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Marine Le Pen : Opération Séduction

quelleQualifiée au second tour de l’élection présidentielle en France, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, a présenté le 12 avril 2022 une nouvelle affiche pour le second tour de l’élection présidentielle, proposant, dans le même temps, une nouvelle slogan qui tourne à la séduction basique, sur fond de jeux de mots et de formules douteuses, pour brouiller les pistes. « Pour tous les Français », c’est la manière pour le Front national d’ouvrir une nouvelle étape dans la communication du parti extrémiste français, avec une autre approche visant à diaboliser le parti d’extrême droite, à entretenir un discours haineux, rancunier, raciste et xénophobe en cédant à manipulation et démagogie de fond pour attirer les 10% d’Éric Zemmour et de Valérie Pécresse, tous deux tombés d’en haut au premier tour de ces élections. Tout comme le Parti socialiste, représenté par Anne Hidalgo, a brisé les coutures plates, avec un score historique, marquant véritablement la fin de cette gauche archaïque et complètement en décalage avec la France d’aujourd’hui et avec les attentes et les inquiétudes des Français, qui oscillent entre la colère et du fatalisme, n’ayant personne pour les représenter à part Emmanuel Macron, qui a échoué pendant un mandat, sous le signe de la crise totale, du mécontentement social, des fausses promesses et des scandales à répétition et une Marine Le Pen qui recycle le discours de son père, Jean- Marie Le Pen, tout en essayant de couper le cordon ombilical en posant dans un décor dépouillé et sobre, sans aucune référence au passé et aux responsabilités d’un parti qui s’est imposé comme une alternative sérieuse et dangereuse pour une République aux abois et désorientée, avec des candidats de tous bords, sans le moindre passé politique ni la moindre légitimité historique, comme c’est le cas d’Éric Ze Mmour qui tombe de très haut et qui appelle à voter pour Le Pen au second tour : « Je ne peux pas rester les bras croisés devant les maux qui guettent notre pays. J’ai beaucoup de divergences avec Marine Le Pen, je les ai abordées durant cette campagne. Mais devant elle se trouve un homme qui a amené deux millions d’immigrés, qui n’a pas dit un mot sur l’identité, la sécurité et l’immigration pendant la campagne, et qui fera pire s’il est réélu. Je ne choisirai pas le mauvais adversaire. C’est pourquoi j’appelle mes électeurs à voter pour Marine Le Pen.

Elle a le mérite de faire comprendre, du moins par le chef du parti Reconquête, qu’il n’a pas gagné, malgré plusieurs mois de battage médiatique, de projections hasardeuses et de tirades impitoyables du journaliste Éric Zemmour. , à l’aise dans son exercice favori, celui de diviser, scinder et stigmatiser, vient affirmer ses intentions pour l’avenir : « Nous planifions déjà l’avenir, je ne m’en fais pas. La Reconquête ne lâchera rien tant que la France ne sera pas reconquise. Je suis déterminé à continuer le combat. »

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Du côté d’Emmanuel Macron, les candidats battus au premier tour ont affiché leurs intentions, comme c’est le cas de Valérie Pécresse : « Je ne suis pas propriétaire des suffrages exprimés en mon nom. Mais je demande aux électeurs qui m’ont honoré de leur confiance de peser sérieusement dans les prochains jours les conséquences potentiellement désastreuses pour notre pays et pour les générations futures de toute option autre que la mienne qu’ils envisagent pour le second tour. »

Comme Anne Hidalgo, avec son score de 1,8 % qui peut être utile en cas de coup dur entre Marine Le Pen et le président sortant. Même son de cloche pour l’écologiste Yannick Jadot (4,4%) qui a dit vouloir “bloquer l’extrême droite en déposant un ticket pour Emmanuel Macron dans les sondages”, tout en précisant que son “vote ne vaut pas une garantie”.

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Quant au grand perdant de ce premier tour, Jean-Luc Mélenchon (20,2 %), sa démarche a toujours été claire et sans l’ombre d’un doute. Il a appelé les Français à ne pas “donner une seule voix à Marine Le Pen”. « Nous savons pour qui nous ne voterons jamais. Il ne faut pas donner une seule voix à Madame Le Pen”, a-t-il martelé à ses électeurs, sans donner pour consigne de voter pour Emmanuel Macron “qui n’est en rien un rempart contre l’extrême droite”.

En tout cas, il ne reste plus que deux camps et ils ne sont pas aussi éloignés qu’il n’y paraît tant dans les intentions de vote que dans certains dossiers brûlants de la République, avec ce même récit politique qui oscille entre les deux camps créant souvent une grande confusion qui peut devenir lors du vote du second tour le 24 avril 2022.

Abdelhak Najib

écrivain-journaliste

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