Paris, 1er marché européen de l’art africain florissant (…)

.

Une contribution de www.africartmarket.today

.

Le marché de l’art africain représente entre 150 et 250 millions de dollars annuels – 1est et deuxième marché combinés. Cela en fait l’un des segments les plus rentables du marché mondial de l’art dans la catégorie des arts non occidentaux.

On observe que les critères d’attraction qui prévalent auprès des acheteurs sont la qualité des œuvres, leur fraîcheur, leur redécouverte et des prix abordables. C’est une nouvelle configuration qui s’est installée avec d’importants médias et acteurs aussi bien en Afrique que dans le monde.

.

Le boom, sur le Continent
et à travers le monde, de l’art africain

.

L’ampleur des investissements, les valeurs et les volumes d’objets sont sans précédent, L’art africain a intégré tous les circuits qui font vivre le monde de l’art et son marché international.

La mise en place de l’écosystème du segment moderne et contemporain date d’à peine dix ans, et celui de l’art ancien est structurellement bien implanté depuis plusieurs décennies avec ses institutions, ses acteurs reconnus, ses ventes aux enchères et ses rendez-vous annuels, de Paris à New York en passant par Bruxelles.

Les distinctions médiatiques et les prix prestigieux décernés aux artistes sont devenus monnaie courante, tout comme les expositions sur la création africaine et sa diaspora, organisées par les plus grandes institutions telles que le MoMA à New York, la Tate à Londres et le Centre Pompidou à Paris.

Tant les grandes maisons de vente aux enchères que Sotheby’s, Bonhams, Piasa, Artcurial – que les institutions muséales s’adaptent à la nouvelle donne en créant des départements et des collections spécifiques.

En une décennie nous sommes passés d’une timide présence africaine de la figuration et de la marionnette dans les grands événements du monde de l’art, à celle de l’essentiel.

La dynamique est mondiale -même sur le continent africain- pour ce type d’objets, comme en témoignent les nouveaux mécanismes privés et publics tant du côté de l’offre que du côté de la demande croissante.

.


Deux vues de la foire d’art contemporain Also Known As Africa (AKAA), à Paris, en novembre 2021. © AM/APP


.

Trois continents, six marchés,
cinq salons d’art spécialisés… et musées

.

Le marché s’articule autour de trois continents – Europe, Afrique et Amérique du Nord (États-Unis) –, six marchés – Londres, Paris, New York, Johannesburg/Le Cap, Lagos et Marrakech/Casablanca –, et cinq foires d’art spécialisées : 1-54 à Londres, New York, Marrakech, Paris ; AKAA à Paris, FNB Art Joburg à Johannesburg, Art X Lagos à Lagos et Investec Cape Town Art Fair à Cape Town.

En Afrique, plusieurs musées d’envergure internationale ont été inaugurés ces dernières années., dynamisant encore sa scène artistique et l’économie de l’art : Fondation Zinsou à Cotonou en 2005 et Ouidah en 2013, Musée Mohamed VI à Rabat en 2014, Macaal à Marrakech en 2016, Fondation Zeitz Mocaa et A4 arts en 2017, Fondation Norval au Cap en 2018, le Musée des Civilisations Noires à Dakar en 2018. Le Shyllon Museum of Art à Lagos, le Javett art center à Pretoria et Le Palais de Lomé au Togo en 2019. Enfin, en 2020, le MuCAT (Musée des Cultures Contemporaines Adama Toungara) en Côte d’Ivoire. Pour ne citer que ceux-là…

.

La dynamique française retrouvée :
Paris, 1 marché en europe

.

La France est traditionnellement un grand consommateur d’art et d’objets africains. Certaines des collections les plus importantes au monde s’y trouvent. Ses institutions muséales, comme le musée du quai Branly et ses centres de recherche, font autorité.

Pour rappel historique, dans les années 1990 est née l’initiative pionnière, l’association Afrique en Créations, rattachée au ministère français des Affaires étrangères, qui a permis de promouvoir les modernités du continent.

Jusque-là en déclin, à partir de la seconde moitié des années 2000, des initiatives publiques et privées de grande importance et de grand impact ont été menées à Paris et en régions, ce qui a permis à la France de revenir au premier plan et de conforter sa position.

Aujourd’hui, Paris est 1 marché des arts anciens africains avec plus de 50 % des actions en valeur.

Pour le segment moderne et contemporain, c’est l’une des principales places de marché au monde. Avec une croissance annuelle cumulée en valeur de 4 800 % et volume de 2 700 %, représente 1moi marché en Europe continentale.

.

divers événements
notables parisiens

.

La dynamique française est réelle à la lumière des cinq dernières années : en 2017, la Fondation Louis Vuitton a célébré la création contemporaine avec l’exposition Art/Afrique le Nouvel Atelier. La même année, le groupe Galeries Lafayette met en lumière la créativité africaine au sens large depuis son flagship du boulevard Haussmann et dans la plupart de ses magasins de la région. Le BHV de Paris braque les projecteurs sur l’Afrique du Sud.

En 2018, la dispersion d’importantes collections a été organisée dans la capitale française : celle du collectionneur belge Pierre Loos à Piasa et celle de l’Allemand Bernd Kleine-Gunk à Cornette de Saint Cyr. Ce dernier avait dispersé en 2016 la collection de l’Espagnol Antonio Lanzas Gironès.

Trois salons annuels d’envergure internationale s’y déroulent, dont deux dédiés à la création actuelle : AKAA (aussi connu sous le nom d’Africa) fondé en 2016, et l’itinérante 1-54 Art Fair ; Depuis 2002 également, le Parcours des mondes demeure le 1est citation pour les arts anciens.

De fin décembre 2020 à l’été 2021, sans laisser de côté la volonté politique, l’État français, dans son engagement pour une compréhension renouvelée du continent, a organisé la saison culturelle Africa 2020 sur tout le territoire.

L’Afrique de ce XXImoi Le siècle naissant démontre bien que l’économie de la création fait partie intégrante de sa réalisation. Le Continent représente un marché à fort potentiel qui, malgré sa jeunesse, a su résister aux récentes crises du marché de l’art.

L’expérience et la technologie françaises dans le domaine artistique et culturel sont des atouts importants dont la clé du succès réside dans leur intelligence à les utiliser dans ce secteur stratégique et désormais concurrentiel.

.

◊ ◊ ◊

CLIQUEZ ICI
de retrouver les archives de nos CONFERENCES MENSUELLES DES AMBASSADEURS AFRICAINS A PARIS (CMAAP), avec les REPLAYS,
articles et autres documents.

◊ ◊ ◊

Leave a Comment