Retour sur le premier spectacle de la tournée de Matthieu Chedid à Clermont-Ferrand

Eh bien, il est 22h30 ce vendredi. Le premier concert de la nouvelle tournée de Matthieu Chedid touche à sa fin. Ensuite ? c’était fort Un recueil d’é-M-otion(s). Il y avait la tension, le désir, le précipice de nouvelles aventures dans cette Cooperativa de Mayo surpeuplée. Dites le spectacle pour que le menu chouchoute ceux qui ce samedi soir encore à Clermont et demain dans toute la France vont en profiter ? Non. Pour dire simplement oui, il y a une écriture, parfaitement précise, presque millimétrique, mais qu’il y a, en fait, une forme de liberté comme une invitation au partage, que nous avons découverte, en avance, d’une demi-douzaine de titres de Rêvalité l’album qui sortira en juin, où l’on danse des standards comme Onde sensuelle, Machistador, Je dis M, etc. Dire qu’il y a un univers colonial. Dire qu’il y a beaucoup de prêts de quelques géants… Dire qu’il y a enfin un groupe pour servir la cause séduisante de Chedid avec une discipline et une ferveur impressionnantes. A ce moment, il est impératif d’évoquer la légendaire Gail Ann Dorsey, la bassiste de Bowie, qui, sur l’autel de la providence, se retrouve dans cette aventure et la magnifie. On l’avait vue ici, une seule fois, avec Christophe, elle est toujours aussi -M-agnifique. Lequel d’entre nous…

EM-otion selon Matthieu Chedid

La veille de ce premier concert, Matthieu Chedid nous a reçus dans sa loge. Au calme, sans le stress parfois inhérent à une nouvelle aventure qui comptera plus de 100 dates au total, ni même l’impatience. Tout était question de sérénité, le maître mot.

« Je suis dans la sérénité malgré le monde qui nous entoure. Tout est très aligné. Il y a une harmonie qui se dégage de l’équipe, ce qui est exceptionnel. J’ai une conviction intérieure qui signifie que je n’ai pas d’angoisse.

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Parce que vous savez que vous avez travaillé dur, que vous êtes prêt.

“Je ne cherche pas la perfection. Il y a une phrase que j’aime beaucoup en ce moment : La perfection vient de la peur, l’excellence vient du cœur. On est dans cet état d’esprit. Tout est accordé. C’est la résidence la plus sereine depuis que j’ai ai fait des concerts.

Cette sérénité vient de vous. “Je suis papa pour la troisième fois, il y a quelque chose dans ma vie qui fait que je suis très serein et, encore une fois, malgré l’environnement. »

Matthieu Chedid débute son parcours à la Cooperativa de Mai : “Je ne suis pas là par hasard”

Sérénité et apaisement sont des états qui évoquent la couleur phare, le violet, de ce nouveau projet. « C’est vrai. Mais le lien est inconscient. L’album s’appelle Rêvalité.

, l’idée est d’arrêter de s’opposer, d’unir rêve et réalité, d’arrêter de rivaliser au profit de la coopération. Je pense que la pleine réalité est la rêverie, celle qui contient le rêve, car on rêve autant qu’on vit. « La musique est synonyme de liberté. » Alors Rêvalité n’est pas le chemin entre le rêve et la réalité ? “

Non, c’est la fusion des deux, le juste milieu. J’associe la réalité au rouge, la couleur de l’émotion, du sang, de la vie ; J’associe le rêve au bleu, qui est plus nébuleux, plus nocturne, et la fusion des deux donne le violet. J’aime inventer des mondes, comme un peintre, avoir des périodes. Chaque album a sa couleur, sa guitare, son look. » Pendant la semaine de résidence, on t’a vu intervenir, ici dans une lumière, ailleurs dans un break de tambour, un peu comme un peintre justement, en train de peaufiner ses toiles. Quand savez-vous qu’ils sont terminés, que vous n’avez pas besoin d’aller plus loin ? […] « C’est un peu comme l’alignement dont je parlais plus tôt. J’ai quelque chose de l’ordre de l’intime conviction, de la vision… Je n’ai aucun doute sur les élections, ce qui parfois ne rassure pas. On pourrait tout remettre en question tout le temps, mais c’est comme ça. Les choix que je fais sont, pour moi, évidents. En fait, si on continue à parler de peinture, je veux fusionner l’art contemporain et le rock.

Au final, la première chose, c’est la musique, surtout depuis que je reviens dans le groupe. »

Après l’Accor Arena de Paris, le festival Europavox de Clermont attend Laylow En fait, son projet précédent était en solo.

« Ça reste une histoire de contraste(s). Je réagis à ce que j’ai déjà fait. Pour Lamomalie, nous étions dix-huit, donc il voulait être seul. Ici, je reviens au groupe. Besoins? Envie ? Envie. Et l’envie de toujours proposer quelque chose de différent au public. » Qui dit rock, dit guitare(s). Qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui, pour vous, de continuer à faire des riffs à une époque où l’instrument n’est plus à la mode… […] “Je n’ai jamais été à la mode, c’est une liberté. Je me fiche de l’ère du temps. J’ai commencé à être, d’une certaine manière, dépaysée… Je suis plus sensible à l’intemporel. La vibration va au-delà de l’esthétique. Django Reihnardt ou Hendrix seront toujours à la mode car ils cassent le temps. J’ai tendance à regarder vers cette école. La musique est synonyme de liberté. J’ai très peur quand je vois des choses conditionnées. La musique devient presque politique aujourd’hui

Ça m’oppresse un peu quand je vois que tout se ressemble. » Il correspond à l’heure.

« Et je suis plus dans un engagement poétique. J’ai l’opportunité d’apparaître à la radio et j’en suis content, avec mon dernier titre -Dans ta radio- qui est presque anachronique, entre reggae rocksteady, etc. Ce n’est pas tout à fait le style d’aujourd’hui…” En même temps, là où ils vous attendent, c’est dans l’univers -M-, pas ailleurs. “

Voilà. En fait, ce n’est pas le style qui m’importe, c’est l’identité. Gainsbourg, par exemple, naviguait entre les styles mais restait Gainsbourg. » Et cette identité que vous vous êtes forgée pendant vingt-cinq ans. Cependant ! C’est grand. Vous retournez-vous parfois pour penser à tout le chemin parcouru ?

« Ça fait 25 ans de -M- et 50 de Matthieu (rires). Je suis un enfant du présent. Je ne me pose pas tellement de questions. J’essaie d’être dans l’instant. D’un autre côté, oui, je suis reconnaissant. Il n’y a pas un matin où je me réveille sans penser que j’ai une vie de rêve. Je vis mes rêves et je rêve aussi beaucoup ma vie, c’est pourquoi Rêvalité me convient aussi. »

-M- reviendra à Clermont, au zénith le 8 novembre. réseaux habituels.

Julien Dodon

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