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Premier League – Le choc Manchester City – Liverpool, une rivalité sans hostilité

Depuis 2018, aucun titre de champion d’Angleterre ne leur a échappé. Si nous sommes tout à fait honnêtes, rappelons que l’argenterie fabriquée en Premier League orne principalement les armoires de Manchester City, car les hommes de Pep Guardiola ont remporté les timbales à trois reprises au cours des quatre dernières saisons. Liverpool, enfin débloqué après trente ans d’attente, a récolté les autres lauriers disponibles, en 2020.

Le printemps 2022 ne fera pas exception à la règle. Une nouvelle fois, on retrouvera Manchester City ou Liverpool sur le trône du Royaume d’Angleterre, à l’issue – on l’espère – d’un heads-up à la mode de 2019 (ndlr : City avait été sacré avec 98 points au compteur, Liverpool a terminé en 97). Les deux équipes, à nouveau jetées au coude-à-coude à faire pâlir les supporters et autres supporters de Ligue 1 ou de Bundesliga, ne sont pour le moment qu’une petite unité à part. Advantage City, à huit jours du gong. Mais le vent souffle très fort derrière les rouges.

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A quelques encablures de son deuxième duel de la saison (qui en comptera au moins trois avec la moitié de Coupe samedi prochain), l’ambiance est calme, sereine, détendue. Comme toujours. Car si Manchester City-Liverpool est devenu le véritable catalyseur du royaume, qui a dépassé un Manchester United-Arsenal qui fut le sel du PL pendant de nombreuses années, il se limite au terrain et au sportif. La rivalité existe. Doux, ça. Et pas épicé, même si quand ce n’est pas l’un qui gagne, c’est l’autre. Parce que ?

City et Liverpool sont tellement concentrés sur United…

La première raison est simple. Habituellement, vous avez affaire à vingt-deux gars propres et éduqués et à deux managers, Pep Guardiola et Jürgen Klopp, différents mais respectueux du travail de l’autre. Les conférences de presse de vendredi l’ont une fois de plus confirmé. Klopp a ouvert le bal des compliments : “Je pense que Nadal et Federer ont apprécié leur rivalité. C’est comme ça dans le sport. Je ne dirais pas que je suis reconnaissant que City soit si bon, mais cela n’a pas nui à notre développement. Pep est le meilleur entraîneur de le monde et nous sommes tous d’accord là-dessus. Si quelqu’un doute encore de lui…”

Réponse catalane quelques minutes plus tard : “Ces deux équipes sont les deux meilleures de ces cinq dernières années. J’ai dit à plusieurs reprises ce que je pense de Liverpool, à quel point ils sont admirables. Jürgen en tant que manager est le plus grand rival que j’ai eu dans ma carrière et je pense que les deux équipes faire L’offre, sa façon de jouer, c’est bon pour le football.”

Pep Guardiola (Manchester City) et Jürgen Klopp (FC Liverpool)

Crédit : Getty Images

“Il n’y a pas de vice entre les deux équipes, confirme Philippe Auclair, notre œil pour le football anglais. Liverpool et Manchester City ne sont pas de mauvaises équipes. City a un côté parfois cynique, mais il y a presque un respect mutuel entre les deux.” Ni Roy Keane ni Patrick Vieira pour gravir les tours. Ni Wenger ni Ferguson sur le banc à cause de l’éblouissement ou du rougissement.

Si Liverpool et Manchester City s’affrontent sur le terrain sans se tirer une balle dans les jambes, c’est aussi et surtout à cause de leur histoire respective et malgré une proximité qui reste pourtant le meilleur terreau de la rivalité. Même l’avènement de la nouvelle ville riche n’a pas ébranlé le Liverpool historique et ses partisans. Ils ont tous les deux d’autres chats à fouetter. Un autre, plus précisément : Manchester United.

“Le rival de Liverpool est Manchester United. Le rival de Manchester City est aussi Manchester United. Historiquement, il n’y a rien entre les deux, Philippe Auclair se souvient. Les deux clubs ne signifient rien l’un pour l’autre. Cependant, il n’y a que 50 kilomètres de distance entre les deux villes. Mais City et Liverpool sont tellement concentrés sur United…”

footballistiquement splendide

Les rares fois où City s’est retrouvé au sommet avant l’arrivée d’Abu Dhabi, notamment à la fin des années 1960, les Reds n’étaient pas encore devenus l’ogre qui prendrait tout, sur l’île et sur le reste du continent. Pendant l’ère Scouser de toute-puissance, City a succombé à l’engouement pour le yo-yo. D1, D2, D1, D2, D3… et ils ont été complètement éclipsés par United. Si les Diables Rouges sont désormais très loin du compte, embourbés dans leurs contradictions sportives et leurs coûteuses erreurs de lancer, le géant mancunien reste l’objectif commun des deux. Liverpool, pour des raisons de suprématie laïque. Manchester City, par complexe. inférieur avant. supériorité maintenant.

“Depuis les tribunes, cela ressemble presque à une rivalité de football, avance encore notre correspondant. Nous sommes au degré zéro d’hostilité entre les deux. On l’avait vu en quart de finale de la Ligue des champions en 2018. L’ambiance à Anfield était fantastique ce soir-là, mais elle venait de passer en mode Europe. Ce n’était pas lié à une quelconque animosité envers City.”

Même lorsqu’elle pouvait éventuellement dégénérer, comme après que les Mancuniens aient infligé le 5-0 aux Reds en 2017 et le limogeage de Sadio Mané pour un geste terrifiant sur Ederson, l’histoire n’avait laissé d’autre marque que sur le visage du gardien brésilien. Le Sénégalais s’est excusé et tout a été oublié. “Il manque un peu de piquant, conclut Philippe Auclair. C’est probablement pourquoi il est splendide au niveau du football.” On ne peut pas tout avoir.

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