Morbius : la critique de Batnaze commence

univers relaxant

Abandonnez tout espoir vous qui entrez dans le L’univers Spider-Man de Sony, alias SSU, et ex-vieux Sony Pictures Univers des personnages Marvel. Parce que c’est le pays des âmes damnées, condamné à réévaluer à la hausse électre, Téméraire, Les quatre Fantastiques et La lanterne Vertecomme dans le pire des cauchemars. Poison montre-bracelet, poison 2 l’a prouvé, et Morbius enfoncer le clou dans le cercueil du bon goût et du bon sens : la seule ambition désormais est d’occuper le terrain, de remplir les cartons et de meubler avant la prochaine arnaque.

Les symbiotes de Tom Hardy semblaient avoir atteint le fond de l’infamie, mais les dents de vampire de Jared Leto rayent le sol de la pègre. Morbius confirme que le train est lancé à pleine vitesse, sans autre destination que le mur, et sans autre locomotive que teasing – d’une suite, un Sinister Six, une miette de Spider-Man.

C’est une histoire d’origine réduite au strict minimum. C’est un duel modélisé Poison (le sérum au lieu du symbiote). C’est une romance aussi torride qu’en février. Et surtout, c’est un spectacle fade, moche, ringard, qui doit tant dans la poste-Matrice nerd des années 2000, que de mauvais faux films d’horreur de la même époque. Il n’y a plus rien à voir, plus rien à consommer, et plus de raison de s’irriter face à ce vide cosmique vertigineux. Le temps du cinéma, du divertissement et du plaisir est révolu. Bienvenue la masse des affaires insignifiantes, qui toujours creuse sa tombe.

Morbius : photo, Jared LetoMaison de Goutdechiotte

dracula

Morbius vous manquez la première vitesse, même réelle, telle qu’elle était un film de super-héros et de vampires. Il était même le seul vrai farceur du film qui se démarquait. 18 ans après la fin de la trilogie Épée avec Wesley Snipes (et alors que Marvel prépare sa version avec Mahershala Ali), l’idée semblait presque révolutionnaire pour la mémoire du poisson rouge d’Hollywood. Maïs Morbius il échoue sur les deux tableaux et aborde le mythe des dents longues avec la finesse d’un bloc de ciment, donnant une furieuse envie de remettre en question monde souterrain 5 et Augmenteravec Lucy Liu.

Outre le nom de Murnau placardé sur une décoration, la mention de Dracula pour une blague ou encore une blague sur le soleil, le mythe du vampire par Morbius cela se résume au héros qui se transforme en une marionnette CGI à chaque grognement. Le personnage aurait également pu se transformer en super lézard et en super salamandre, sans que l’histoire en soit altérée. L’ironie ultime est que le Le spectacle est garanti 100% sans taches de sang. (film classique oblige), ce qui rend certaines scènes carrément hilarantes. Dans le monde aseptisé de Morbiusfendre ou éviscérer quelqu’un équivaut à éponger.

Morbius: photoPire, vous avez dit pire ?

Autre sujet de rire : Morbius est dit, écrit et interprété au premier degré, empruntant évidemment son sérieux au mythe du vampire. Sauf qu’il ne s’agit que d’une intention cosmétique, malheureusement évidente lors du changement de personnage. Premier réflexe post-transformation de cet homme qui n’a jamais été totalement maître de son corps, et ne s’est jamais tenu debout sur ses jambes sans béquilles : enlevez votre chemise, et regardez vos muscles, dans un vain écho au Peter Parker de Sam Raimi. Deux pas plus tard, il enfile une veste, pour mieux montrer la bêtise inutile de cette pause publicitaire du Leto-porn. C’est la meilleure note d’intention d’un blockbuster qui prend feu avec sa mythologieà condition que l’odeur soit rapidement masquée.

