ADVERTISEMENT

L’intéressant Jean-Philippe Baril Guérard au Salon du livre de Québec

Votre relation avec les salons du livre ?

J’aime beaucoup ça. Je sais que ce n’est pas facile pour tout le monde, mais j’ai dû marrant. J’ai d’abord commencé à écrire du théâtre, j’ai l’habitude d’avoir une réaction directe. Avec les romans, nous n’avons pas cela. Je suis très heureux de rencontrer des gens, d’avoir commentaireC’est vraiment du froid.

Il n’y en a pas eu ces derniers temps, mais il y a toujours des petites fêtes. Est du froid avoir une sorte d’esprit communautaire dans le monde littéraire. Ça fait du bien car c’est un travail très solitaire d’écrire seul devant mon ordinateur.

J’ai choisi le mauvais travail parce que je suis une personne très extravertie et extravertie. Moi, je suis bien dans un contexte de salon du livre. J’essaie de faire tout mon possible. Je ne les fais pas tous, mais je dois en faire au moins trois par an.

ADVERTISEMENT

Le livre qui est actuellement sur votre table de chevet ?

C’est super ce que je lis maintenant. Ceci est un essai d’une femme nommée Lea Ypi dont le nom est Libre : UN Enfant et un Pays à la fin de l’Histoire. Il n’a pas encore été traduit en français, donc je le lis en anglais.

C’est un essai sur une femme qui est maintenant professeur de sciences politiques en Angleterre. Il a grandi en Albanie dans les années 1980, dans une famille pas vraiment pro-communiste, mais qui l’a caché. Elle n’en était pas si consciente. C’est la chute du rideau de fer vue par un très jeune enfant qui ne comprend pas toutes les subtilités de ce qui se passe. C’était vraiment intéressant.

Le livre que vous devez absolument lire dans la vie et pourquoi ?

Je pense que ma réponse changera de semaine en semaine. Ça dépend. Mais quand j’ai vu la question, spontanément, la première chose à laquelle j’ai pensé était La fille qui aimait trop les matchs de Gaétan Soucy.

ADVERTISEMENT

Pour moi, c’est un exemple de la magie du langage quand on le manie bien, quand on joue avec, quand on est inventif. Il m’a jeté à terre.

J’ai lu ça quand j’étais ado et ça m’a donné envie d’écrire, entre autres parce que je me suis dit : Wow, il est possible de tromper autant le lecteur, de réinventer le langage, de ne surprendre qu’à cause du style, à cause de la manière. C’est vraiment super. Eh bien, cela m’a beaucoup impressionné.

Le livre qui n’aurait pas dû être adapté au cinéma ?

Atlas des nuages, cartographie des nuages, de David Mitchell. J’aime beaucoup David Mitchell. Je pense que c’est un grand auteur, assez unique qui est à mi-chemin entre le genre et la littérature conventionnelle. Il a écrit des choses qui sont très, très, très intéressantes. Le flirte Toujours un peu de science-fiction et de fantasy. C’est pourquoi il y a des gens qui pensaient que ce serait du bon cinéma.

Il a été adapté par les sœurs Wachowski, donc les créateurs de La Matrice. C’est un si bon livre. Le livre ne répond pas à toutes les questions. je connais le cinéma négocier pire avec des problèmes non résolus. Ils ont trop essayé de les attacher. boulons desserrés dans l’histoire, d’une part. Deuxièmement, ils ont voulu le transformer… Ce sont des thèmes qui remontent le temps, se déroulent dans plusieurs époques, c’est un grand roman choral et raconte comment le passé, le présent et le futur se croisent et que l’histoire se répète.

Ils ont donc décidé d’en faire une sorte de fable sur la réincarnation, avec des acteurs incarnant différents personnages à travers les âges. donc beaucoup de perruques, maquillage et prothèses. C’était ridicule.

Je pense que ça a complètement gâché une histoire qui était magnifique, qui est très, très sensible et humaine. Ils l’ont transformé en quelque chose comme un théâtre d’été. J’ai trouvé ça dégueulasse !

Le mot que vous utilisez trop souvent ?

Intéressant! Quand j’explique les choses, tout est tellement intéressant. J’essaie de m’écouter à nouveau quand je fais des chroniques radio, ne serait-ce que pour faire mieux la prochaine fois, et quand j’explique des choses qui m’intéressent, je trouve automatiquement tout très intéressant.

Je suis super mignon avec ça ! C’est bon, je suppose. Mais à un moment, reviens-y, on sait que c’est intéressant, sinon tu ne nous en parlerais pas.

Couverture de livre avec une illustration d'un comédien faisant un spectacle.

« Haute Démolition », de Jean-Philippe Baril Guérard (archives)

Photo : Éditions Ta Mère

Quand vous vient l’idée d’un titre pour un livre ?

Il n’y a pas de règle. Pour moi, ça change d’un livre à l’autre. manuel de la faune, est un titre que j’ai emprunté, en fait, que c’était le vrai titre d’un guide pour survivre dans la forêt. Et je savais depuis le début que je voulais écrire un livre sur la concurrence, le capitalisme, tout ça. Avant de savoir quelle était l’histoire du livre, je savais qu’il allait s’appeler manuel de la faune.

Au contraire, Réel, J’avais un titre de travail qui n’était même pas celui-là quand j’ai soumis mon manuscrit à mon éditeur. J’ai cherché, cherché, cherché, puis je suis allé au plus simple.

Je n’aime pas les titres qui sont trop dans son visagequi nomme trop quelque chose, qu’une fois qu’on l’a vu dans le roman, on se dit Tiens! labouré le titre.

Je préfère un titre qui évoque une idée, qui évoque un conflit, qui n’ait pas forcément un rapport direct avec les personnages de l’histoire ou l’histoire elle-même, qui évoque l’ambiance générale. sport et divertissement par exemple, pour moi, toute la structure du livre, c’est ça, toute l’action du livre, c’est ça, mais ce ne sont pas les thèmes. Alors quoi haute démolition, le titre n’est jamais nommé dans le roman. Mais pour moi, toute l’action du roman est capturée dans le titre.

Donc ça varie. C’est très, très intuitif. Il s’enfonce presque divinement dans mon corps. Si j’essaye trop fort, c’est généralement la preuve que ce n’est pas bon.

Qu’est-ce qui joue sur votre Ipod/Spotify/cassette/platine ?

Le nouvel album de Lysandre. C’est si bon. Je voulais vraiment que ça sorte. Elle avait jeté quelques individuel. Est Sans oublierTitre.

C’est un peu comme une chanson française, elle a une voix très aérienne. C’est de la bonne indie pop et les paroles sont très très très bonnes. Je ne l’ai pas encore vue en live et j’ai hâte de la voir en live. Spectacle.

L’auteur est en dédicace ce dimanche, de 10 12 heure h, au kiosque 937.

Leave a Comment