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voici ses effets très néfastes sur la tension artérielle selon une étude

Une nouvelle étude britannique met en lumière les risques d’une utilisation prolongée de paracétamol chez les personnes souffrant de de l’hypertension. Même si les risques d’augmentation de la tension artérielle sont faibles, ils sont tout de même importants. C’est une bonne raison d’être prudent lors de l’utilisation de ce type de médicament. Objeko fait le point sur ce qu’il faut retenir de cette étude.

Paracétamol : voici les dangers d'une utilisation à long terme selon une étude
© elconfidentiel

Paracétamol : un usage banalisé

Nous avons tous du paracétamol dans notre armoire à pharmacie ! Doliprane, Dafalgan, Efferalgan, tous ces médicaments nous sont très utiles au quotidien car ils diminuent nombre de nos petits maux. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que cette molécule est, de loin, la plus utilisée pour calmer les symptômes des maladies les plus courantes. commun. Lorsqu’il est utilisé à bon escient et aux bonnes doses, l’acétaminophène est un médicament fiable et efficace. Mais en cas de surdosage, cela peut être dangereux. Un excès de cette molécule dans l’organisme peut notamment causer des dommages irréversibles au foie.

Parce qu’il est indispensable dans notre armoire à pharmacie et parce qu’il est présent dans la composition de plus de 200 médicaments selon la SNSM, le paracétamol voit son usage comme anodin. C’est pour cette raison que les laboratoires veillent toujours à rappeler les risques de surdosage sur les emballages. Aujourd’hui, une récente étude britannique nous interpelle sur de nouveaux risques sanitaires.

Une étude confirmant un effet néfaste sur la tension artérielle

Des chercheurs de l’Université d’Edimbourg ont mené cette étude publiée dans la revue “Circulation”. Elle étudie l’utilisation à long terme de l’acétaminophène ingéré chez les personnes souffrant d’hypertension artérielle. Cette maladie généralisée se manifeste par la pression excessive exercée par le sang sur les parois des artères. L’étude a réuni un cent des patients qui se sont vu prescrire 1 g de paracétamol quatre fois par jour pendant deux semaines. Ce dosage correspond à une prescription classique en cas de maladie courante. Dans un second temps, les patients hypertendus ont reçu des placebos pendant une durée similaire. Résultat de cette étude comparative : le paracétamol génère des augmentations de 5 mm Hg de la pression systolique et de 1,5 mm Hg de la pression diastolique. En d’autres termes, la tension artérielle montre une augmentation significative !

La question que l’on peut se poser à l’issue de cette étude est la suivante : quels sont les risques d’une tension artérielle non contrôlée chez les personnes hypertendues ? La médecine est claire sur cette question, c’est l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire. Cependant, il faut considérer que l’étude porte sur la prise de paracétamol uniquement à long terme. Par conséquent, l’utilisation de médicaments en contenant pour les personnes souffrant d’hypertension n’est pas remise en question. Si vous en faites partie, vous pouvez continuer à prendre du Doliprane ou du Dafalgan de manière ponctuelle pour traiter vos maux de tête et fièvres légères.

Un ajustement des prescriptions en attendant de nouvelles preuves

Mais alors, qu’est-ce qui va changer avec cette étude ? Comme on vous le disait, vous pouvez ranger le paracétamol dans votre armoire de salle de bain ! Vous pouvez cependant consulter votre médecin qui ajustera vos prescriptions en fonction de votre hypertension.

Pour l’instant, il s’agit simplement de revoir les posologies en fonction de la situation de chaque patient hypertendu. Par la suite, des analyses complémentaires seront réalisées pour évaluer le risque dans un autre cas : chez les personnes hypertendues souffrant de douleurs chroniques. En fait, il a également été démontré que la douleur augmente la tension artérielle. En réduisant la douleur, l’acétaminophène peut prévenir l’augmentation de la pression artérielle. Cependant, nous ne connaissons pas actuellement les effets d’un traitement au long cours par le paracétamol dans ce contexte. Heureusement, cette question ne restera pas sans réponse. En fait, le médecin qui a coordonné cette étude, le Dr David Webb, travail déjà dans l’essai clinique qui sera réalisé sur un plus grand nombre de patients souffrant de douleur chronique. Ce dernier, après un traitement régulier au paracétamol, permettra aux chercheurs de terminer leur étude. Comme à son habitude, l’équipe d’Objeko ne cesse de vous informer !


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