra de navigation de Pilot, appelée Pilot‑D, sera pilotée et testée à bord d’une mission CLPS privée.

Quant à Pilot, le système complet, qui devrait permettre à Luna-25 et Luna 27 d’atterrir avec une très grande précision, l’ESA réfléchit à la manière de l’utiliser sur une autre mission.

Par ailleurs, le directeur général de l’ESA et le président de l’agence spatiale japonaise (JAXA) ont signé un accord concernant le transport du spectromètre de Pâte Mission de robot embarqué exosphérique (EMS) de l’ESA portable Lunar Lupex interprété conjointement par Jaxa et Isro.

L’ESA veut explorer la Lune avec la Russie

article de Rémy Decourt publié le 13/09/2016

Le programme d’exploration lunaire de la discrète Agence Spatiale Européenne existe. L’ESA devrait coopérer à trois missions lunaires russes, et son rôle est tout sauf anecdotique, comme l’explique Bérengère Houdou, du Bureau d’exploration lunaire de l’ESA.

Aujourd’hui, l’Agence spatiale européenne ne cache pas ses ambitions lunaires et, en particulier, son étonnante vision d’un ville sur la lune. Pour l’instant l’idée reste vague et ne doit pas être pris au pied de la lettre. “L’expression “ville lunaire” ne veut pas dire qu’on construira des maisons, des écoles et une mairie sur la Lune”, nous expliquait récemment Franco Bonacina, le porte-parole du PDG de l’Esa. Il s’agit moins de construire une ville que de laisser chaque partenaire y donner sa propre tournure avec différents systèmes et missions variées, et peut-être dans divers endroits. En attendant que ce village se matérialise, l’Esa « coopère avec la Russie sur trois missions dans le cadre d’un partenariat avec Roscosmos, son agence spatiale »explique Bérengère Houdou, du bureau d’exploration lunaire de l’ESA.

Cet intérêt pour la Lune n’est pas nouveau. Jusqu’en 2012, l’Agence spatiale européenne travaillait sur des technologies pour un atterrisseur lunaire robotique, en vue d’une mission européenne qui devait préparer prochainement de nouveaux vols habités vers la Lune. L’idée à l’époque était de permettre à Europa d’apprendre à atterrir à la surface de notre satellite, mais aussi sur d’autres corps du système solaire, “Comme ce fut le cas pour le mission huygensatterrir avec succès sur Titan en janvier 2005, et sera avec leAtterrisseur Schiaparelli de la mission ExoMars 2016 qui se posera sur la planète rouge en octobre ». Si l’on remonte plus loin dans l’histoire de l’Esa, on citera le programme Euromoon 2000. Il visait, d’ici l’an 2000, à faire atterrir un atterrisseur et à installer un petit satellite en orbite pour cartographier précisément une région du pôle sud avec vue sur plus tard y placer un module lunaire, préfigurant l’établissement d’un avant-poste pour l’exploration humaine. A l’époque, en 1996, ce programme reprenait le concept de la mission Elspex-2000 (Expédition européenne au pôle sud lunaire), qui avait alors été abandonné par l’Esa et prévoyait un alunissage à l’été 2001.

la lune au point

Malgré l’abandon de ces projets, les idées sont restées. Depuis l’arrivée en juillet 2015 de Johann-Dietrich Wörner, le nouveau directeur de l’Esa, l’attraction de la Lune est plus forte que jamais au sein de l’agence, et l’idée d’une grande exploration lunaire qui précéderait une exploration à grande échelle de mars prend forme Cela se matérialise par un “une implication significative dans le programme lunaire robotique de la Russie et des études prospectives examinant les futurs scénarios d’exploration habitée qui pourraient arriver à Station spatiale ». Cette participation au programme russe s’effectue notamment à travers la « l’offre du très sophistiqué système d’alunissage pilote pour la mission russe Luna-Resource Lander (Luna-27), dont le lancement est prévu en 2021, ainsi qu’un laboratoire d’analyse d’échantillons sur place dépliant etune perceuse ».

Pilote (Atterrissage précis et intelligent grâce aux technologies embarquées), c’est son nom, “sera capable d’une grande autonomie d’analyse et de décision, du jamais vu”. Ce système est conçu pour des atterrissages de précision avec détection d’obstacles afin de rendre accessibles des sites difficiles d’accès, comme le pôle Sud. Avec cette mission, Russes et Européens “ils veulent débarquer dans des régions inexplorées pour faire un inventaire des ressources naturelles qui pourraient ensuite être utilisées pour des missions habitées”. Pilot utilisera des technologies innovantes qui permettront une analyse de terrain en temps réel. Vous pourrez créer vos propres cartes d’élévation et les utiliser pendant les dernières minutes de la phase d’atterrissage de Luna-27. De cette façon, « de manière autonome et sans l’intervention des contrôleurs au sol », il déterminera son propre terrain d’atterrissage, compatible avec l’atterrisseur en tenant compte de nombreux paramètres. Par exemple, jusqu’à quelques centaines de mètres de haut, il sera capable de détecter des pentes trop raides et des obstacles trop grands, permettant à Luna-27 “replanifier votre trajectoire finale au dernier moment”. À l’avenir, si l’expérience lunaire de Pilot est un succès, elle pourrait être adaptée aux besoins d’autres missions, telles que débarquement sur Cérèsle projet Nautilus.

Ramenez des échantillons lunaires sur Terre

Le site d’atterrissage de Luna-27 n’a pas encore été choisi, mais on sait qu’il aura des caractéristiques d’éclairage très particulières et sera situé au pôle Sud. Avec un léger depuis Soleil pâturage, combiné à la topographie de la région parsemée de cratères d’impact, le pôle sud abrite de nombreux “des zones éclairées, pour certains, une grande partie de la journée ou, pour d’autres, en permanence immergées dans l’ombre”.

Quant au laboratoire Prospect (Plateforme d’observation et de prospection des ressources in situ pour l’exploration, l’exploitation commerciale et le transport), est un système formé par un “foreuse conçue pour extraire des échantillons de sol lunaire à une profondeur de deux mètres, éventuellement à une température de -170°C, et des instruments scientifiques pour effectuer son analyse”. Est perceuse sera dérivé de Le rover ExoMars 2020 qui l’utilisera pour prélever des échantillons du sol martien. Dans la prochaine étape, les données de Prospect aideront à évaluer la “faisabilité de l’utilisation des ressources locales et, pourquoi pas, de leur exploitation commerciale qui pourrait intéresser le secteur privé”.

Avant Luna-27, la Russie prévoit de lancer Luna-Glob (Luna-25) en 2019. “C’est aussi un atterrisseur mais une démonstration, qui doit montrer que la Russie est capable d’atterrir sur la lune en toute sécurité”. La contribution de l’ESA à cette mission est modeste. « Elle testera la caméra de navigation qui sera ensuite utilisée par le système Pilot pour atterrir en douceur sur Luna-27. » Cette caméra, qui n’a aucune utilité scientifique, ne servira qu’à l’atterrissage. Ces clichés seront utilisés par l’atterrisseur pour savoir où il se trouve par rapport à la surface de la Lune.

A plus long terme, l’Agence spatiale européenne a manifesté son intérêt pour “participer à une mission robotique de retour d’échantillons lunaires qui pourrait être réalisée en coopération avec la Russie et d’autres partenaires”. Bien évidemment, l’idée sera de profiter de l’expérience technique de Pilot et Prospect, mais aussi de développer des technologies qui permettent “apporter des échantillons en les conservant dans les conditions de température dans lesquelles ils ont été prélevés”.

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