ADVERTISEMENT

Loubaba Laalej présente des icônes féminines de l’art au Book Club

Le peintre et écrivain marocain Loubaba Laalej était l’invité de la quatrième rencontre du Book Club Le Matin organisée le 24 mars dernier.

Le peintre et écrivain marocain Loubaba Laalej était l’invité de la quatrième rencontre littéraire organisée le 24 mars par le Club du livre “Le Matin”. Présentée par le critique Moubarak Hosni, cette rencontre a été l’occasion de décortiquer le livre « Icônes de la plasticité féminine ». Dans ce recueil de textes et d’œuvres, Loubaba Laalej raconte “la vie de femmes artistes exemplaires qui ont su surmonter la diversité”. L’artiste évoque de grands noms des arts plastiques d’ici et d’ailleurs. Derrière son travail, un message aux générations futures pour pérenniser la créativité, trouver des exemples et se souvenir des entreprises qui ont marqué le monde des arts plastiques. Optant pour une écriture fragmentaire dans l’esprit du haïku japonais, Loubaba parle dans son livre de carrières féminines exceptionnelles. “Pour faire cette anthologie, j’ai pensé aux femmes qui ont du courage, du génie…”

Des artistes inspirés par la douleur
Lors de sa rencontre avec les salariés et invités du groupe “Le Matin”, l’artiste polyvalente a choisi de parler de Zaha Hadid et de son attachement à un savoir-faire et à un talent qui n’ont pas de sexe. Il a également cité la carrière de l’artiste japonaise contemporaine Yayoi Kusama, connue pour son travail provocateur et antisexiste. Kusama s’est rebellée contre la société patriarcale japonaise et les réprimandes de sa mère qui s’opposait à sa carrière artistique. Sans juger, Loubaba Laalej nous dévoile autrement la vie de créateurs qui ont subi diverses injustices et ont trouvé refuge dans l’art. Dans ce contexte, il a cité Niki de Saint Phalle, qui a caché un lourd secret pendant 53 ans : le viol par son père à l’âge de onze ans. Cette artiste féministe est connue pour ses personnages gigantesques pour en dire assez sur la maltraitance, mais aussi pour ses clichés. Il aimait “voir la peinture saigner et mourir”.

ADVERTISEMENT

Voyage des passionnés
On ne peut parler des icônes de la plasticité féminine sans évoquer l’italienne Artemisia Gentileschi. Ses peintures audacieuses, vibrantes et parfois violentes lui ont permis de surmonter les préjugés sexistes. Malgré le soutien de son père, l’artiste a eu du mal à surmonter son viol.
Loubaba Laaalej a également cité les carrières d’artistes féminines nées sous une bonne étoile comme Élisabeth Vigée Le Brun qui “avait le don de la féminité”. Avec le public de “Morning”, l’auteur a partagé des histoires féministes inspirantes comme celles de l’artiste et photographe américaine contemporaine Cindy Sherman, considérée comme l’une des représentantes de la photographie plastique. « Cindy Sherman a présenté une séduisante femme fatale. Il ne peint pas la femme-objet, mais demande la liberté du corps », dit Loubaba Laalej.

artistes marocains
Dans son livre “Icônes de la plasticité féminine”, Loubaba Laalej a également parlé d’artistes marocaines comme Meriem Meziane. Cette “première artiste-peintre marocaine à recevoir une formation académique” a osé se déshabiller sous un voile, “symbole d’innocence et de pureté”.
L’auteur a également choisi d’écrire sur la carrière de Chaïbia, l’autodidacte et la visionnaire, ainsi que sur la créativité de Zahra Ziraoui, « la femme de lettres qui s’est intéressée à la philosophie, à la littérature et à la critique d’art ».

féminisme doux
Le livre de Loubaba permet de comprendre comment plusieurs femmes créatives talentueuses sont venues dans le monde de l’art. Il ne s’agit pas de dessiner de simples portraits, mais d’un véritable travail de réflexion et de synthèse. « Icônes de la plasticité féminine » est un acte féministe doux. Son livre révèle avec délicatesse les freins et les clichés imposés aux femmes artistes. Loubaba Laalej veut faire passer des messages de paix et de coexistence. Pour elle, si la place des femmes dans le monde des arts plastiques est moindre, leur rôle est plus grand.

ADVERTISEMENT

Leave a Comment