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Sixième vague de Covid-19 : s’y habituer ou s’inquiéter ?

La France a franchi le cap des 130 000 contaminations au coronavirus, faisant de notre pays l’un des plus touchés d’Europe par le rebond épidémique dû à la sous-variante Omicron BA.2.

Avec le cap des 130 000 contaminations au coronavirus en 24 heures franchi lundi en France, et une évolution en deux semaines de +43% de contaminations, faut-il s’inquiéter de ce qu’il faudrait appeler une 6e vague de l’épidémie de Covid-19 ? Ou enfin s’habituer à cette épidémie qui, petit à petit, devient endémique, comme la grippe saisonnière ?

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La réponse à cette question dépendra bien sûr, comme depuis le début de l’épidémie il y a deux ans, de la capacité des hôpitaux à traiter les personnes nouvellement infectées. Jusqu’à présent, seules les hospitalisations ont augmenté dans des proportions contenues, mais lundi les chiffres montraient aussi une hausse des admissions en réanimation : +12% avec 1.533 lits occupés.

Hier matin un Conseil de défense sanitaire était organisé à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron sur la situation épidémique. A moins de deux semaines des élections présidentielles, certains rappellent les difficultés d’organisation que nous avons rencontrées lors des élections municipales et régionales, tant dans le recrutement des conseillers que dans l’accueil des électeurs. La question se pose donc de savoir s’il ne faut pas réintroduire des mesures sanitaires, dont le port du masque dont l’obligation a été levée le 28 février. “Des recommandations pourraient être émises”, a déclaré hier le ministère de la Santé.

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Il y a déjà eu un retour aux restrictions dans plusieurs pays européens, eux aussi touchés par cette sixième vague épidémique. L’Autriche a par exemple réimposé le masque FFP2.

Car pour les spécialistes, dont beaucoup estimaient que la France levait trop tôt ses restrictions, l’épidémie est toujours là. “La pandémie n’est pas terminée”, a déclaré l’Académie de médecine dans sa dernière note publiée jeudi dernier. “Plusieurs déterminants peuvent être incriminés dans ce rebond : l’assouplissement des précautions et des gestes barrières dans la population, encouragé par l’annonce précoce par le gouvernement d’un assouplissement des mesures sanitaires (levée du port obligatoire du masque dans les lieux clos et suspension de la vaccination laissez-passer) avant le 14 mars ; des températures encore hivernales qui favorisent la propagation du virus ; la plus grande transmissibilité du sous-variant Omicron BA.2 qui, après avoir supplanté le variant Omicron BA.1, est devenu majoritaire en France et dans plusieurs pays touchés par la reprise de l’épidémie, notamment en Europe et, surtout, en Extrême-Orient , il semble donc que la pandémie de Covid-19, loin de disparaître, s’installe avec le temps et que le SARS-CoV-2n “n’adopte pas encore le comportement d’un virus endémique saisonnier car ce sont des myxovirus grippaux”, conclut l’Académie, qui “rappelle que la pandémie n’est pas terminée et recommande aux personnes âgées ou présentant des comorbidités de continuer à appliquer strictement les gestes barrières et à porter un masque (de préférence FFP2) en milieu clos ou en situation de promiscuité”, ayant reçu la 3e dose de le vaccin et envisageant le 4ème à partir de 65 ans comme recommandé par la Haute Autorité de Santé.

“Le Covid est passé au second plan”

« Les pays européens, dont la France, sont particulièrement préoccupés par la situation de guerre en Ukraine et le Covid-19 est passé au second plan avec une crise humanitaire majeure qui ne fait que commencer. […] Les citoyens ont la perception que les variants d’Omicron sont transmissibles et ont donné lieu à un grand nombre de nouvelles contaminations en décembre 2021, janvier et février 2022, mais que ces contaminations donnent lieu à des formes bénignes”, a-t-il observé le 11 mars le Covid-19. 19 Conseil scientifique dans son dernier avis L’organe qui conseille le Gouvernement entend « rappeler le niveau de circulation encore élevé de la variante BA.2, hautement transmissible [et] souligner l’importance du maintien des mesures de protection chez les personnes âgées, fragiles et immunodéprimées.

Le rebond de l’épidémie touche le monde entier, la France, l’Europe ou la Chine, qui fait face à une augmentation continue des cas à Shanghai malgré le confinement. Non, décidément, l’épidémie de Covid-19 n’est pas terminée.

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