PAOK-OM – Marseille joue à La Toumba jeudi en Europa Conference League : “Ça peut vite déborder”

J’espère que Marseille sera reçu comme nous avons été reçus ici. Vos followers feraient mieux de ne pas venir“. Plus tard Les menaces de Razvan Lucescul’entraîneur du PAOK Salonique, jeudi dernier au Vélodrome (ndlr : qui l’a encore fait en conférence de presse mercredi), les joueurs de Jorge Sampaoli disputeront le match retour des quarts de finale de la Conférence Europa League au Stade de la Toumba. Une salle ultra bouillante qui peut contenir quelque 28 000 fans mais qui n’accueillera pas les Marseillais. Avec “regrets», l’OM a préféré suivre les recommandations des autorités grecques.
Sécurité oblige, les interdictions de déplacement des supporters adverses sont devenues monnaie courante en Grèce. Une règle déjà en vigueur au début de la dernière décennie lorsque Sidney Govou, Djibril Cissé ou Jean-Alain Boumsong portaient le maillot du Panathinaikos. Une décision définitivement logique au vu du bilan laissé par l’arrivée des ultras du PAOK à Marseille : deux jours de stressFumées fumigènes en ruine, explosions de bombes agricoles, sièges du Vélodrome arrachés, 30 policiers blessés et 10 interpellés (ndlr : dont 3 marseillais).

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Quand on joue à La Toumba, le stade est toujours plein deux heures avant le coup d’envoi. On a l’impression de jouer une finale de coupe du mondenous raconte Youssef El-Arabi, l’attaquant de l’Olympiakos. Dès que vous vous échauffez, ils aiment vous mettre la pression. Dans les matchs, ils vous sifflent au point que vous ne pouvez pas entendre les sifflets de l’arbitre et lancer des bombes fumigènes.. Franchement, c’est merveilleux d’y vivre, c’est un environnement très, très agréable. Après, il y a parfois des incidents et ça tue un peu le charme.

Les ultras du PAOK Thessalonique lors du déplacement à Marseille.

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Passé par le championnat de Grèce entre 2015 et 2017, Anthony Le Tallec ne veut pas oublier Toumba, où il avait trouvé le chemin des filets lors de la victoire d’Atromitos en championnat en novembre 2016 (4-3). “c’est une ambiance particulièresouligne l’ancien Havrais. A l’issue du match aller, les Marseillais n’auront pas de surprise quant à la manière dont ils seront accueillis. Dans les tribunes, il y a de nombreux combats. Quand je jouais en Grèce, le championnat s’arrêtait souvent à cause de ça. Avec l’Olympiakos, le Panathinaikos et l’AEK, le stade du PAOK est l’un des plus chauds de Grèce..”

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Il y aura du harcèlement et les corners ne seront pas toujours faciles à encaisser.

Sidney Govou, consultant pour Canal+, dresse un bilan similaire après sa seule saison en Super League grecque (2010-2011). “Il faut espérer que l’UEFA fera ce qu’il faut en matière de sécurité, et le club aussi. Ce sont des endroits dangereux, on peut vite être submergé car les adeptes grecs sont excessifs.nous confie le vice champion du monde. Les tribunes sont proches du terrain et il semble que les ultras puissent y accéder rapidement. Aussi impressionnant soit-il, il y aura de l’intimidation et les corners ne seront pas toujours faciles à prendre, je ne pense pas que les joueurs puissent craindre pour leur intégrité..”

Le septuple champion de France avec l’OL est clair : l’engouement pour les stades en Grèce est unique. “C’est au-delà de la passion et concerne vraiment tous les clubs.souligne Sidney Govou, tout en notant «le racisme dans les stades quand j’y jouais“. J’ai vécu des moments très, très compliqués avec des invasions de terrain sans qu’il y ait eu de débordements d’après-match. On a l’impression que ça peut aller très vite. Je pense que le football est encore plus attractif en Grèce qu’en Turquie. J’ai joué contre des clubs turcs en Coupe d’Europe et j’ai vu moins de haine dans les yeux des gens..”

Un environnement qui est donc “incomparable“avec l’enthousiasme du Vélodrome pour un “Olympico” ou un derby Saint-Etienne-Lyon. L’excès d’amour peut parfois aller loin.”A la veille d’un match contre l’Olympiakos, quelque 3.000 motards étaient venus chez Djibril (Cissé) avec des fumigènes pour l’encouragerdit Sidney Govou. Nous habitions à côté, puis ils sont arrivés devant chez moi, bloquant la circulation.Les Marseillais sont prévenus : le PAOK jouera jeudi à minuit.

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