“Notre livre est un regard sur l’histoire” : toute l’actualité sur liberte-algerie.com

La deuxième journée du Salon international du livre d’Alger a été marquée par la vente de signatures du beau livre « Son œil dans ma main », de Kamel Daoud, au stand des éditions Barzakh.

Aujourd’hui, l’ajout de feuillets de récits d’événements passés est un “devoir de mémoire” qui capitalise et enrichit l’historiographie de nos annales historiques. C’est le cas du beau livre de l’écrivain et journaliste Kamel Daoud et du photographe Raymond Depardon, qui se sont donné le “clic” et la plume pour produire le livre intitulé Son œil dans ma main – Algérie 1961-2019. D’emblée, le lauréat du prix Mohamed-Dib en 2008 annonce : « Ceci n’est pas un livre d’histoire, mais un libre regard sur l’histoire.

Et en ce qui concerne l’histoire, la nouveauté des livres va de pair ou en conjonction avec le titre de l’exposition « 2022. Regards sur l’Algérie à l’IMA » qui se déroule du 7 février au 17 juillet à l’Institut du monde arabe à Paris, a ajouté le lauréat du prix Goncourt du premier roman en 2015 lors de la présentation de cet ouvrage commémoratif dans Le Barzakh. éditions se démarquent samedi dernier. « C’est un livre né de l’alliance entre un collègue français, Raymond Depardon, et moi-même.

Raymond est l’un des meilleurs photographes du monde, mais aussi le seul ou le dernier témoin des accords d’Évian-Les-Bains (France) signés le 18 mars 1962 », explique-t-il. Et de poursuivre : « Sachez qu’il n’avait que 19 ans lorsqu’il a été accrédité par le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Malgré sa générosité, ce maître du cinéma documentaire a tenu à restituer la veine des photos dans l’histoire algérienne et sous la forme d’une collection. « Quant à notre collaboration, je ne pouvais qu’être honoré d’accepter votre proposition de m’associer à votre projet de société littéraire. D’où la publication de ce recueil si riche en illustrations de la période de 1960 à 1961 et de la période de 2019 où il est retourné à Alger et Oran », a ajouté l’auteur.

Est-ce un ouvrage de référence ou un volume thématique que nous ignorons encore sur notre histoire ? A notre question, l’auteur de La Fable du nain (2002) répond : « Ce n’est pas un livre d’histoire, mais un regard sur l’histoire ». « Nous sommes une génération qui a le droit de regarder des photos de notre passé et celles-ci suscitent la curiosité juvénile car elles sont accompagnées de textes, d’une vision, de subjectivité ou de sensibilité. D’où l’idée d’inviter nos jeunes à feuilleter cet album.

Quand on regarde la photo de Krim Belkacem en pensant, ce n’est plus de l’histoire, mais simplement de l’émotion”, a conclu notre interlocuteur. « Nous avons demandé à un grand écrivain de mots magiques, assisté de quelques éditeurs courageux, de jeter un œil à des photographies prises dans les années 1960 à Alger et dans la ville suisse au bord du lac Léman.

En lui proposant de le confronter aux photographies d’aujourd’hui, tous les prétextes ont été trouvés pour déambuler à nouveau dans les rues animées de la capitale et vivre un véritable enchantement sur le front de mer d’Oran en compagnie d’un guide amoureux”, écrivent Claudine et Raymond. comme prologue. Pour rappel, Raymond Depardon collaborait comme reporter pour l’agence Delmas à l’époque où il était envoyé à la cave à charbon pour immortaliser ce qu’il était convenu d’appeler les “événements d’Algérie”. Et d’une capture à l’autre, Raymond Depardon a accumulé l’horreur en noir et blanc dans sa « chambre noire », qu’il lègue aujourd’hui à la postérité algérienne.

Louhal Nourreddine

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