Toujours dans l’amorce du vampire pour les nuls, le film convoque également un peu de romance noire et de tragédie pseudo-familiale, évidemment gérée avec une précision de pelle rétro. Les toute miette de caractérisation est sacrifiée à l’autel des spécifications, pour entraîner le héros dans des couloirs de clichés (voir le montage de ses premiers exploits dans son labo). Idem pour son frère ennemi incarné par un Matt Smith insouciant, qui passe directement de boiteux à mauvais garçon, grâce à un hommage qui n’est même pas censé le faire. les suspects habituels. Inutile de mentionner les pauvres Adria Arjona et Jared Harris, qui auraient pu s’appeler Scientifique 1 et Scientifique 2.

La clé de Batman n’aide paset renforce encore la bouffonnerie de Morbius. Pourtant, Daniel Espinosa l’assume presque jusqu’au rire, avec son anti-héros pseudo-torturé, maître des chauves-souris et citoyen d’une ville où la nuit tombe 18 heures par jour (même hémisphère que Poison, sans doute). Idem pour l’auteur-compositeur Brian Tyler, qui joue le même jeu, parfois avec des mélodies follement familières.

Morbius : photo, Jared Letoscène de contrat

mauvaise chose à propos des vampires

Il ne reste plus qu’à constater le fantastique naufrage du spectacle, ou plutôt celui du renoncement, puisque Morbius a l’effet d’un flashback sur électre et autres cauchemars hollywoodiens. Ralenti, montage saccadé, photos plates, spatialisation nauséabonde, décors sans âme, effets visuels à la pelle : c’est le musée des horreurs banales du blockbuster moderne. Plus personne ne semble avoir le contrôle, ni dans le plan-séquence embryonnaire du métro, ni avec l’inévitable point culminant du néant en CGI. Pire encore : le film semble rapide interminable, horriblement bavard et gourmand en action.

Entre les solides échanges de tirs de sécurité rapprochée et les frissons faciles La vieDaniel Espinosa était un choix logique pour Morbius. Mais comme prévu, le film ne sans identité, avec zéro sens de l’action, qu’il s’agisse du hors-champ (la séquence du bateau), de la vitesse (les combats de vampires) ou de l’échelle (les décollages urbains). Même les attributs de cet anti-héros-super-héros sont à peine compréhensibles, au-delà des rares touches de couleur numérique pour les faire vivre dans l’obscurité de cette ville (et justifier le rose fluo au générique, merci démon néon). La scène où Morbius découvre pour la première fois la nature tangible du son est indéchiffrable, la faute à une écriture et un montage absurdes. Et son public-GPS est photographié avec un jemenfoutisme qui oblige à l’irrespect.

Morbius : photo, Jared Letoultra-fils ultra-con

L’incompétence est telle que le film Il échoue dans les choses les plus élémentaires, dès les premières scènes, avec trois temporalités et la première d’une longue série d’aberrations narratives. Il n’y a qu’à voir à quel point les personnages et figurants ignorent le caractère fantastique de Morbius (dans l’immeuble, dans la prison, dans le métro), pour se dire que tout cela n’est qu’un gros leurre. .

Morbius vient sans doute du même moule que Poison. Le film est dit en quatrième vitesse, sans aucun répit pour construire le moindre pari, crée le moins de suspense, nourrit la moindre émotion (paume du pire baiser). Comme les deux horreurs avec Tom Hardy, il semble avoir été monté malgré le bon sens, avec des coupures évidentes au fur et à mesure que l’histoire se déroule (sans parler des preuves en images inédites, dans la promo). Le duo policier, omniprésent dans une poignée de scènes lourdes, puis viré avant la fin, en témoigne.

Dans sa course effrénée aux lingots d’or de marque Marvel, Sony réalise l’inimaginable : établissant une nouvelle norme de médiocrité, ce qui ferait ressembler le format Disney à de l’orfèvrerie, et le désordre DCEU ressemblerait au théorème de Pythagore. Les scènes post-générique, ratées et merdiques à tous les niveaux, en sont une magnifique démonstration. Il n’y a qu’une curiosité masochiste pour la suite kraven le chasseur et dame web.

Morbius : Affiche officielle

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