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Pour la première fois depuis vingt ans, le président sortant occupe la première place

Arrivé en tête du scrutin dimanche soir avec un meilleur score qu’il y a cinq ans, Emmanuel Macron a réussi sa candidature au premier tour nettement devant Marine Le Pen, mais il lui faudra savoir rallier un électorat fracturé pour patienter. pour la réélection. Dès sa première allocution, Macron a appelé les siens à la vigilance. “Rien n’est encore fait”, leur a-t-il dit.

“Rien n’est décidé” pour le second tour de l’élection présidentielle française du 24 avril, a déclaré dimanche le président sortant Emmanuel Macron à l’issue du premier tour.

“Le débat que nous aurons pendant 15 jours sera décisif pour notre pays et pour l’Europe”, a-t-il lancé devant ses partisans, saluant la “clarté concernant l’extrême droite” de plusieurs candidats éliminés qui ont appelé à voter pour lui, et dit qu’ils étaient prêts à « inventer quelque chose de nouveau » pour les unir.

Inédit

Pour la première fois depuis vingt ans, le président sortant remporte le premier tour et, pour la première fois depuis plus de quarante ans, les Français se qualifient au second tour pour le même duel que lors de la précédente élection présidentielle.

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Récoltant 28,1 % à 28,4 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron se situe au plus haut niveau que les instituts de sondage lui promettaient en fin de campagne, supérieur à son score de 2017 (24,01 %).

Une satisfaction ? Si los mismos analistas contaban hace un mes con un potencial de más del 30% de los votos para el presidente saliente, a tiempo beneficiario de un “efecto bandera” vinculado a la guerra en Ucrania, la plantilla de la macronie no fue exigente el domingo la nuit. après des derniers jours jugés compliqués.

“Emmanuel Macron a bien résisté, on se retrouve dans une meilleure configuration”, s’est réjoui le sénateur LREM François Patriat, au milieu de centaines de militants tout sourire.

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Les Cassandre sont à ses dépens : malgré une campagne jugée tardive, lente et médiocre, au positionnement incertain, la mauvaise surprise redoutée par de nombreux cadres de l’équipe de campagne ne s’est pas produite.

“Il faut aller à la rencontre des électeurs, faire un petit travail préalable”, a toutefois exhorté le vice-ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, quand il a pu être surpris par la parcimonie avec laquelle le candidat favori a accepté de se déplacer. avant l’élection premier tour.

L’appel semble avoir été entendu : Emmanuel Macron sera dans les Hauts-de-France lundi et un meeting géant est annoncé à Marseille samedi.

“Soyez le plus rassembleur”

Emmanuel Macron est-il le favori pour le second tour ? “Oui, mais”, répondent certains lieutenants du président, puisque la campagne entre les deux tours s’annonce ouverte.

Car le panorama politique né de ce premier tour est inédit : tout d’abord, la faiblesse historique du Parti socialiste, des Républicains, mais aussi des Verts, laisse présager un « front républicain » dépouillé.

Et, si Jean-Luc Mélenchon n’a exprimé “pas une seule voix pour Mme Le Pen”, il n’a pas fermé la porte à un vote blanc, mécaniquement favorable à la candidate RN.

C’est donc dans l’électorat mélenchoniste que se tournent désormais plusieurs ténors macronistes.

“Il y a des choses à relativiser, à avancer, dans le programme”, chuchotait-on dimanche soir dans l’entourage d’Emmanuel Macron, listant les mesures destinées aux “familles monoparentales, étudiantes, précaires”.

“Le but est d’être le plus clair possible pour être le plus fédérateur possible”, a-t-on ajouté.

De son côté, la candidate du Regroupement national peut compter pour la première fois sur une importante réserve de voix, depuis qu’Eric Zemmour a appelé à voter pour la candidate d’extrême droite.

Plus largement, le camp Macron s’est inquiété ces dernières semaines, alors que Mme Le Pen montait dans les sondages, de voir la fille de Jean-Marie Le Pen réussir à corriger une image jusque-là clivante, au profit de celle d’un homme d’État.

Pour les macronistes, il s’agit avant tout de capitaliser sur un bon score promis pour lancer une nouvelle dynamique.

Au fond, les partisans du chef de l’Etat entendent surtout rappeler les fondements d’extrême droite de Mme Le Pen, dans une tentative de redensification.

Qu’il s’agisse des institutions, de l’Europe ou de sa vision du monde, le camp de Macron veut plus que jamais ramener Marine Le Pen à sa conception dite “illibérale” de la démocratie, à l’instar du chef du gouvernement hongrois Viktor Orbán – qu’il a félicité pour son retour. l’élection de la semaine dernière, et a proclamé une fois sa proximité avec Vladimir Poutine.

De même, la vision économique de Marine Le Pen, jugée peu sérieuse, ainsi que ses déboires pendant la crise sanitaire, doivent nourrir un jugement d’incompétence.

“Le programme d’Emmanuel Macron est le meilleur, c’est ce qu’il faut présenter”, a suggéré le secrétaire d’Etat Cédric O.

Car “penser qu’actionner ce levier du +front républicain+ contre l’extrême droite suffira à lui seul est une illusion”, a prévenu en fin de semaine le directeur de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein.

Point d’orgue : le débat de l’entre-deux tours, prévu mercredi 20 avril. “Mais ça ne peut pas être pire que la dernière fois, donc on va dire que c’était mieux”, craint un proche du chef de l’Etat sortant. (AFP)

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